Kassav'

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Kassav’
Pays d'origine France
Genre musical Zouk
Années actives Depuis 1979
Site officiel http://www.kassav-official.com/
Composition du groupe
Membres Georges Décimus
Jocelyne Béroard
Jean-Philippe Marthély
Jean-Claude Naimro
Anciens membres Jacob Desvarieux (1955 † 2021)
Pierre Edouard Décimus Claude Vamur
Patrick Saint-Éloi (1958 † 2010)

Kassav' est un groupe de musique fondé en Guadeloupe en 1979 sur la base d'un rythme de gwo ka guadeloupéen, du ti bwa martiniquais et du mendé. Le mot « kassav » fait référence à la cassave (galette de manioc) en créole[1].

L'aventure a commencé lorsque Pierre-Edouard Décimus, vieux routier de la musique antillaise, membre du groupe Les Vikings, décide de concevoir une nouvelle démarche musicale avec Freddy Marshall (artiste guadeloupéen). Ils font appel à Georges Decimus, frère de Pierre Edouard, et Jacob Desvarieux à l’époque guitariste et arrangeur, plutôt amoureux de Rock et de R’n’B. Très attaché à la musique populaire de la Guadeloupe, Pierre-Edouard Décimus cherche à l’adapter aux techniques musicales modernes.

Pour les enregistrements, ils travaillent avec de nombreux musiciens de studio, qui vont devoir réaliser ce qu’ils ont en tête. C’est d’abord expérimental. Les rythmes d'origine, venant essentiellement du Gwoka (genre musical de la Guadeloupe), serviront de base à la musique dont ils rêvent. Kassav' est donc un concept avant d’être un groupe. Une réflexion, un désir de progression, un retour aux sources. Le trio de base du groupe rentre en studio en novembre et, au début de l'année 1979, paraît le premier album de Kassav', intitulé Love and Ka Dance.

Le groupe se formera au fur et à mesure, sous différentes formes « Soukwé kò’w » ou Kassav', avec des allées et venues de musiciens et chanteurs jusqu'en 1984. A cette époque, les musiciens antillais sont rarement professionnels : la musique est un passe-temps et difficilement un métier - « ça ne paye pas ».

Kassav' va bouleverser l'une et l'autre habitude: en se produisant essentiellement en concert, en enregistrant disque sur disque, seize jusqu'à présent (sans compter les «live») sous le nom générique du groupe, et plus de trente albums solos de ses membres. En conquérant un public de plus en plus vaste et fidèle et en popularisant le zouk, le groupe rend orgueil et considération à la musique et aux musiciens antillais dans les Caraïbes comme en France, en Afrique, et dans le reste du monde.

Kassav' est considéré comme le groupe précurseur ayant introduit le zouk en dehors des antilles[2]. De ce fait, le groupe Kassav' est considéré comme le créateur du genre musical qu'est le zouk[3]. Les premiers albums du groupe, considérés à l'époque par les majors français comme étant trop « ethniques » sont produits par divers producteurs de musique antillaise, et distribués généralement par Sonodisc.

Kassav' est un groupe célèbre à l'international, et a joué sur les cinq continents. Il a donné des concerts aussi bien au Congo-Brazzaville qu'au Sénégal, aux États-Unis, au Japon et même en URSS, devenant le premier groupe « noir » à jouer là-bas[4].

La musique de Kassav' a influencé la musique antillaise, et a contribué à sa promotion en dehors des frontières de la France comme des Caraïbes[5].

Biographie et histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Kassav'[6] commence en 1979 avec Pierre-Édouard Décimus, musicien professionnel dans un orchestre (Les Vikings de la Guadeloupe) de danse depuis les années 1960, et Freddy Marshall. Pierre-Édouard Décimus avait lu un article sur Goldorak et les noms à succès ; pour plaire au public, il fallait un V, un K ou un L avec une histoire pathétique ; avec Freddy Marshall, il choisit Kassav'[7]. La cassave est un produit du terroir agricole mais aussi rattachée à des drames car le manioc contient du cyanure qui s’évapore avec la cuisson. Le groupe sort en fin d'année 1979 son premier album Love and Ka dance qui est un album expérimental avec l'apparition de nouveaux sons notamment avec l'émergence de l'électronique dans l'industrie de la musique, et aussi au niveau des cuivres.

Entre 1979 et 1983 le groupe est plutôt expérimental et de nombreux chanteurs intègrent puis quittent le groupe. En 1979, les piliers du groupe sont Jacob Desvarieux, Georges et Pierre-Edouard Décimus et Freddy Marshall aux chants. A la recherche de "cuivres", Jacob Desvarieux se tourne vers Hamid Belhocine[8] et Freddy Hovsepian[9] qui intègrent le groupe dès 1980.

Lors de la sortie de leur second album en 1980, Lagué mwen, on peut entendre Jocelyne Béroard en chœur sur le titre Soleil, titre qu'elle reprendra dans l'album Vini pou en 1987. Elle intégrera le groupe de manière définitive en 1983.

