Grégoire Olivier

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Grégoire Olivier
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Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité
Directeur des services de mobilité (Groupe PSA)

Grégoire Olivier est une personnalité française du monde des affaires né le à Alger qui a travaillé pour Pechiney, Saft, Safran et, depuis 2006, pour Groupe PSA.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1960, il est le fils d'un cadre dirigeant de Legrand, et petit-fils d'un polytechnicien. Passionné de judo, il est en lycée sport-études. C'est un ancien élève de l'École polytechnique (il y entre major en 1979 et en sort troisième en 1982) et de l'École des mines de Paris. Il choisit de faire son stage industriel dans une filiale de Toyota à Nagoya[1]. Il est également titulaire d’un MBA obtenu à l’Université de Chicago. Il est père de sept enfants, dont Charles Olivier. [2].

Il commence sa carrière à la direction régionale de l'industrie en Poitou-Charentes, puis devient conseiller technique pour l'énergie et l'environnement à Matignon dans le cabinet de Michel Rocard (1990-1991). Embauché par Jean-Martin Folz, il entre chez Pechiney où il dirige Aluminium de Grèce avant d'être envoyé comme contre-maître à Memphis chez American National Can (ANC). Il en devient vice-président de la stratégie[1],[2]. En 1998, il poursuit sa carrière chez Alcatel, en tant que directeur de division puis directeur de la Saft (filiale du groupe spécialisée dans les batteries)[3].

En 2001, le conseil de surveillance de Sagem le nomme président du directoire, il doit succéder à Pierre Faurre, mort brutalement quelque temps auparavant, mais qui avait laissé des notes très élogieuses au sujet de Grégoire Olivier[2]. Il prend une série de décisions visant à recentrer les activités de l’entreprise, comme la vente de la filiale automobile à Johnson Controls. À cette époque, Sagem est à la tête des ventes de téléphones portables en France. Il développe l’internationalisation de la société dont le chiffre d'affaires passe de 2,6 milliards d’euros en 2001 à 3,180 milliards d’euros en 2003[1]. Sagem est intégré au Groupe Safran en 2005, et Grégoire Olivier rejoint le directoire du groupe[3]. En août 2006, il quitte le directoire du groupe Safran, le président du conseil de surveillance Mario Colaiacovo souhaitant le voir succéder à terme à Jean-Paul Béchat, mais ce dernier y est opposé.

En septembre 2004, il est nommé membre du CSTI, le conseil stratégique des technologies de l'information[4].

Appelé une fois encore par Jean-Martin Folz, il devient le PDG de Faurecia, dont l'ex-PDG Pierre Lévi a dû démissionner pour avoir couvert une affaire de pots-de-vin. Il ne reste à ce poste que 6 mois[2].

En février 2007, Grégoire Olivier intègre le directoire de PSA et prend en charge la « Direction des Programmes ». C'est l'une des directions clés du nouveau dispositif de Christian Streiff. Elle doit définir le plan produit et les programmes, c'est-à-dire les familles de projets, des deux marques automobiles du Groupe, Peugeot et Citroën[5].

En juin 2010, nommé Directeur des opérations en Asie du Groupe PSA, il est le premier membre permanent du directoire détaché en permanence par le Groupe en Chine[2]. Il reste au directoire alors même que Phiippe Varin en réduit la taille de 6 à 4 membres[6].

Sa rémunération au titre de l'exercice 2010 par PSA est mentionnée à 1.362.820 €[7]. Sur l'exercice 2012, il a perçu un salaire total de 929 172 €[8].

Le 28 juillet 2016, il est annoncé à la tête de la Direction des Services de Mobilité au sein Groupe PSA à compter du 1er septembre 2016 mais évincé du Directoire. C'est Denis Martin qui reprend son poste à la Direction Asie[9].

Carrière[modifier | modifier le code]

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

  • Prix Eurostar (catégorie « Dirigeant marché émergent »), octobre 2014[10]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Mélanie Delattre, « Louis XIV et Mazarin dans le high-tech », sur www.lepoint.fr,
  2. a, b, c, d et e Denis Fainsilber, « Grégoire Olivier Le super-ambassadeur de PSA pour l'Asie », sur Lesechos.fr,
  3. a et b « Le CV de Grégoire Olivier », sur Challenges.fr,
  4. « Le CSTI en bref - membres », sur Csti.pm.gouv.fr
  5. "Des têtes nouvelles sont apparues et les attributions ont été revues. Les patrons des deux marques ont ainsi perdu leur compétence sur le plan produit, rattaché aujourd'hui à une direction des programmes." Article de Jean-Claude BOURBON, "Christian Streiff met PSA sous tension", La Croix du 6/1/2008 [1]
  6. Christian David, « Le casse-tête chinois de PSA », sur Lexpress.fr
  7. « http://interactivedocument.labrador-company.com/Labrador/FR/PSA/Documentderfrence2010/?Page=5 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  8. « Rémunérations de Grégoire Olivier », sur Edubourse.com
  9. « Evolution du Comité Exécutif et du Directoire du Groupe PSA », sur Groupe PSA,
  10. « Grégoire Olivier reçoit un prix Eurostar », sur Ccfa.fr,