Nassim Nicholas Taleb

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Nassim Nicholas Taleb
Taleb's picture 001.png
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
نسيم نكولا طالبVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Activités
Père
Najib Taleb (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Domaines
Religion
Directeur de thèse
Hélyette Geman (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Influencé par
Site web
Œuvres principales

Nassim Nicholas Taleb (arabe : نسيم نقولا طالب), né en 1960 à Amioun au Liban, est un écrivain, statisticien et essayiste spécialisé en épistémologie des probabilités[1] et un praticien en mathématiques financières[1] libano-américain. Il est actuellement professeur d'ingénierie du risque à l'Institut polytechnique de l'université de New York[1],[2],[3].

Proche du mathématicien Benoît Mandelbrot et du psychologue Daniel Kahneman (prix Nobel d'économie 2002), Nassim Nicholas Taleb (dit « NNT ») est surnommé « le dissident de Wall Street »[4] sur les marchés financiers internationaux. Spécialisé dans l'évaluation des risques d’événements rares et imprévus, il a été courtier en bourse pendant 20 ans à New York et à Londres avant de devenir professeur.

Il a notamment adapté la théorie du cygne noir au domaine statistique et à la prise de décision sous incertitude.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nassim Nicholas Taleb naît dans une famille libanaise de confession grecque orthodoxe, et qui a perdu sa prééminence politique à la suite de la guerre du Liban de 1975, la poussant à l'exil. Son père, le Dr Najib Taleb, est oncologue et anthropologue. Son grand-père et son arrière-grand-père maternels ont tous deux été ministres au Liban. Son grand-père paternel fut juge de la cour constitutionnelle du Liban.

Taleb suit sa scolarité au Grand Lycée Franco-libanais de la Mission Laïque Française avant d'étudier la philosophie et les mathématiques pour approfondir sa connaissance des lois du hasard.

Il possède un Master of Business Administration de la Wharton School of Business de l'université de Pennsylvanie (1983), et un doctorat en sciences de gestion de l'université Paris-Dauphine (1998)[5]. Sa thèse est intitulée Réplication d'options et structure de marché[6].

Dans les années 1980 et 1990, il travaille en tant que trader de produits dérivés successivement pour BNP Paribas, UBS, Credit-Suisse First Boston, Bankers Trust, CIBC et la Banque Indosuez[7].

Il a créé et vendu la société Empirica LLC (du nom du philosophe Sextus Empiricus) consacrée aux opérations de marchés financiers (trading) et laboratoire de recherche sur le risque. Dans son activité d'opérateur de marché d'options, Taleb dit avoir une approche non mathématique du risque et de l'incertain et dit n'avoir aucune confiance dans les modèles financiers utilisés par les universitaires.

Son premier succès de librairie est Le Hasard sauvage en 2001, un livre traduit en 23 langues, et les théories qu'il y développe sont reprises par les stratèges du Département de la Défense des États-Unis. Taleb parcourt le monde pour faire des exposés à des hommes d'affaires, et sa rémunération peut aller jusqu'à 60 000 dollars par conférence[8].

Il est pour beaucoup dans la notoriété du fonds spéculatif Universa Investments, dont il est le conseiller scientifique. Le , lors du krach chinois, Universa fait un gain de 20 %, soit 1 milliard de dollars[9],[10]. Les livres qu'il publie sont des best-sellers qu'il vend à plus de 3 million d'exemplaires aux États-unis. Il crée souvent la polémique, étant assez provocateur : il assimile par exemple la plupart des traders à des « nigauds chanceux », estimant que les algorithmes qu'ils utilisent ne tiennent pas compte des événements rares aux effets désastreux[11].

Polyglotte, il maîtrise le français, l'anglais et l'arabe classique. Il parle l'italien et l'espagnol. Il lit les textes classiques en grec, latin, araméen, hébreu ancien et en écriture canaanite.

Travaux[modifier | modifier le code]

Scepticisme, rationalité, émotion[modifier | modifier le code]

Nassim Nicholas Taleb pense qu'il est avant tout un épistémologue de l'aléatoire et a écrit plusieurs livres devenus des succès mondiaux sur le risque et l'incertitude. Ses écrits concernent la philosophie, les mathématiques (en particulier les probabilités), la littérature et les sciences cognitives.