En 1981, Christophe Zadire quitte le groupe pour raison personnelle, le groupe accueille Jean-Claude Naimro aux claviers et Jean-Philippe Marthély au chant. En août 1981, ce sont les débuts scéniques du groupe à travers les Antilles. Les moyens techniques sont importants. Le groupe est accompagné de deux danseuses Catherine Laupa et Marie-José Gibon aux chorégraphies structurées et qui à l’occasion, participent aux chœurs. Le succès est incontestable.

Le groupe sort son nouvel album en 1981, Numéro 3 sur lequel, la monture définitive du groupe commence à apparaître avec Douglas Mbida aux claviers et l'arrivée de Jean-Philippe Marthély et Jean-Paul Pognon aux chants.

En 1982, après un quatrième album (sans titre), Kassav' se "démembre" et permet à chacun de ses chanteurs de sortir des albums solo. Kassav' est toujours là mais en accompagnement. Suit celui de Georges Décimus Avec Kassav' et Cie sur lequel un nouveau venu vient chanter : Patrick Saint-Eloi qui lui-même sort un peu plus tard Misik ce lanmou .

Patrick Saint-Eloi qui rejoint le groupe en 1982, s'impose dès lors comme le créole lover et mènera une carrière solo en parallèle. En 1983, la mouture définitive du groupe est faite. Jocelyne, Jean-Philippe et Patrick aux chants, Jacob aux guitares et chant, Jean-Claude aux claviers, Georges à la basse, Claude Vamur à la batterie. Par ailleurs, le groupe fait appel à deux danseuses : Catherine Laupa et Marie-Josée Gibon et également à une section de cuivres qui fait la particularité de Kassav'.

Ralph Thamar vient apporter sa contribution au cinquième album du groupe qui sort en 1983, sur le titre "My doudou". La machine est en route. Georges Décimus concocte un nouvel album solo La Vie à l'instar de Jacob Desvarieux avec Banzawa et Jean-Philippe Marthély avec Ti coq. Cela ne les empêche pas de travailler pour le collectif car en fin d'année sort Passeport, un autre album de Kassav'.

Jacob Desvarieux sort son nouvel album en 1983, Oh Madiana avec la chanson éponyme qui deviendra un grand succès du groupe[10].

En 1984, Jacob et George sortent l'album Yélélé avec le tube Zouk la sé sèl médikaman nou ni qui va propulser le groupe au rang des plus grands[11].

Le groupe en profite également pour sortir son nouvel album Ayé où la chanteuse Jocelyne Béroard interprète une chanson écrite par Georges Décimus "Moman tala" qui passera inaperçue. En 1985, c'est le premier Zénith du groupe sans l'aide des médias. Lors de ce concert, Claudy Syar, fondateur de Tropiques FM, présente Kassav’, en disant : "Et je me sens être le témoin privilégié de l’affirmation d’une identité, d’une révolution"[12].

Patrick Saint-Eloi sort son nouvel album en 1984 A la demande avec de gros tubes comme Zouké ou Ballade Kréyol.

Cette même année quatre albums voient le jour An ban chenn de Kassav' avec des tubes comme "Mové Jou" et "Pa bizwen palé", interprétés par Jocelyne Béroard , An ba latè de Jean-Claude Naimro, un album sans titre de Patrick et Jean-Philippe qui lancent par la même occasion le concept Bizness et l'album solo de Jean-Phillipe Marthély avec des tubes comme Rété ou Bel kréati.

Un an plus tard en 1986, la voix féminine du groupe sort son album Siwo[13] qui deviendra le premier disque d'or pour une chanteuse antillaise. Il s'ensuit alors une seconde tournée au Zénith de Paris ainsi qu'en Afrique. Cette seconde tournée au Zénith de Paris rend hommage au trompettiste André Laïdli décédé d’une jaunisse aggravée durant une série de concerts au Gabon qui sera remplacé par Jean-Pierre Ramirez.

Après un pèlerinage en Afrique, Jacob et Georges sortent un album intitulé Gorée du nom de l'île d'où partaient de nombreux esclaves africains vers les Antilles. Sur cet album les sonorités africaines sont omniprésentes et marquent également un tournant dans le son Kassav'.

En 1987, la machine Kassav' sort un nouvel opus, Vini pou qui sera disque de platine. Sur cet album, on trouve de nombreux tubes teintés d'un son africain comme Syé Bwa et Vini pou.

C'est également l'année où le groupe signe avec Sony music (CBS à l'époque) et permet à Kassav' de s'émanciper tant au niveau des moyens qu'au niveau de la créativité. Cependant en signant avec Sony Music, leur contrat stipulait qu'aucun album solo ne devait sortir avant trois ou quatre ans afin d'installer le style Kassav'.

