Grandvillard

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Grandvillard
Blason de Grandvillard
Héraldique
La maison du banneret à Grandvillard
La maison du banneret à Grandvillard
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Fribourg Fribourg
District Gruyère[1]
Syndic Marie-Claire Pharisa
NPA 1666
N° OFS 2134
Démographie
Gentilé Granvillardin
Population 812 hab. (31 décembre 2016)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 32′ 20″ nord, 7° 05′ 08″ est
Altitude 1 427 m (min. : 716 m) (max. : 2 388 m)
Superficie 2 416 ha = 24,16 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Liens
Site web grandvillard.ch
Sources
Référence population suisse[2]
Référence superficie suisse[3]

Grandvillard (Le Granvelâ Écoutez en patois fribourgeois[4]) est une commune suisse du canton de Fribourg, située dans le district de la Gruyère.

Géographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, la surface de son territoire recouvre 2 416 ha[3]. 3,9 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 47,3 % à des surfaces agricoles, 28,5 % à des surfaces boisées et 20,3 % à des surfaces improductives[3].

Grandvillard touche les communes de Bas-Intyamon, Haut-Intyamon, Val-de-Charmey ainsi que Château-d'Œx dans le canton de Vaud.

La commune s'étend des rives de la Sarine jusqu'au Vanil Noir, sommet du canton.

Histoire[modifier | modifier le code]

