Gilles Elie-Dit-Cosaque

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Gilles Elie-Dit-Cosaque
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Biographie
Naissance
(50 ans)
Nationalité
Activité
réalisateur, graphiste, photographe, artiste contemporain
Autres informations
Site web

Gilles Elie-Dit-Cosaque ([1] - ) est un réalisateur, photographe et graphiste français[2].

Il fait ses débuts comme directeur artistique en agence de publicité. La plupart de ses productions vidéos sont caractérisées par une écriture graphique et rythmée de l'image, mêlant vidéo, dessin, illustration et typographie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière artistique[modifier | modifier le code]

Films courts[modifier | modifier le code]

Après avoir réalisé de nombreux génériques (notamment pour VH1 / MTV), publicités (McDonald's, Ebly) et vidéo clips (Kassav')[3], Gilles Elie-Dit-Cosaque écrit et réalise en 2000 Kamo[4], une série de vingt films de 3 minutes 30, instantanés sur la vie quotidienne en Martinique. Il y expérimente les formes d'un regard documentaire poétique, fait d'attentions et d'humour[précision nécessaire].

Il écrit et réalise entre 2001 et 2002 Prisca[5],[6], série de huit courts métrages de 5 minutes dans le cadre d'une campagne de prévention contre le sida et les MST, campagne commanditée par l’Inpes. À cette même période, il réalise également Super Manon [7] dans le cadre de l’opération nationale « 100 scénarios contre la drogue ».

En 2013, à l’occasion de l’anniversaire de la naissance d’Aimé Césaire, il propose et coordonne Un air de Césaire [8], une série de programmes courts (10 films d'une minute trente). Des extraits de la poésie du poète martiniquais, lus par le comédien Jacques Martial, sont mis en image par 10 artistes français et internationaux, et ce, en utilisant des techniques d’animation variées (2D, stop-motion, peinture sur verre…) Il réalise d’ailleurs un des films intitulé « Soleil et eau ».

Documentaires[modifier | modifier le code]

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Pour mener à bien des projets plus personnels et notamment de documentaires, il crée, en 2003, sa propre structure de production, La Maison Garage[9].

Les films documentaires qu'il réalise à partir de 2004 distillent des sujets de société avec un tact et un humour qui deviennent sa marque de fabrique. Ils questionnent les manières de vivre, de parler, de faire, de l'être ensemble aux Antilles. La pluralité des voix singulières qu'il compose mêle avec modestie l'analyse socio-politique du documentaire et la poésie narrative de la fiction.

En 2004, Ma grena' et moi (52 min) [10] propose une galerie de portraits amusés de propriétaires de mobylette motobécane 89 (baptisées « Grena’ » à cause de leur couleur). Bien plus qu'un simple véhicule, cette mob’ se révèle être une digne remplaçante de l'âne et une fidèle compagne de travail, presque une muse ou plus prosaïquement un baromètre social. Le film se prolonge en livre et en exposition photographique.

En 2006, il réalise Outre-mer Outre-tombe (52 min) [11], un documentaire sur les rites funéraires (veillées mortuaires etc.) et les traditions d'accompagnement du défunt aux Antilles : contes, blagues, chants de rhum, devinettes, jeux de mots, et autres messes. Un peu comme si la mort en Caraïbe était moins une fin que le début d'autre chose.

En 2008, c'est Zétwal (52 min) [12],[13], le portrait d’un Martiniquais, grand admirateur d’Aimé Césaire qui au milieu des années 1970 avait comme ambition d’être le premier Français dans l’espace. Ce film a reçu une mention spéciale au festival Vues d'Afrique à Montréal en 2010. Lauréat du Prix Long Métrage Fiction Songe d’une nuit DV 2010, Paris. Prix Spécial du Jury du Festival du Film Documentaire de Martinique 2009. Étoile de la Scam 2009[14],[15]

Zétwal et Ma grena' et moi ont d’ailleurs été présentés à la Cinémathèque française dans le cadre d'Images d'outre-mer, du 14 au 31 décembre 2011.

La liste des courses (52 min) [16],[17] en 2011 revient sur le mouvement de grèves de 2009 en Martinique, prenant comme point de départ une revendication des grévistes : l’établissement d’une liste de produits de première nécessité — reprise par neuf intellectuels antillais [18]— sur lesquels était exigé une baisse de prix. Au-delà de prosaïques considérations sur le coût de la vie, l’histoire de cette liste a soulevé des questions identitaires. Car aujourd’hui, plus que jamais, la somme des je consomme dit bien ce que nous sommes. La liste des courses a été sélectionné et primé aux Étoiles de la Scam 2012[19].