En fin d'année 1988, le groupe décide de réunir tous les artistes antillais en vogue pour deux concerts sous le nom du Grand Méchant Zouk. En 1989, le groupe a dix ans et pour cela, un nouvel album voit le jour Majestick zouk et le Zénith est investi trois soirs de suite pour des concerts anniversaires.

En 1990, Kassav' organise le deuxième Grand méchant zouk, concept initié deux ans plus tôt.

En 1991, Georges Décimus quitte le groupe et est remplacé par Frédéric Caracas. Le groupe fait appel aussi à des choristes en remplacement de Catherine Laupa et Marie-Josée Gibon qui ne se limiteront qu'aux chorégraphies. La particularité de ces choristes est qu'elles viennent des îles anglophones de Trinité et Tobago. Cette même année, Jocelyne Béroard sort son deuxième album solo intitulé Milans. Elle évoquera dans son livre paru en 2022, les difficultés rencontrées lors de l'enregistrement de cet album. En effet, c'est le premier album sans Georges Décimus, et il faut s'habituer au jeu de basse de Frédéric Caracas, l'ingénieur du son qui suit le groupe depuis 1982 n'est pas présent lors de cet enregistrement.

Jean-Philippe Marthély avec la complicité de Ronald Rubinel sort un nouvel album intitulé Black Jack avec de nombreux tubes comme "Cobaye".

Patrick Saint-Eloi sort un nouvel album solo en 1992 intitulé Bizouk avec également de nombreux tubes comme "Maman kréyol" ou "Bay chabon" qui deviendra la chanson d'introduction des concerts de Kassav' à partir de 1993.

Direction légèrement déviée en 1992, lorsque le groupe prend le chemin du cinéma. En effet, sous l’égide d’Euzhan Palcy, la réalisatrice de "Rue Case Nègre" (récompensé par le César français du meilleur premier film) ou encore d'"Une saison blanche et sèche", les membres de Kassav' tiennent des rôles divers dans son dernier film "Siméon". La chanson générique du film sera "Mwen alé", interprétée bien entendue par Kassav' et que l'on retrouve sur Tékit Izi, leur nouvel album, composé de morceaux chaloupés, de cuivres énergiques ou encore de steel band. Sur cet album, le groupe a également associé un style nouveau : le zouk raggamuffin (mélange de reggae et du zouk) avec le titre "Lévé Tèt Ou".

Lors d'un concert du groupe à Créteil, le samedi 20 juin 1992, l'ancienne manager du groupe, Béatrice Fay a été blessée par balle par un inconnu[14].

L'année 1993 voit le départ temporaire de Jean-Claude Naimro qui part en tournée mondiale avec Peter Gabriel. Il est remplacé par Thierry Vaton. Le groupe donne une série de concert au Zénith de Paris et s'en suivra un CD live Sé nou mem.

Jean-Philippe Marthély sort son nouvel album solo sans nom en 1993 avec des tubes comme "Si sé ta'w ou des chansons plus profondes comme "La priyè doulè".

En 1994, Patrick Saint-Eloi sort un nouvel album intitulé Zoukamine avec de nombreux tubes comme Ki jan kéfè.

En 1995, un important turn-over a lieu du fait du changement de manager du groupe. César Durcin quitte le groupe et est remplacé par Patrick Saint-Elie, un percussionniste martiniquais. Douglas Mbida est remplacé par le jeune pianiste Philippe Joseph. Guy Nsangé succède à Frédéric Caracas à la basse. Le plus gros changement se fait surtout au niveau de la section cuivre : les départs de Claude Romano au trombone, de Claude Thirifays aux saxophones et de Jean-Pierre Ramirez à la trompette. Fabrice Adam[15], jeune trompettiste rejoint le groupe dès 1992 en remplacement de Freddy Hovsepian qui est revenu en 1993, et en 1994 de manière définitive et Claude Pironneau, saxophoniste rejoint le groupe à partir de 1998 pour quelque temps et de façon définitive à partir de 1999 lors des 20 ans du groupe à Bercy[16].

Ces départs sont aussi une conséquence de la volonté de Sony Music de faire une distinction entre les têtes d'affiche et les autres. En effet avant cela, tous les musiciens de Kassav' avaient le statut de membres du groupe. Sony Music a décidé de réduire le groupe aux cinq têtes d'affiches et les autres membres passent au statut de musiciens du groupe. Dans son livre, Jocelyne Béroard explique cette démarche par le fait que Sony Music avait expliqué que c'était la première fois que des royalties étaient versées aux danseurs ainsi qu'aux musiciens. Le groupe est désormais composé des cinq membres fondateurs et les musiciens deviennent "salariés" du groupe. De nombreux musiciens estimaient avoir participé au succès du groupe et n'approuvaient pas la politique de Sony Music ont donc quitté le groupe en 1995.