«  Grandvilllars, (Grandvillard, Grossweiler ou wyler), dont Leu a fait Langenwiler, village paroissial du décanat et de la préfecture de Gruyères, contenant 328 poses de prés, 193 de champ, 141 de bois, 563 de pâquiers de pâturages, 413 habitants dont 190 hommes et 223 femmes, et 205 bâtiments, assurés pour 109'250 frs. Dans le village, qui est généralement très bien bâti, on trouve 1 église (St.-Jacques, le majeur et St.-Barthélémi), dont le gouvernement à la collature, à la Daouda, 1 ancienne chapelle (N.-D. de compassion), 1 presbytère, 1 auberge, 1 détail de sel, 1 boulangerie, 2 forges, 2 scieries, 2 moulins, 95 maisons; au-delà du torrent de la Taouna, 3 maisons et en tout 22 granges et 80 chalets. En 1389, les frères Aymon et Pierre de Cléri, Donzels, de Gruyères, avaient des propriétés dans ce village, qu'on appelait alors simplement Vilar et Villar. Les mêmes obtinrent des reconnaissances en leur faveur, en 1394 et 1395. Déjà en 1388, cette commune avec d'autres du voisinage s'étaient rachetée de la mainmorte pour la somme de 350 florins d'or. Dans le préambule de la charte le comte Rodolphe de Gruyères convient que la mainmorte est une condition injuste, illicitement imposée; que pour le salut de son âme et celle de ses prédécesseurs, il en affranchit irrévocablement, pour lui et les siens, la commune de Villar. Aymon de Cléri et son fils Jacques possédaient une oche à Villar, qui, en 1423, fut reconnue en leur faveur. En 1456, Jean, seigneur de Montsalvens, et le comte François possédaient la moitié du four de Grand-villars. Jean. Comte de Gruyères, approuve, 1513, l'échange fait entre les prieurés de Broc et de Rougemont de la grande dîme de Grand-villars, donnée, en 1308, à ce dernier par Vilhelmette, veuve du comte Pierre. Jean de Cléri (Clerye) vend divers cens qu'il possédait à Grand-villars à Jean Curtrys, de Broc, 1522. Le curé de cette commune clame André Mourraz, 1560, pour l'avoir injurié, tout en lui reprochant qu'il avait perdu des reliques. En 1585, la collature de la cure de Grand-villars avait été cédée au clergé de Gruyères, qui, néanmoins, ne al conserva pas long-tems, à condition que la paroisse serait desservie par un prêtre instruit (mit einem geschickten Priester versehen werde). Cette conception donna, cependant, lieu à des réclamations. La chapelle de St.-Jacques-ès-Pont ou à la Daouda, appelée aussi l'église de St.-Jacques des chapelles, probablement Compostelle, était le temple primitif. Ensuite d'une décision du grand vicaire, le gouvernement permit à ceux de Grand-villars de bâtir une nouvelle église dans le village même, en érigeant celui de Lessoc en paroisse; il ordonna que, selon une ancienne convention, la chapelle de St.-Jacques serait entretenue conjointement par les gens des deux endroits, et il décida, en outre, que le curé de Grand-villars retirerait les trois quarts de la dîme de Lessoc, et celui de ce dernier lieu seulement le quart par 30 écus, 1593 et 1643. L'église actuelle de Grand-villars fut consacrée le 23 avril 1603 par Jean-Dorothäus, évêque de Lausanne, ainsi que le prouve un acte trouvé dans le tombeau du maître-autel, lorsque l'an 1786, on l'a démoli pour agrandir le chœur. D'après une lettre de franchise du 7 janvier 1439, accordée par le comte François et son frère Jean, le gouvernement déclara, en 1610, que ceux de Grand-villars n'étaient pas tenus de contribuer à l'entretien des édifices publics, et surtout d'une tour à Gruyères, appelée Suppla- ou Schupplia-Barba, mais bien du château de Montsalvens; et en 1613, qu'ils ne devaient annuellement qu'une corvée ou 4 gros, 15 deniers pour le cens du blé de four, et que dans les cas de mutations il ne pouvait être exigé d'eus pour les pièces qui relevaient du fief de la maison de St.-Germain de Gruyère, que le septième denier. En 1617, la commune obtint la permission de vendre 5 poses de terre pour subvenir aux frais de bâtisse de sa nouvelle église. Un pont d'une seule arche réunit, près de Grand-villars, les deux rives de la Sarine. Construit en pierres l'an 1641, les communes des environs durent y contribuer, mais il fut statué alors que celle de Grand-villars serait seule chargée de son entretien. Sur la résignation de Dom François Mouraz le conseil nomma, le 14 juin 1678, Dom François Demattraz, curé de Grand-villars. A une petite distance du village la cascade du torrent de la Taouna mérite d'être visitée. Elle est moins remarquable par l'abondance de ses eaux, surtout lorsque le tems a été a été sec pendant plusieurs semaines, que par la forme de son bassin et la beauté majestueuse de son encadrement. Il faut voir surtout ses ondes écumantes tournoyer dans les cavités d'une coquille avant de hasarder le saut, qui fait toute la réputation des cascatelles vulgaires. On assure dans cette contrée que lorsqu'on entend de loin le bruit sourd et effrayant de la chute de la Taouna, qu'on désigne dans ce sens sous le nom patois de Graou de la dutschire, c'est le signe d'une tourmente, d'un orage et principalement du mauvais tems. Près de-là on trouve une abondante carrière de marbre qu'on exploite principalement pour les besoins de cette partie du canton. Dans l'église de Grand-villars on voit dans l'une des parois de la nef l'image noire d'une Ste.-Vierge, richement décorée et couverte soigneusement d'une glace. Avant la réformation cette image se trouvait dans une chapelle du village de Château-d'Oex. La famille Geneina qui l'avait fondée, émigra en partie et vint s'établir dans la partie de la Gruyère, qui quelques années plus tard fut réunie au canton de Fribourg, à quelle époque elle prit avec elle la Notre-Dame de Lorette, comme elle l'appelait. Cette image, conservée religieusement et comme une relique par cette famille, fut en 1822, placée par Jean-Baptiste Geneina dans l'église.  »

— Franz Kuenlin, Dictionnaire géographique, statistique et historique du Canton de Fribourg, 1832

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Grandvillard possède 812 habitants en 2016[2]. Sa densité de population atteint 33,6 hab./km².

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Grandvillard entre 1850 et 2008[5] :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. [xls] « Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13 janvier 2009)
  2. a et b « Population résidente permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le lieu de naissance et la nationalité », sur Office fédéral de la Statistique.
  3. a, b et c « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  4. Dictionnaire-Dikchenéro: Français-Patois/Patê-Franché. Société cantonale des patoisans fribourgeois. Fribourg: 2013. p. 200
  5. [zip] « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13 janvier 2009)

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