Saft

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Société des Accumulateurs Fixes et de Traction
logo de Société des Accumulateurs Fixes et de Traction
Création 1918
Fondateurs Victor Hérold
Forme juridique Société anonyme à conseil de surveillance et directoire
Slogan Saft prépare la croissance de demain.
Siège social Drapeau de France Bagnolet (Rue Sadi Carnot - 93170) (France)
Direction Ghislain Lescuyer, président du directoire
Activité Conception et fabrications de batteries de haute technologie pour l'industrie et la défense.
Effectif en augmentation 4 000 personnes (31/12/2009)[1]
Site web saftbatteries.com
Capitalisation en augmentation M soit 27 162 149 titres (09/04/2015)
Fonds propres en augmentation M (31/12/2007)
Dette en diminution M (31/12/2007)
Chiffre d’affaires en augmentation soit 640,5 M (31/12/2012)
en augmentation
Résultat net en augmentation soit 34,3 M (31/12/2012)
Ancien logo
Les implantations des usines SAFT

Saft (Société des Accumulateurs Fixes & de Traction) est une entreprise française spécialisée dans la conception et la fabrication d'accumulateurs électriques destinés à un usage industriel.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • 1918 création de l'entreprise[2] dans le sud-ouest de la France (Poitiers) où elle commencera à étudier la pile au lithium en 1964[3].
  • 1985, la Compagnie Générale d'Electricité vend son activité de piles grand public à Wonder, alors propriété de Bernard Tapie, entraînant des reconversions chez les employés de Saft[3].
  • 2003 : L'ancienne CGE devenue Alcatel vend Saft au fonds d'investissement britannique Doughty Hanson (via la holding Saft Beta) en 2003[4].
  • 2007, Doughty Hanson revend l'ensemble de ses parts sur le marché.
  • 2015 : Saft annonce un plan stratégique de réorganisation après une baisse du bénéfice net[5].
  • 2016 : Alors que le stockage de l'électricité devient un enjeu majeur du smartgrid étendu aux énergies renouvelables intermittentes (solaire et éolien notamment) et pour la domotique Total annonce acheter Saft (pour 900 millions d'euros) pour de renforcer sa branche liée aux énergies renouvelables[5],[6]. En juillet l'Autorité des marchés financiers (AMF) confirme qu'après le règlement-livraison de l’offre prévu le 21 juillet 2016, « Total détiendra 23.456.093 actions Saft Groupe », soit « 90,14% du capital et des droits de vote » au Conseil d'administration de Saft. « Conformément au règlement général de l’AMF, l’offre de Total sera réouverte du 19 juillet au 2 août 2016 afin de permettre aux actionnaires n’ayant pas apporté leurs actions à l’offre de le faire dans des conditions inchangées. Total dit vouloir « privilégier les investissements par rapport au dividende et de procéder au retrait ultérieur de la cote dans l’hypothèse où le seuil de 95% du capital et des droits de vote de Saft Groupe serait atteint à l’issue de la réouverture de l’offre »[7].

Activités[modifier | modifier le code]

Les applications peuvent être catégorisées en trois secteurs :

  1. batteries spécialisées (45,9 %) : technologie de pointe servant notamment dans le domaine spatial (satellites[8]) ou l'armement (missiles) ;
  2. batteries industrielles (39,6 %) : accumulateurs utilisés dans l'industrie : aéronautique, ferroviaire, télécoms et automobile (véhicules électriques ou hybrides) ;
  3. batteries rechargeables portables (14,5 %) : principalement destinées aux systèmes d'éclairage de sécurité, aux alarmes, aux appareils électroniques professionnels et aux engins de mobilité individuelle.

Procès[modifier | modifier le code]

En novembre 2015 s'est ouvert le procès intenté par des anciens salariés de SAFT pour « mise en danger de la vie d'autrui », du fait de leur exposition continue au cadmium durant leur période de travail[9]. En janvier 2016, l'entreprise est reconnue coupable de « mise en danger de la vie d'autrui », mais relaxée concernant le risque d’exposition à des agents chimiques cancérogènes[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Saft Groupe SA, sur le site Google Finance, consulté le 3 mai 2009
  2. « Société des accumulateurs fixes et de traction », sur bnf.fr (consulté le 10 mai 2016).
  3. a et b « SAFT : de Chasseneuil à Tapie les anciens n'ont rien oublié », sur lanouvellerepublique.fr,‎ (consulté le 10 mai 2016).
  4. Jean-Christophe Féraud, « Electricité verte : pourquoi Total se branche sur Saft », sur liberation.fr,‎ (consulté le 11 mai 2016).
  5. a et b « Total veut racheter Saft pour 950M€ », sur LeFigaro.fr,‎ (consulté le 10 mai 2016).
  6. « Total acquiert Saft et met en vente Atotech », sur LeFigaro.fr,‎ (consulté le 10 mai 2016).
  7. Thomas Blosseville (2016) [ Stockage d'électricité : Total absorbe Saft] ; Environnement Magazine le 19/07/2016
  8. « Saft remporte un contrat de plusieurs millions de dollars avec Lockheed Martin », sur Capital.fr,‎ .
  9. « Cadmium à la Saft : 74 salariés réclament justice », sur CharenteLibre.fr,‎ (consulté le 22 décembre 2015).
  10. « Cadmium : la SAFT et son dirigeant condamnés, les salariés font appel », sur CharenteLibre.fr,‎ (consulté le 17 mai 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]