Il dit être un sceptique empirique. Il croit que les humains, qu'ils soient scientifiques, économistes, historiens, financiers etc. surestiment la valeur des explications rationnelles faites a posteriori des événements passés et sous-estiment l'importance majeure de l'inexplicable, de l'aléatoire dans les données issues du passé. Dans la lignée des philosophes sceptiques comme Sextus Empiricus, Al-Ghazali, Pierre Bayle, Montaigne, David Hume, Karl Popper il pense que le passé ne peut servir naïvement à prédire le futur.

Nassim Nicholas Taleb insiste sur le fait que l'évitement des risques n'est pas un acte rationnel mais intuitif, basé sur l'émotion. Dans son livre intitulé Le Hasard sauvage il en déduit : « cela signifie que la pensée rationnelle sert très peu à éviter les risques. Elle semble essentiellement servir à rationaliser nos actes en leur injectant un peu de logique. »

Mandelbrot avait déjà mentionné cette caractéristique dès 1973 dans son article fondateur Formes nouvelles du hasard dans les sciences[12], mais avait par la suite été largement mobilisé par les applications des fractales à la synthèse graphique.

Mediocristan et Extremistan[modifier | modifier le code]

Dans son essai Le Cygne noir, Nassim Nicholas Taleb distingue deux « mondes » régis par des statistiques différentes : le « mediocristan » et l'« extremistan ».

Dans le premier monde, la « moyenne » [litt. « médiocre »] joue un rôle essentiel et un seul individu a peu d'impact sur la masse. Exemple : les statistiques liées au poids, à l'âge, à la taille. Même le plus grand individu du monde ne suffit pas à faire varier la moyenne globale. Il l'influence peu.

En revanche, dans le deuxième monde, l'« extrême » joue un rôle essentiel et un individu a un fort impact sur la masse. Exemple : l'argent. Même en additionnant la richesse de toute une population, cette somme sera toujours perçue comme inférieure ou dérisoire en comparaison de la fortune d'une personnalité comme, par exemple, Bill Gates.

Le référentiel est changé. Dans un monde médiocre, les extrêmes sont les erreurs. Dans un monde extrême, la masse est vue comme une erreur, une miette de l’extrême.

Concrètement, quel impact sur notre vision du monde ? Même si l’événement a peu de chance de se produire, son impact sera tel qu'il changera durablement le monde.

Loi gaussienne et de Mandelbrot[modifier | modifier le code]

Nassim Taleb remet en cause le modèle gaussien car il tend à sous-estimer la probabilité d'apparition d’événements à fort impact. Il prône plutôt des modèles reposant sur la loi de Mandelbrot ou la distribution de Pareto. Mais il insiste sur le fait que les probabilités des événements rares ne sont pas calculables quelle que soit la distribution, alors que leurs conséquences peuvent avoir une portée considérable[13].

Antifragilité[modifier | modifier le code]

Dans plusieurs articles scientifiques et dans son livre Antifragile : les bienfaits du désordre (2013), Nassim Taleb décrit son concept d'antifragilité, qu'il distingue de la simple robustesse (capacité de résistance) ou de la résilience (capacité de revenir à son état initial) aux perturbations.

Opinions et positions[modifier | modifier le code]

Il se montre très critique de certains économistes et de leurs discours. Avec Espen Haug, il publie un article dans un journal d'economie (Haug et Taleb, 2011) explicant que le modèle Black-Scholes n'a jamais été utilisé par les traders[14]. Dans un article avec Benoît Mandelbrot, il critique la théorie moderne du portefeuille et estime que Merton Miller, William F. Sharpe et Harry Markowitz n'auraient pas dû remporter le Prix Nobel pour leurs travaux[15],[16]. Il attaque directement le Nobel d'économie Richard Thaler et affirme que l'économie comportementale est un « dangereux verbalisme »[17]. Il est aussi un critique acerbe des économistes keynésiens Paul Krugman et Joseph Stiglitz, tous les deux également récipiendaires du Prix Nobel[18],[19].