C'est également l'année de la sortie de leur douzième album studio Difé avec de nombreux invités, notamment Manu Katché à la batterie, et Stevie Wonder à l'harmonica. Pour les textes, on compte aussi Patrick Chamoiseau, Prix Goncourt 1992 (prix littéraire français) pour "Pa ni pwoblèm". Une tournée s'en suivra avec un passage au Zénith en .

En 1996, sort dans les bacs l'album Marthéloi, de Marthély et de Patrick Saint-Eloi, qui succède au concept Bizness en 1985 et de celui de Jean-Claude Naimro Digital dreads dans lequel il invite ses amis à interpréter des chansons.

En 1998, c'est la sortie de deux albums solos : Lovtans de Patrick Saint-Eloi et O péyi de Marthély.

Très appréciés en Amérique Latine, les titres de Kassav' sont souvent adaptés voir plagiés en espagnol. Pour contrecarrer ce phénomène, le groupe décide de sortir un album dans la langue de Cervantes. En octobre 1997, il part enregistrer à Cuba et travaille avec les meilleurs ingénieurs du son du fameux studio Egrem. Les titres sont ensuite mixés à Miami dans les studios Crescent Moon de Gloria Estefan. Un toque latino sort en novembre 1998 chez Sony. Savant dosage de zouk et de salsa, cet opus reprend des standards qui ont jalonné la carrière de Kassav'. Deux titres restent en créole comme "Zouk la sé sel medikaman nou ni" alors que d'autres sont adaptés comme "Siwo" par exemple, qui devient "Molo, malisimo". Le célèbre parolier Etienne Roda-Gil, d'origine espagnole, est venu prêter main-forte pour la réécriture des textes. Cette nouvelle "lecture" du zouk constitue sans doute une étape dans son histoire : rapprochement commercial d'abord, mais en fin de compte culturel entre les Antilles et l'Amérique latine.

En 1999, Kassav' fête ses 20 ans à Bercy pendant 2 jours : 32 000 spectateurs sont venus assister aux concerts avec de nombreux invités comme Zouk Machine, Passy, Tony Chasseur, Ralph Thamar[17]. Un best of avec trois chansons inédites sort dans les bacs. Après la métropole, Kassav' célèbre son anniversaire le 10 juillet en Guadeloupe et le 17 en Martinique. Après deux dates aux Etats-Unis (New York et Boston), il revient en France pour une tournée. En décembre, c'est au tour de Jacob Desvarieux de montrer ses talents en solo sur un album intitulé Euphrazine Blues.

L'année 1999 est l'année de la consécration pour Patrick Saint-Eloi qui donne son premier concert solo dans une salle Parisienne : l'Olympia à guichets fermés.

Un an plus tard, le groupe sort son treizième album studio Nou la. S'en suivra une tournée en 2001 au Zénith de Paris[18], dernier Zénith avec Kassav' pour Patrick Saint-Eloi qui quitte le groupe en 2002, pour se consacrer à sa carrière solo après 20 ans de collaboration au sein du groupe. C'est également l'année où il produit un dernier album solo avec Kassav, intitulé Swing Karaib[19]. Le groupe met également fin à son contrat avec Sony et les membres du groupe deviennent leurs propres producteurs.

En 2002, le groupe décide de prendre une année sabbatique, ce qui permet au chanteur Jean-Philippe Marthély de se produire en live avec son groupe "La Bande à Pipo" dont un album "live" sortira en 2002 avec de nombreux invités comme Patrick Saint-Eloi, Ralph Thamar entre autres. Il sort également un nouvel album solo intitulé Pipo Djouk, avec des sonorités mazurka.

Le 25 novembre 2002, Patrick Saint-Eloi, donne un concert à l'occasion de la sortie de son album Swing Karaib à la Cigale à Paris devant près de 2000 personnes.

Guy Nsangué, bassiste est remplacé par Stéphane Castry entre 2002 et 2004 avant le retour officiel de Georges Décimus.

Les projets solos se poursuivent l'année suivante, avec la sortie du troisième album solo de Jocelyne, Madousinay, avec un vibrant hommage rendu à Edith Lefel morte en janvier de la même année. Quant à Jacob, il participe au succès du concept Dis l'heure de zouk avec notamment Passi.

En 2004, Georges Décimus et Marie Josée Gibon réintègrent la troupe pour la sortie du 14e album, Ktoz. Leur chanson Kolé Séré a fait l'objet d'une reprise par Jimmy Buffett. le 4, 5 et , Carnaval tour est le nom d'une tournée de Kassav'[20].

En 2005 Patrick Saint-Eloi sort son premier album post Kassav' intitulé Plézi. Cet album marque un tournant dans la carrière de Patrick Saint-Eloi puisque c'est le premier album sans la présence de cuivres dans les chansons[21]. Dans le cadre de la sortie de cet album, une tournée au nom de "Lov tours" est organisée en passant deux soir au Bataclan à Paris en novembre 2005.

