Echarlens

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Echarlens
Echarlens
Église Notre-Dame de l'Assomption à Echarlens
Blason de Echarlens
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Fribourg Fribourg
District Gruyère
Syndic Jean-Philippe Yerly
NPA 1646
No OFS 2131
Démographie
Population
permanente
847 hab. (31 décembre 2020)
Densité 183 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 38′ 55″ nord, 7° 04′ 27″ est
Altitude 785 m
Min. 729 m
Max. 960 m
Superficie 4,63 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Localisation de Echarlens
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.
Géolocalisation sur la carte : canton de Fribourg
Voir sur la carte administrative du canton de Fribourg
City locator 14.svg
Echarlens
Géolocalisation sur la carte : Suisse
Voir sur la carte administrative de Suisse
City locator 14.svg
Echarlens
Géolocalisation sur la carte : Suisse
Voir sur la carte topographique de Suisse
City locator 14.svg
Echarlens
Liens
Site web https://www.echarlens.ch/
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Echarlens (/e.ʃaʁ.lɑ̃s/[3]) est une localité et une commune suisse du canton de Fribourg, située dans le district de la Gruyère.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom « Echarlens » provient du nom de personne germanique masculine Scarilo et du suffixe germanique –ingōs, qui signifie « chez les gens de ». Le nom veut donc signifier « chez les gens (ou chez le clan) de Scarilo », Scarilo étant probablement le nom de la personne qui a fondé la localité. L'étymologie est identique à celle d’Échallens[4].

En allemand, Echarlens se disait anciennement Zärlingen ou Schärlingen (prononcé /ˈʃæːrlɪŋə/ en alémanique). Ces noms sont rarement utilisés maintenant. La forme francoprovençale est /tsɛrˈlɛ̃/[4] Écouter. Selon le dictionnaire français-patois publié par la Société cantonale des patoisans fribourgeois, ce nom s’écrit Tsèrlin en patois fribourgeois[5].

Le lieu est attesté pour la première fois en 855 sous la forme in Escarlingus villa, puis comme Scarlens en 1145, « Escharlens en 1172, et Escharleins en 1225.[réf. souhaitée]

La forme française moderne ainsi que la plupart des attestations historiques montrent un /e/ prothétique au début du nom, un changement phonétique régulière en francoprovençal . Par contre, les formes allemandes et francoprovençales modernes ne montrent pas la prothèse d’un /e/ pour des raisons inconnues[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Echarlens mesure 463 ha[2]. 9,5 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 75,1 % à des surfaces agricoles, 13,7 % à des surfaces boisées et 1,7 % à des surfaces improductives[2].

Située sur les bords du lac de la Gruyère, Echarlens est limitrophe des communes de Bulle, Corbières, Marsens, Morlon, Riaz, Villarvolard. Elle possède également une enclave à 3 km à l'ouest de la partie principale de la commune, entre Bulle, Riaz et Vuadens.

Patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

Ancienne église paroissiale, reconstruite en 1626. Il en subsiste la nef et le chœur[6].

Nouvelle église, élevée en 1924-1926 par l'architecte Fernand Dumas[7].

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Echarlens possède 847 habitants en 2020[1]. Sa densité de population atteint 183 hab./km2.

Le graphique suivant résume l'évolution de la population d'Echarlens entre 1850 et 2008[8] :

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Bilan démographique selon le niveau géographique institutionnel », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le ).
  2. a b et c « Portraits régionaux 2021: chiffres-clés de toutes les communes », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le ).
  3. Prononciation en français de Suisse standard retranscrite selon la norme API.
  4. a b et c Kristol, A. (Ed.). (2005). Dictionnaire toponymique des communes suisses - Lexikon der schweizerischen Gemeindenamen - Dizionario toponomastico dei comuni svizzeri. Frauenfeld, Lausanne: Huber, Payot. p. 310
  5. Dictionnaire-Dikchenéro : Français-Patois/Patê-Franché. Société cantonale des patoisans fribourgeois. Fribourg: 2013. p. 152
  6. (de) Hans Jenny (dir.), Kunstführer durch die Schweiz : Basel-Landschaft, Basel-Stadt, Bern, Freiburg, Jura, Solothurn, vol. 3, Zurich, Société d’histoire de l’art en Suisse /Büchler Verlag, , 1108 p. (ISBN 3-7170-0193-0), p. 775
  7. Aloys Lauper, « L’architecture relieuse de Fernand Dumas », Patrimoine fribourgeois, no 5,‎ , p. 57-60.
  8. [xls] « Evolution de la population des communes 1850-2000: Canton de Fribourg », sur Office fédéral de la statistique (consulté le )

Sur les autres projets Wikimedia :