Il considère que le QI, et plus généralement le champ de la psychologie, est une « escroquerie pseudoscientifique ». Il critique vivement les travaux de Charles Murray[20].

Avec le mathematicien Raphael Douady, Taleb a aussi critiqué les travaux de Thomas Piketty, montrant un problème d'estimateurs[Quoi ?][21]. Il a également critiqué les travaux de Steven Pinker avec le statisticien Pasquale Cirillo en montrant qu'il s'est trompé dans sa théorie de la violence[22] dans une revue statistique (Physica A) ainsi que dans un rapport publié par la commission Nobel[23].

Sur l'immigration, Taleb estime que : « L'Europe n'a — comparativement — pas un problème d'immigration, mais l'Europe a un problème avec ses groupes minoritaires. Certains groupes imposent leurs lois à la majorité. Si une minorité est intolérante, elle impose sa loi à la majorité, ce qui cause des disruptions. L'Europe n'a pas tellement un problème numérique mais un problème avec ces règles minoritaires. Certaines minorités veulent imposer leurs lois alimentaires et éthiques à la majorité, c'est cela le problème de l'Europe à mon sens. » Il ajoute que : « Le monde a besoin d'immigrés mais il n'a pas besoin de ces gens qui pensent que c'est leur droit. Tout doit se passer comme un échange moral. "Vous me donnez, je vous donne". C'est une obligation morale de se comporter d'une certaine façon avec mon pays d'accueil. »[24].

Il affirme que la prise de risque des entrepreneurs constitue une « folie individuelle », ces derniers agissant contre leur propre intérêt, mais que'elle permet à la société de fonctionner et est donc rationnelle au niveau collectif. À l'inverse, une société basée uniquement sur une rationalité individuelle poussant au calcul égoïste, où par exemple tout le monde chercherait un emploi et un revenu stables comme fonctionnaire, peut devenir irrationnelle au niveau collectif[25].

Il se définit comme libertarien localiste[26].

Critiques[modifier | modifier le code]

Le psychologue et économiste Daniel Kahneman a proposé en 2008 d'ajouter le nom de Taleb à ceux des plus grands penseurs du monde, déclarant que « Taleb a changé la façon dont beaucoup de gens pensent au sujet de l'incertitude, particulièrement dans les marchés financiers. Son livre, Le Cygne noir, est une analyse originale et audacieuse de la façon dont les humains essaient de donner un sens à des événements inattendus »[27].

Selon le statisticien Aaron Brown (The American Statistician, 2007), Taleb a raison à 80 % et tort à 20 %, mais ces 20 % le conduisent à des « exagérations flagrantes » sur des questions qui vont au cœur de la pratique statistique[28].

Le statisticien Robert Lund qualifie en 2007 le livre de Taleb Le Cygne noir de « controversé ». Pour lui, l'ouvrage est téméraire quant à la statistique, mais il en recommande la lecture[29].

D'après Business Insider (2010), les livres de Taleb lui ont valu un culte, ses fans étant friands de ses critiques mordantes des politiciens, banquiers, écrivains, ou tout type de personne se prévalant d'une certaine aptitude. Business Insider estime que Taleb a « une mentalité d'un genre profondément arrogant », qui se révèle « de façon spectaculaire » sur son compte Twitter, un compte « très suivi »[30].

Selon New Statesman (mars 2018), Taleb est un vrai intellectuel, au sens où il est expert dans un domaine étroit, mais il a le tort de penser que ses points de vue sur des sujets très divers peuvent être également intéressants. Pour ce journal, « ses idées authentiquement perspicaces et ses crachats réactionnaires sont collés ensemble par un style divertissant, un mépris libertaire pour les élites politiques et une sprezzatura anti-intellectuelle générale, ce qui lui vaut un large public de disciples qui traitent ses livres comme la clé de toutes les mythologies »[31].