Le , la troisième éditions du GMZ (Grand Méchant Zouk) est organisée à Bercy avec toute la nouvelle génération d'artistes. Ce sera un succès mitigé[22]. Jean-Phillipe Marthély sort également un nouvel album solo en 2006 intitulé Koulè lanmou.

Entre les tournées, les projets solo, Kassav' se retrouve le pour nous présenter leur dernier opus All u need is zouk, qui se veut une traduction quasi littérale de zouk la sé sèl médikaman nou ni. Quatorze titres qui parlent de l'histoire, de la vie tout simplement. Il s'ensuit une tournée qui les fera passer par le Zénith de Paris Le 4, 5 et dans le cadre du All u need is zouk tour[23]. Lors de cette nouvelle tournée, le groupe fait appel à un nouveau choriste, Jean-Jacques Séba pour accompagner Marie-Céline Chroné et Marie-Josée Gibon.

Parallèlement, Patrick Saint-Eloi investit le Zénith de Paris le 16 juin 2007 à l'occasion de ses 25 ans de carrière[24]. C'est une première pour l'artiste qui avait l'habitude d'investir cette salle avec le groupe Kassav'. Il en profite pour sortir son premier "best of" intitulé "Zoukolexion volume 1" avec 4 titres inédits dont "Esséyé" et "Eskizé mwen"[25].

Jean-Philippe Marthély, en 2007 en compagnie de Serge Aron, sort un nouvel album intitulé 50/50.

Le 13 août 2008, un concert-hommage pour Patrick Saint-Eloi sur le site de Damencourt dans la commune du Moule est organisé par la région Guadeloupe avec un public estimé à près de 40 000 personnes. Le chanteur en profite pour sortir le second volume de son "best of" intitulé "Zoukolexion volume 2" dans lequel il reprend deux chansons qu'il avait composé pour Jocelyne Béroard et Edith Lefel, "Mi tchè mwen" et "La Klé".

En 2008, le batteur Claude Vamur sort son nouvel album solo intitulé Koloka, aux sonorités jazz Ka avec la complicité de Claude Pironneau, saxophoniste du groupe qui lui apporte une composition "Pirogue"[26].

Le , Kassav' fête ses 30 ans d'existence au Stade de France, devant 65 000 personnes, avec Admiral T en première partie[27]. Une centaine d'artistes les accompagne dont Tony Chasseur, Jean-Luc Guanel, Jocelyne Labylle, Princess Lover et Tanya Saint-Val et le congolais Fally Ipupa. C'est également le départ de Claude Vamur après 27 ans de collaboration. Hervé Laval assure l'intérim avant que le groupe donne la chance à un jeune batteur Thomas Bellon. Kassav' devient ainsi le premier groupe français à se produire au Stade de France avant Indochine. Cette tournée s'arrêtera en Martinique à la salle de l'Atrium pour 7 dates en novembre 2009.

Le est une date importante pour le groupe Kassav', en effet, Patrick Saint-Eloi qui avait quitté le groupe en 2002, meurt d'une longue maladie en Guadeloupe.

En 2011, Kassav' organise la 4e édition du Grand Méchant Zouk et remplit le Zénith deux soirs de suite[28]. L'opération est reconduite en juin 2012. Jocelyne Béroard organise son premier concert solo à l'Olympia[29] qui a déjà accueilli Patrick, Edith Lefel et Tanya Saint-Val.

En 2012, Jean-Philippe Marthély sort un album aux sonorités spirituelles intitulé Kouté.

Kassav' est en concert le 7, 8 et au Zénith de Paris pour le lancement de la tournée Mawonaj tour consécutif à la sortie de l'album Sonjé[30] le [31]. Le groupe rend hommage à Patrick Saint-Eloi et revient aux sources du zouk. Cette tournée s'arrêtera une nouvelle fois à l'Atrium en Martinique avec 8 dates de concerts. [32]

C'est à partir de ce moment que l'apostrophe finale du mot Kassav sera supprimée, ce qui s'explique par la volonté du groupe de s'aligner sur les travaux de recherche effectués sur la langue créole par le GEREC-F (Groupe d'Etudes et de Recherches en Espace Créolophone et Francophone), UAG (Université des Antilles Guyane)[6].

Les 8 et , le groupe se produit pour la première fois à l'Olympia, pour clôturer le Mawonaj'tour sur le territoire métropolitain.

Claude Pironneau, saxophoniste quitte le groupe en fin d'année 2013 après 14 ans de collaboration. Il est remplacé par Bruno Ribera en 2014.

Jean-Philippe Marthély sort un best-of en début d'année 2014. avec des titres inédits dont le tube Coco bô Nini. La sixième édition du Grand Méchant Zouk se déroule le au Zénith de Paris[33].

Le 17 octobre 2014, l'ancienne manager du groupe, Béatrice Fay décède d'une longue maladie.

