Gillion-Othon Ier de Trazegnies

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Portrait de Gillion-Othon Ier de Trazegnies par Corneille Meyssens, 1662

Gillion-Othon Ier de Trazegnies, ( - ), marquis de Trazegnies, gouverneur de Philippeville, d'Artois et de Tournai, gentilhomme de la chambre de l'archiduc Léopold-Guillaume et de don Juan d'Autriche. Il fut un grand seigneur. Il conclut une belle alliance le , en épousant Jacqueline de Lalaing, comtesse de Middelbourg, fille de Charles de Lalaing, chevalier de la Toison d'Or et gouverneur d'Artois. Jacqueline de Lalaing est née en 1611 et décédée à Trazegnies, le .

Histoire[modifier | modifier le code]

Envoyé, en 1623, en Espagne sous les ordres du comte d’Egmont, il en revint avec le commandement d’une compagnie de 300 hommes d’infanterie, puis d’une compagnie de 100 hommes de cavalerie, avec laquelle il prit part au siège de Breda. Membre du conseil de guerre, il fut nommé par commission du , gouverneur de Philippeville où il fonda le monastère des Récolletines. Chargé du gouvernement de l’Artois en 1644, il eut à défendre cette province contre les entreprises des Français, et se distingua en différentes occasions, notamment lorsque, le , il repoussa les ennemis qui menaçaient les faubourgs de Saint-Omer. Nommé en 1649, gouverneur de Tournai et du tournaisis et capitaine-général des armées[1] il fut reçu avec un grand faste dans sa ville. Il est vrai qu’il était, ainsi que sa femme, proche parent de Christine de Lalaing, princesse d’Epinoy, restée chère au cœur des Tournaisiens.

Il fut commis en 1635 au renouvellement des lois de Flandres et, en 1654, de nouveau gouverneur de l’Artois. Gentilhomme de l’archiduc Léopold et de Don Juan d’Autriche, il fut chargé, en qualité de commissaire plénipotentiaire, de régler la délimitation des provinces avec les Etats de Hollande en exécution du Traité de Münster. En 1667, Louis XIV vint mettre le siège devant Tournai. Le vieux marquis organisa la défense, mais tout manquait à l’Espagne décadente. Son fils, Ferdinand, chanoine de Tournai, exhortait les habitants à la résistance. En vain : les bourgeois, francophiles par tradition, livrèrent la ville aux Français. Gillion-Othon se retira dans son château, mais, après trois jours, il fut obligé de se rendre. Louis XIV le reçut avec de grands égards. À Bruxelles, on l’accusa de trahison. Cependant, après enquête, il fut innocenté. Il mourut désespéré à Trazegnies en 1669. C’était un homme intelligent, ambitieux, habile courtisan, ne reculant devant rien pour redresser la fortune de sa maison, qui avait fort fondu…

Armes[modifier | modifier le code]

Bandé d'or et d'azur de six pièces, à l'ombre de lion de sable, brochant sur le tout, à la bordure engrêlée de gueules

Devise[modifier | modifier le code]

  • « Tan que vive »[2]

Descendance[modifier | modifier le code]

De cette union, ils eurent 7 enfants :

  • Eugène François Charles, marquis de Trazegnies, né le , décédé le (à l'âge de 57 ans), Maître de camp. Marié le avec Catherine Charlotte Scheiffart van Mérode, dame de Villemont et de Rémersdael, décédée en 1718.
  • Albert-François, vicomte de Clermont, né le , décédé le (à l'âge de 66 ans), Chanoine de Tournai[3].
  • Ferdinand François, né le , décédé le (à l'âge de 48 ans), Prévôt de Nivelles[3].
  • Octave Joseph, comte de Fléchin, vicomte d'Armuyden (1637 - 1696) épousa[4] Marie Anne Françoise de Wissocq[5] (voir : Liste des seigneurs de Bomy en Artois)
  • Procope, né le , décédé le (à l'âge de 24 ans). Marié avec Louise Marie d'Aragon, décédée le .
  • Thérèse Anne Françoise, née le , décédée. Mariée le avec Charles François de La Baume, marquis de Saint-Martin-le-Châtel et de Pesmes, comte de Thorey, baron de Caromb, de Suzette et de Saint-Hippolyte, né le , Marboz, décédé en 1688, Pesmes (à l'âge de 77 ans), Gouverneur de Dôle pour le roi d'Espagne.
  • Brigitte Marguerite Isabelle, née le , décédée. Mariée le avec Ferdinand Joseph de Hamal, baron de Vierves, comte de Hamal, seigneur d'Oignies, décédé en 1707.

Images[modifier | modifier le code]


message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.


Ascendance sur trois générations[modifier | modifier le code]

Gillion-Othon Ier de Trazegnies
Marquis de Trazegnies
Gouverneur de Philippeville, d'Artois et de Tournai
°

Blason famille be Trazegnies.svg
Père :
Charles II de Trazegnies
Marquis de Trazegnies
°
Grand-père paternel :
Charles Ier de Trazegnies
Baron de Trazegnies
† 17 mars 1578
Père du grand-père paternel :
Jean III de Trazegnies
Baron de Trazegnies
° 1470 - † 1550
Mère du grand-père paternel :
Isabeau de Werchin
1559
Grand-mère paternelle :
Marie-Madeleine de Pallant-Culembourg
Père de la grand-mère paternelle :
Erhard von Pallant
° 1510 - † 1540
Mère de la grand-mère paternelle :
Marguerite de Lalaing
° 1508 - † 1592
Mère :
Adrienne de Gavre
Grand-père maternel :
Charles de Gavre
1610
Père du grand-père maternel :
Louis de Gavre
1560
Mère du grand-père maternel :
Jeanne de Rubempré
1546
Grand-mère maternelle :
Marguerite de La Marck
1539
Père de la grand-mère maternelle :
Jean de La Marck
Mère de la grand-mère maternelle :
Marguerite de Wassenaer

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roger Brunet, Gillion-Othon 1er, deuxième Marquis de Trazegnies - 2003
  • Roger Brunet, Généalogie et histoire de la famille de Trazegnies, Préfacée par le marquis de Trazegnies, 1996


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Le château de Trazegnies[8] au milieu du XVIIe siècle avec, au centre, la chapelle. Gravure de Jacques Harrewyn.

«  La reconstruction ne fut entreprise qu’à partir de 1630 par le deuxième marquis de Trazegnies, Gillion-Othon, époux de la comtesse Jacqueline de Lalaing -Hoogstraeten depuis 1631. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Grade équivalent à celui de Maréchal de France
  2. La devise « TAN-QUE-VIVE »
  3. a et b Représenté avec son frère sur un monument mural de la collégiale de Nivelles (voir photos)
  4. Ils eurent quatorze enfants.
  5. Marie Anne Françoise de Wissocq, apporta Bomy en 1669 à son mari Octave Joseph de Trazegnies, comte de Fléchin, vicomte d'Armuyden (1637-1696), quatrième fils de Gillion Othon, marquis de Trazegnies, et de Jacqueline de Lalaing
  6. Le 24 septembre 1988 la poste belge a émis un timbre de 13 F représentant ce gisant
  7. Albert-François, vicomte de Clermont et de Bilsteyn, prévôt de Nivelles, chanoine de Tournai fera élever ce monument mural le représentant ainsi que son frère Ferdinand-François.
  8. Gravure armoriée Trazegnies-Lalaing.