Publications[modifier | modifier le code]

Essais philosophiques en anglais[modifier | modifier le code]

  • (en) Nassim Nicholas Taleb, Fooled by Randomness : The Hidden Role of Chance in Life and in the Markets, New York, Random House, 2001/2005 (ISBN 0-8129-7521-9)
  • (en) Nassim Nicholas Taleb, The Black Swan : The Impact of the highly improbable, New York, Random House, (ISBN 9781400063512)
  • (en) Nassim Nicholas Taleb, The Bed of Procrustes : Philosophical and Practical Aphorisms, New York, Random House, (ISBN 978-1-4000-6997-2)
  • (en) Nassim Nicholas Taleb, Antifragile : Things That Gain from Disorder, New York, Random House, (ISBN 978-1-4000-6782-4)
  • (en) Nassim Nicholas Taleb, Skin in the Game : Hidden Asymmetries in Daily Life, New York, Random House, (ISBN 978-0-4252-8462-9)

Essais philosophiques traduits en français[modifier | modifier le code]

Publications techniques ou académiques[modifier | modifier le code]

  • N. N. Taleb, « Election predictions as martingales: an arbitrage approach », Quantitative Finance, vol. 452, no 1,‎ , p. 1–5 (DOI 10.1080/14697688.2017.1395230)
  • P. Cirillo et N. N. Taleb, « On the tail risk of violent conflict and its underestimation », Physica A: Statistical Mechanics and its Applications, vol. 452,‎ , p. 29–45 (DOI 10.1016/j.physa.2016.01.050, Bibcode 2016PhyA..452...29C)
  • N. N. Taleb et R. Douady, « On the Super-Additivity and Estimation Biases of Quantile Contributions », Physica A: Statistical Mechanics and its Applications, vol. 429,‎ , p. 252–60 (DOI 10.1016/j.physa.2015.02.038, Bibcode 2015PhyA..429..252T)
  • D. Geman, H. Geman et N. N. Taleb, « Tail Risk Constraints and Maximum Entropy », Entropy, vol. 17, no 6,‎ , p. 1–14 (DOI 10.3390/e17063724, Bibcode 2015Entrp..17.3724G)
  • N. N. Taleb, « Unique Option Pricing Measure with neither Dynamic Hedging nor Complete Markets », European Financial Management, vol. 21, no 2,‎ , p. 228–35 (DOI 10.1111/eufm.12055)
  • N. N. Taleb et R. Douady, « Mathematical definition, mapping, and detection of (anti)fragility », Quantitative Finance, vol. 13, no 11,‎ , p. 1677–89 (DOI 10.1080/14697688.2013.800219)