En 2015, le percussionniste Patrick Saint-Elie quitte le groupe pour raisons personnelles. Il est remplacé dans un premier temps par un jeune percussionniste, Boris Reine Adelaide, entre 2015 et 2017, puis par un duo de percussionnistes, Mickael Lordelot et Dominique Tauliaut, à partir de 2017.

Le , l'ancien percussionniste du groupe, César Durcin meurt à l'âge de 58 ans des suites d'une longue maladie[34].

Les 27, 28 et , Kassav' se produit pour la dernière fois dans sa salle fétiche, le Zénith de Paris[35], avant une nouvelle tournée mondiale « Chiré Douvan Tour ».

Le , à l'occasion des sept ans de la mort de Patrick Saint-Eloi, Kassav' organise une édition spéciale du Grand Méchant Zouk où de nombreux artistes sont venus interpréter le répertoire de Patrick[36].

Le , Jocelyne Béroard se produit sur la scène de la Cigale à Paris mais également à l'Atrium en Martinique pour un concert solo avant les préparatifs du 40e anniversaire.

Jacob Desvarieux lance son projet solo Nanm Kann, où il interprète les chansons de son album solo Euphrasines blues sorti en 1999 et revisite le répertoire de Kassav' avec une sonorité jazz.

Freddy Hovsepian, trompettiste du groupe, est remplacé après 39 ans de collaboration pour raisons de santé par Jacques "Kako" Bessot et Philippe Slominsky.

En février 2019, Jean-Philippe Marthély et Georges Décimus sortent un single endiablé intitulé "Mangola" sur toutes les plateformes de téléchargement légal.

En , Kassav' devient le premier groupe français à jouer à La Défense Arena devant 40 000 personnes. En première partie, fut organisée la huitième édition du Grand Méchant Zouk. Cette tournée des 40 ans du groupe leur permet de faire le tour du monde, une nouvelle fois, en jouant aux Antilles, dans le Pacifique notamment. Un DVD du concert filmé sort dans les bacs le .

Le , le chanteur Jean-Philippe Marthély est victime d'un AVC, depuis, il est en convalescence[37].

Le 20 octobre 2020, à l'occasion des 62 ans qu'aurait eu Patrick Saint-Eloi, un titre posthume est dévoilé sur toutes les plateformes de téléchargement légal. Ce titre s'intitule "Nou pa dako" et reflète bien le génie de Patrick Saint-Eloi et qui fait écho à l'actualité sinistre de notre époque[38].

En décembre 2020, le saxophoniste Alain Hatot qui était dans le groupe entre 1979 et 1987 (albums du groupe et solos et concerts) décède à 74 ans des suites d'une longue maladie[39].

Le , le trompettiste Freddy Hovsepian décède à l'âge de 76 ans des suites d'une longue maladie[40].

Le 18 avril 2021, le backliner Olivier Legrand décède brutalement[41].

Le 25 juin 2021, à l'occasion des 22 ans de la disparition de Gilles Floro, Jean-Claude Naimro sort une nouvelle version de son titre "Bel pawol pou an fanm" avec la nouvelle génération Riddla et Staniski[42].

Le , le guitariste Jacob Desvarieux, de santé fragile depuis une greffe de rein, est hospitalisé au CHU des Abymes de Pointe-à-Pitre. Diabétique, le musicien s'y était rendu dans un état de faiblesse, dans le cadre des contrôles périodiques qu'il doit effectuer depuis la greffe de rein qu'il a subie. Et c'est au cours de ce contrôle qu'il a été testé positif à la Covid-19. Depuis, il était hospitalisé, en raison de complications liées à sa greffe. Il succombe du coronavirus le vendredi , à l’âge de 65 ans[43].

En décembre 2021, un album posthume de Jacob Desvarieux est sorti dans les bacs. Il s'agit de son concept "Nanm Kann" en version live enregistrée en 2018 et qui était déjà en vente sur les plateformes de téléchargement de musique depuis 2020.

En mars 2022, la chanteuse du groupe,Jocelyne Béroard, publie son premier livre intitulé "Loin de l'Amer", où elle raconte l'histoire de Kassav' avec son point de vue[44].

Le titre phare de Jean-Philippe Marthély, "Rété" est repris en 2022 par le groupe cubain Gente de Zona, pour devenir "Hice bien quererte"[45] Le titre sur Youtube dépasse les plus 2 millions de vues.[46] Ce n'est pas la première fois que ce titre est repris par un artiste de l'Amérique latine. La chanteuse Mexicaine Ana Gabriel[47] avait repris dès 1989 la chanson "Rété" et était devenue l'un de ses plus grands succès.

En mai 2022, un concert intitulé "Eia Kassav'" est organisé en Martinique par Tony Chasseur et Gilles Voyer afin de rendre hommage au groupe Kassav' où de nombreux artistes sont venus interpréter les nombreux titres du groupe[48].

Jocelyne Béroard se produira le 19 novembre 2022 aux Folies Bergères dans le cadre de son "Chawa Tour".