En 2014, il réalise Nous irons voir Pelé sans payer (52 min) [20] dans lequel il revient sur le match de football entre la Sélection de Martinique et le Santos FC du roi Pelé, le 23 janvier 1971 au stade Louis-Achille, à Fort-de-France. Lors d’une tournée de matches amicaux en Amérique du Sud, Centrale et dans la Caraïbe, le Santos joue en Martinique à l’initiative de la Ligue Martiniquaise de Football. Mais pour payer le cachet des Brésiliens, le prix du billet flambe. De nombreuses manifestations sont organisées par les étudiants d’extrême-gauche du Groupe d’Action Prolétarienne (GAP) qui revendiquent « Nous irons voir Pelé sans payer ». Face à l’ampleur de la contestation sociale, le gouvernement français décide en urgence de retransmettre le match en direct à la télévision (ORTF local), grande première dans l’outre-mer français.

En 2016, il réalise Je nous sommes vus (52 min), portraits d’accros aux télénovelas, variantes d’origine sud-américaine des soap operas américains.

Ces films ont tous été diffusés sur France Ô, le réseau Outremer Première, et pour certains Arte et Voyage. Ils ont reçu un bon accueil du public et de la presse et se sont distingués lors de nombreux festivals nationaux et internationaux[21].

Magazines[modifier | modifier le code]

Gilles Elie-Dit-Cosaque a participé à la création de l'émission littéraire Tropismes sur France Ô animée par Daniel Picouly puis Laure Adler, et dont il a assuré la réalisation (2004-2007), notamment les émissions consacrées à Edouard Glissant [22] et Zahia Rahmani [23].

Photographies, graphisme et événements[modifier | modifier le code]

« Ma grena’ et moi »[modifier | modifier le code]

Le documentaire Ma grena’ et moi est accompagné d’une centaine de clichés de Guadeloupéens, essentiellement de Grande-Terre, photographiés avec leurs mobylettes. Ces photos sont regroupées dans un livre, mais ont fait aussi l’objet d’expositions. Dès 2004, elles ont été présentées notamment au Festival international du Film Insulaire de Groix, Morbihan, à « Diaphane », Montreuil sur Brèche, à l’Espace Beaurepaire (Paris), à Photoquai (document .pdf) (Musée du Quai Branly, Paris), à l’Atrium, Fort-de-France ou encore au Casino du Gosier.

En avril 2017, la série photos et le documentaire "Ma grena' et moi" sont sélectionnés par la Ville de Pantin pour faire partie du Mois de la Photographie du Grand Paris [24], pour un mois d'exposition dans la commune qui a vu naître la marque Motobécane en 1924.

Exposition « Liberté Égalité Fraternité Identité »[modifier | modifier le code]

Cette exposition a été présentée à l’occasion de la cérémonie du baptême officiel de l’aéroport International Martinique-Aimé Césaire, le 26 juin 2009. Il s’agit d’un hommage au poète martiniquais. Des citations extraites de ses textes poétiques et politiques étaient affichées, ainsi que des portraits composés à partir de dizaines de photos dont celle d’Aimé Césaire.

Une sélection de ces visuels, accompagnée de citations supplémentaires a été réunie dans un petit livret à tirage limité et numéroté, un passeport, offert ce 26 juin 2009 à tous les passagers transitant par l’aéroport Martinique-Aimé Césaire.

FDF/RMX[modifier | modifier le code]

En 2009, Gilles Elie-Dit-Cosaque crée le vidéo-mix FDF/RMX[25] (Fort de France/Remix) créé à Fort-de-France. C’est une performance expérimentale ; un film monté et mixé en direct devant du public sur une bande son, elle aussi improvisée à chaque représentation. Le FDF/RMX a été réalisé en 2009 à Paris[26], puis en 2010 au Festival du film insulaire de Groix, au festival de cinéma de Douarnenez[27], et enfin en 2015 en ouverture des Rencontres cinéma Martinique.

