Grand Lycée franco-libanais

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Grand Lycée Franco-Libanais)
Aller à : navigation, rechercher
Logo du Grand Lycée franco-libanais

Le Grand Lycée franco-libanais (parfois rendu par l'acronyme GLFL) est un prestigieux établissement d'enseignement fondé en 1909 par la Mission laïque française[1] et situé au Liban dans un quartier de Beyrouth du nom d'Achrafieh[2].

Initialement situé aux alentours de Sodeco, près du quartier central de Beyrouth, l'institution a déménagé dans de nouveaux locaux rue Beni Assaf qui est proche de l'ambassade de France au LibanLet de l'Institut Français de Beyrouth (précédemment CCF; Centre Culturel Français).'établissement compte près de dix bâtiments (dont cinq ont été conçus par l'architecte Michel Écochard). Un centre sportif, le Stade du Chayla (nommé en l'honneur du premier ambassadeur français au Liban), a également été construit pour le Grand Lycée franco-libanais, rue de Damas.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Grand Lycée franco-libanais est le second établissement créé par la Mission laïque française, après un premier à Thessalonique. Il fut créé en 1909 par Pierre Deschamps, fondateur de la Mission Laïque Française. Deschamps en fut le directeur pendant deux ans avant de repartir en France. Bien que ce n'était pas la première école laïque à être créée au Liban, les deux établissements qui le précédèrent étaient gérés par des particuliers et n'avaient existé que pendant quelques années. Le dernier d'entre eux deux dut fermer avant la Première Guerre Mondiale.

Précédemment installé dans le quartier de Sodeco, il a traversé les différentes périodes de l'histoire du XXe siècle du Liban, celle de l'Empire ottoman jusqu'en 1918, celle du mandat français jusqu'en 1943 et celle de la République libanaise depuis. Il emménage en 1960 à l'emplacement actuel dans les bâtiments conçus par l'architecte urbaniste français Michel Écochard. Les précédents batiments qu'il occupait place Sodeco furent démolis, et à leur place s'élève aujourd'hui le centre Sodeco Square.

La guerre qui commence en 1975 crée une situation très difficile sur le plan humain et matériel, du fait de la proximité de la ligne de démarcation. Cependant, le lycée affirme sa continuité jusqu'à la sortie du conflit en 1990.

Actuellement, le Grand Lycée est pleinement rétabli, d'importants travaux ont permis, par ailleurs, de réparer progressivement les destructions, de rénover les installations et même de procéder à diverses extensions entre 2012 et 2015.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

L'école, dont Brice Léthier est actuellement le proviseur (depuis 2016), a la capacité d'accueillir 3 650 élèves[3], de la maternelle à la terminale. Les locaux de l'établissement contiennent deux centres de documentation et d’information où les collégiens et les lycéens ont à leur disposition un réseau informatique pour leurs recherches à des fins scolaires et éducatives, et près de 27 000 livres et archives (comprenant magazines, journaux…).

Les élèves peuvent pratiquer de nombreuses activités sportives et extra-scolaires au sein des deux terrains de basketball de l'école ainsi que du terrain de football et du gymnase. Le stade de Chayla contient un terrain d'athlétisme, de badminton, de tennis et de basketball. Le bâtiment du stade contient également des tables de tennis de table ainsi qu'une piscine.

Les langues enseignées au Grand Lycée franco-libanais, outre le français et l'arabe, sont le latin, l'anglais, l'espagnol, l'allemand et l'italien.

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

  • Samir Kassir, journaliste assassiné à Beyrouth en juin 2005, membre de l'Alliance du 14-Mars ;
  • Gebran Tuéni, homme politique libanais, assassiné à Beyrouth en décembre 2005 et rédacteur en chef du quotidien An Nahar, membre de l'Alliance du 14-Mars ;
  • Marwan Hamadé, ministre de la Santé, de l'économie, du tourisme et des télécommunications dans des gouvernements successifs, membre de l'Alliance du 14-Mars ;
  • Nassim Nicholas Taleb, auteur du best-seller du New York Times : Le Cygne noir.
  • Charif Majdalani, écrivain libanais de langue française.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « http://www.mlfmonde.org/etablissements/ », sur www.mlfmonde.org (consulté le 29 mai 2016)
  2. « Grand Lycee Franco-Libanais », sur Grand Lycee Franco-Libanais (consulté le 29 mai 2016)
  3. (fr) « Grontmij Sechaud Bossuyt interviendra sur un projet au Liban », sur Batiactu,‎ (consulté le 29 mai 2016)