En 2023, une tournée hommage à Jacob Desvarieux est prévue.

Influences[modifier | modifier le code]

Kassav' est le créateur du zouk[49],[50] dans les années 1980 avec un style nouveau, notamment le mélange de musiques antillaises (bèlè, gwo-ka, biguine, compas, kadans, calypso, cadence-lypso) et le combo claviers-boîtes à rythmes ainsi que le funk nord-américain. À son origine, le groupe décide de renouveler, moderniser et sortir de son image folklorique la musique traditionnelle (tambour) carnaval qu'ils ont toujours joué. Le groupe associe des influences de compas (très populaire et très écouté en Guadeloupe et Martinique), de salsa, de reggae de la fin des années 1970, aux rythmes de la biguine et du merengue qui, avant la naissance du groupe, existaient principalement comme styles musicaux :

  • la Cadence-Lypso créée par Exile One en Dominique et interprétée par des groupes tels que Les Grammacks ou Bill O Men, groupes dominicais ;
  • le Kadans (repris précédemment par Les Aiglons et Typical Combo de Guadeloupe) ;
  • le Compas, musique contemporaine originaire d’Haïti ;
  • le Gwoka, musique traditionnelle de la Guadeloupe, dont il existe 7 variantes (rythmiques) ;
  • le Bèlè, musique traditionnelle de la Martinique, dont il existe 11 variantes (rythmiques) ;
  • la Biguine, musique et danse traditionnelle de la Martinique ( Saint-Pierre) ;
  • Kassav' utilise aussi le rythme du Makossa (un rythme populaire issu du Cameroun), comme par exemple dans le premier single de JC Naimro intitulé La vie ka roulé produit par le saxophoniste Manu Dibango[51].

Point de vue d'experts en musique sur le groupe[modifier | modifier le code]

En dehors de l'aspect phénoménal du groupe Kassav, de nombreux experts en musicologie affirment que Kassav' est le groupe français qui s'est produit le plus à l'étranger, le groupe est également porte drapeau de la France à l'international, même si au niveau national, la musique de Kassav' souffre de son côté tropical et est boudé par les grands médias. Cependant, malgré l'absence de couverture médiatique, le groupe Kassav' détient le record du nombre de passage au Zénith de Paris, a donné des concerts dans 78 capitales du monde. Preuve du manque de reconnaissance du travail du groupe sur la créativité musicale, les majors de l'industrie musicale rangent Kassav' dans le panier de la "World music".

Marie Laurence Gourou, rappelle le caractère exceptionnel et unique de l’entreprise Kassav’ en matière d’exportation de produits culturels, musicaux, originaux d’une qualité artistique soutenue et d’une modernité technique pointue qui montre le professionnalisme immense et tenace du groupe Kassav’. Elle insiste particulièrement sur le fait fondamental, que le groupe Kassav’ joue le rôle d’ambassadeur culturel, musical dans le monde entier. Et, les responsables culturels français de Paris ou des réseaux culturels et diplomatiques à l’étranger n’en ont pas eu suffisamment conscience. Encore faut-il l’accepter! Marie Laurence Gourou, 30 ans de carrière, experte chez Sony, le plus grand vendeur de disques du monde est une voix interne, pertinente :

"Il me semble que de toute ma carrière qui a été longue, Kassav’ c’est le seul groupe français et au monde qui s’est exporté de cette façon là. Et ça, je crois que l’on ne l’a pas assez dit. Je crois que les gens ne se sont pas très bien rendus compte de la dimension du groupe. Du fait qu’ils étaient les ambassadeurs de la France dans le monde entier."

Bertrand Dicale, journaliste musical confirme le phénomène exceptionnel, la renommée internationale exceptionnelle de Kassav’, comme groupe français qui fait le plus de concerts dans le monde: « Ce que les gens oublient complètement, c’est qu’aucun artiste français n’a donné plus de concerts à l’étranger que Kassav’. » Si Kassav’ envahit le monde, l’Afrique devient, selon Gérald Désert, « terre de prédilection de Kassav’ où ses membres sont en perpétuel immersion (…) voyage initiatique (…) réminiscence de cette mémoire lointaine et profonde, venue du fond des âges, dans ce monde qui pense leur appartenir désormais[52]. »

En effet, l’immense Afrique (Algérie, Angola, Afrique du Sud, Bénin, Burkina-Faso, Cameroun, Cap Vert, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Mali, Mozambique, Niger, Sénégal, Togo, ex Zaïre) devient la scène des méga-concerts dans des stades, des salles de 100 000 personnes. Bertrand Dicale corrobore la réputation des musiciens de Kassav’, rois d’Afrique « Les stades africains n’avaient jamais connu de telles foules pour des artistes venus d’un autre continent . » L’Afrique devient aussi l’esplanade des seuls festivals de zouk au monde (Maputo au Mozambique) et (Luanda en Angola), le décor naturel des clips (Wep), le socle du premier musée du zouk et de Kassav’ (Maison du zouk, Luanda, Angola), le lieu mémoriel et inspirateur des tubes (Gorée).