« Lambeaux »[modifier | modifier le code]

Depuis 2009, en plus de ses films et de ses photos, Gilles Elie-dit-Cosaque développe un travail pictural basé sur le dessin et le collage-photo intitulé "Lambeaux"[28],[29],[30], qui mêle mémoire et négritude. Ces tableaux ont été présentés dans des expositions nationales et internationales, personnelles et collectives comme à la Biennale internationale d'art contemporain de Martinique[31], Latitudes[32], au Mocada à New-York[33], au Mémorial ACTe en Guadeloupe[34],[35], lors de l'exposition "Visions archipéliques" à la Fondation Clément en Martinique[36], à Yellow Sand Galery (Bordeaux), Miettes de baleine (Douarnenez).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Élie-Dit-Cosaque, Gilles (1968-....), « BnF Catalogue général », sur catalogue.bnf.fr, 10630-gpfre (consulté le 3 mars 2018)
  2. « Je, tu, îles… la vie antillaise conjuguée par le réalisateur Gilles Elie-Dit-Cosaque », Télérama,‎ (lire en ligne).
  3. « kassav »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur www.lamaisongarage.fr (consulté le 19 août 2016).
  4. « kamo »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur www.lamaisongarage.fr (consulté le 19 août 2016).
  5. http://inpes.santepubliquefrance.fr/70000/dp/02/dp020201.pdf
  6. « Prisca », sur www.partenaireproduction.com (consulté le 19 août 2016)
  7. LeCripsIDF, « Super Manon - Scénarios sur la drogue aux Antilles », (consulté le 19 août 2016)
  8. « un Air de Césaire », sur www.lamaisongarage.fr (consulté le 19 août 2016)
  9. « Gilles Elie Dit Cosaque - Bretagne & diversité », sur www.bretagne-et-diversite.net (consulté le 19 août 2016).
  10. « Ma grena' et moi », sur www.lamaisongarage.fr (consulté le 19 août 2016)
  11. « Outre-mer Outre-tombe », sur www.lamaisongarage.fr (consulté le 19 août 2016)
  12. « Allo, ici la Terre, Commandant Zetwal », sur telerama.fr
  13. « Zétwal », sur www.lamaisongarage.fr (consulté le 19 août 2016)
  14. « Lauréats Etoiles 2009 », sur www.scam.fr (consulté le 19 août 2016)
  15. « Éclats de vers. « Une heure avec Aimé Césaire » » (consulté le 19 août 2016)
  16. « La liste des courses », sur www.lamaisongarage.fr (consulté le 19 août 2016)
  17. « Rencontre avec Alain Blondy, Susheela Raman (live), et Gilles Elie-dit-Cosaque du 06 octobre 2011 - France Inter » (consulté le 19 août 2016)
  18. « Neuf intellectuels antillais contre », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  19. « Lauréats Etoiles 2012 », sur www.scam.fr (consulté le 19 août 2016)
  20. « Nous irons voir Pelé sans payer », sur www.lamaisongarage.fr (consulté le 19 août 2016)
  21. « film-documentaire.fr - Portail du film documentaire », sur film-documentaire.fr (consulté le 19 août 2016)
  22. « Tropismes », sur www.lamaisongarage.fr (consulté le 19 août 2016)
  23. « Tropismes », sur www.lamaisongarage.fr (consulté le 19 août 2016)
  24. « Ma grena' et moi »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Ville de Pantin (consulté le 28 mars 2017).
  25. « FDF/RMX », sur www.lamaisongarage.fr (consulté le 19 août 2016).
  26. « Ceci n'est pas un bulletin de santé de Johnny Hallyday » (consulté le 19 août 2016).
  27. « Vidéo-mix caribéo-breton au festival de cinéma de Douarnenez » (consulté le 19 août 2016).
  28. « Lambeaux, photos et collages de Gilles Elie-Dit-Cosaque », sur Leblogdecom' (consulté le 19 août 2016).
  29. « L’œil du lézard : Gilles Elie – dit – Cosaque », sur Aica Caraïbe du Sud, (consulté le 19 août 2016).
  30. « Rendering the Real: interview with Gilles Elie-Dit-Cosaque », sur arcthemagazine.com (consulté le 19 août 2016).
  31. « Interview exclusive de Gilles Elie-dit-Cosaque, artiste martiniquais », sur blog.uprising-art.com (consulté le 19 août 2016).
  32. « Dossier de presse Latitudes 2009 » [PDF].
  33. Martha Schwendener, « Review: "Field Notes" Uses Visual Art to Explore Caribbean Heritage », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne).
  34. « Exposition temporaire art contemporain Échos imprévus », sur memorial-acte.fr (consulté le 28 mars 2017).
  35. « le Mémorial Act résonne des échos imprévus », Guadeloupe 1ère,‎ (lire en ligne).
  36. « Exposition collective I Visions Archipéliques du 13 octobre au 30 novembre 2016 », sur www.fondation-clement.org (consulté le 28 mars 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]