Autres[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « TALEB Nassim Nicholas, Présentation », Institut Jean-Nicod (consulté le 18 octobre 2013)
  2. (en) « Nassim Nicholas Taleb », Polytechnic Institute of New York University (consulté le 18 octobre 2013)
  3. (en) « The Inventory: Nassim Nicholas Taleb », The Financial Times, (consulté le 18 octobre 2013) (inscription nécessaire)
  4. « Nassim Nicholas Taleb 1/4 : Le dissident de Wall Street », France culture, (consulté le 18 octobre 2013)
  5. Nassim Taleb, Réplication d'options et structure du marché , université Paris-Dauphine, (lire en ligne)
  6. Nassim Nicholas Taleb, « Réplication d'options et structure de marché », these.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 14 février 2020)
  7. « Nassim Taleb Biography (Official) », sur fooledbyrandomness.com (consulté le 14 février 2020)
  8. (en) Edward Helmore, « The Observer profile: Nassim Nicholas Taleb - the new sage of Wall Street », sur the Guardian, (consulté le 20 mai 2018)
  9. « A hedge fund advised by Nassim Taleb made $1 billion this week », sur Business Insider France (consulté le 21 mai 2018)
  10. « Le hedge fund « anti-fragile » de Taleb gagne 1 milliard de dollars lors du lundi noir - Les Echos », sur www.lesechos.fr (consulté le 20 mai 2018)
  11. « Nassim Nicholas Taleb, le sauvage de la finance », sur Le Monde.fr,
  12. Benoît Mandelbrot, « Formes nouvelles du hasard dans les sciences », Économie Appliquée, Paris, ISMEA, vol. 26.1973, nos 2/4,‎ , p. 307-319 (ISSN 0013-0494)
  13. Les statisticiens parlent de risque de ruine pour évoquer le fait que la couverture d'un bateau de 40 millions ayant un risque sur un million par voyage de sombrer ne saurait être couverte avec 40 euros, ni même 400 000. Voir l'article réassurance
  14. Haug, E. G., & Taleb, N. N. (2011). Option traders use (very) sophisticated heuristics, never the Black–Scholes–Merton formula. Journal of Economic Behavior & Organization, 77(2), 97-106
  15. Mandelbrot, B., & Taleb, N. N. (2005). How the finance gurus get risk all wrong. Fortune Magazine, July, 11.
  16. « Taleb Says Investors Should Sue Nobel Panel for Losses », sur www.bloomberg.com, (consulté le 14 février 2020)
  17. (en) Nassim Nicholas Taleb, « NUDGE SINISTER: How Behavioral Economics is Dangerous Verbalism. A project that will end up putting Nudgevillain @R_Thaler in his place. Filling in the math progressively.pic.twitter.com/zhJcYOyrZj », sur @nntaleb, 2019t05:16 (consulté le 14 février 2020)
  18. (en) Nassim Nicholas Taleb, « Paul Krugman @paulkrugman remains the best argument for the suspension of the "The Sveriges Riksbank Prize in Economic Sciences in Memory of Alfred Nobel".https://twitter.com/greta/status/1110126131557085185 … », sur @nntaleb, (consulté le 14 février 2020)
  19. (en) Nassim Nicholas Taleb, « I have not seen anybody provide an argument for why Joseph Stiglitz is socially useful.https://twitter.com/business/status/940577170182696960 … », sur @nntaleb, 2017t02:28 (consulté le 14 février 2020)
  20. (en) Nassim Nicholas Taleb, « IQ is largely a pseudoscientific swindle », sur Medium, (consulté le 14 février 2020)
  21. Taleb, N. N., & Douady, R. (2015). On the super-additivity and estimation biases of quantile contributions. Physica A: Statistical Mechanics and its Applications, 429, 252-260.
  22. Cirillo, P., & Taleb, N. N. (2016). On the statistical properties and tail risk of violent conflicts. Physica A: Statistical Mechanics and its Applications, 452, 29-45.
  23. Cirillo, P., & Taleb, N. N. (2016). The Decline of Violent Conflicts: What Do The Data Really Say?. The Nobel Foundation, Causes of Peace, Forthcoming.
  24. « Nassim Nicholas Taleb : "L'Europe n'a pas un problème avec l'immigration mais avec certains de ses immigrés" », sur Atlantico.fr (consulté le 14 février 2020)
  25. « Nassim N. Taleb : "C'est grâce au genre de folie individuelle qu'est un entrepreneur qu'une société fonctionne" », sur La Tribune (consulté le 14 février 2020)
  26. « « Jouer sa peau » de Nassim Nicholas Taleb », sur Contrepoints, (consulté le 14 février 2020)
  27. Daniel Kahneman, « How Could You Not Include ... » [archive du ], sur Foreign Policy, (consulté le 14 octobre 2009)
  28. Aaron Brown, « Strong Language on Black Swans », The American Statistician, vol. 61, no 3,‎ , p. 195–197 (ISSN 0003-1305, DOI 10.1198/000313007X220011, lire en ligne, consulté le 14 février 2020)
  29. Robert Lund, « Revenge of the White Swan », The American Statistician, vol. 61, no 3,‎ , p. 189–192 (ISSN 0003-1305, DOI 10.1198/000313007X219374, lire en ligne, consulté le 14 février 2020)
  30. Joe Weisenthal, « The Absurdly Arrogant Tweets Of Nassim Taleb », sur Business Insider (consulté le 14 février 2020)
  31. (en) « Why author Nassim Nicholas Taleb is the ideal public thinker for the age of Trump », sur www.newstatesman.com (consulté le 14 février 2020)
  32. (en) Nassim Nicholas Taleb, « The Roots of Unfairness: the Black Swan in Arts and Literature », Journal of the International Comparative Literature Association, (consulté le 18 octobre 2013)
  33. (en) « A New Heuristic Measure of Fragility and Tail Risks: Application to Stress Testing », Social Science Electronic Publishing (consulté le 18 octobre 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]