Kassav’ a donc réussi son pari. Le zouk se révèle être une magnifique histoire d’achèvements, de succès avec de très beaux jours devant lui. Le zouk se révèle être une très belle et brillante affaire à faire fortune. On l’a vu avec l’expertise de Marie Laurence Gourou (Sony Music). On l’a entendu par la voix avertie de Bertrand Dicale, journaliste musical prolifique (Figaro, RFI, France TV Info, News Tank Culture), auteur musicologue Ni noires, ni blanches : histoire des musiques créoles, (2017). On devrait le comprendre avec Jocelyne Guilbault, professeure d’ethnomusicologie à la Faculté de musique de l’Université de Californie, Berkeley et auteure d’ouvrages et articles sur la musique, Zouk World Music in the West Indies (1993), qui nous apporte des éclairages passionnants en potentialité créatrice et valeur marchande du zouk. D’abord dans son article « Créolité and Francophonie in Music » paru en 1997, elle revient sur l’argumentation, la plaidoirie qu’elle avait déjà signée : « “Zouk is the first Creole music to have achieved commercial success not only in the Creole-speaking Islands and the Caribbean as a whole, but in Europe and Francophone African countries as well.” (Guilbault 1993). » Ensuite dans un autre article « Le rôle du zouk en Guadeloupe » paru en 1996, elle attire notre attention sur un fait précis et particulier qui corrobore aussi notre argumentation : la révélation de la valeur substantielle du zouk et des mesures renforcées qui l’ont accompagnée.

Des mesures prolifiques aux artistes, sensibilisant le public et les utilisateurs, apportant des nouveaux outils et une approche neuve et responsable face au respect de la création et du droit d’auteur :

Sur le plan économique, le zouk devient une valeur marchande, valeur suffisamment substantielle pour que la Société française des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique (SACEM), bien que déjà installée aux Antilles, décide de renforcer les mesures pour la protection des droits d’auteur en incitant d’abord les musiciens à devenir membres de l’organisation et en obligeant les établissements où la musique est reproduite à payer leurs frais annuels. Ce faisant, le zouk contribue donc à la fois à sensibiliser le public quant aux droits d’auteurs et aux responsabilités des musiciens et des reproducteurs de musique et à faire naître une nouvelle forme de respect face à la création.

Membres[modifier | modifier le code]

Membres actuels[modifier | modifier le code]


Anciens membres[modifier | modifier le code]

  • Jacob Desvarieux : chant, guitare, (de 1979 à 2021), († 2021)

Musiciens[modifier | modifier le code]

Musiciens actuels[modifier | modifier le code]

  • Thomas Bellon: Batterie (depuis 2009)
  • Mickael Lordelot et Dominique Tauliaut : Percussions (depuis 2017)
  • Philippe Joseph : Claviers (depuis 1994)
  • Fabrice Adam : trompette (depuis 1994)
  • Philippe Slominisky : trompette (depuis 2019)
  • Hamid Belhocine : trombone (depuis 1981)
  • Bruno Ribera : Saxophones (depuis 2014)
  • Marie-Josée Gibon : Choeurs (1982-1996), (depuis 2004)
  • Marie-Céline Chroné : Choeurs (depuis 1996)
  • Jean-Jacques Séba : Choeurs (2008-2016), (depuis 2019)

Anciens musiciens[modifier | modifier le code]

Musiciens additionnels[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Autres albums[modifier | modifier le code]

Albums live[modifier | modifier le code]

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DVD live[modifier | modifier le code]

Clips vidéo[modifier | modifier le code]

  • 1982 : Eva
  • 1984 : "Zouk La Sé sel médikaman nou ni"
  • 1985 : Mwen malad aw
  • 1985 : Mové jou
  • 1987 : Syé bwa
  • 1987 : Ayen pa mol
  • 1989 : Wep
  • 1989 : Sé dam bonjou
  • 1989 : Djoni
  • 1992 : Mwen alé
  • 1992 : Ba nou zouk la
  • 1992 : Mwen viré
  • 1995 : Difé soupapé
  • 1995 : Rara
  • 1995 : Silans'
  • 1999 : Siw pa la
  • 2000 : Tonbé léta
  • 2004 : San ayen
  • 2007 : Doubout pikan
  • 2013 : Sonjé PSE
  • 2013 : Pa lagué mwen
  • 2013 : Pié mwen
  • 2016 : Avè on si remix feat. (Dj Jackson)

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 1988 : Meilleur groupe – Victoires de la Musique, France
  • 1989 : Meilleur groupe – Francophonie, Québec, Canada
  • 1990 : Meilleur groupe sur scène – African Referendum of RFI, France
  • 1993 : Meilleur groupe de Zouk – West Indies Awards, New York, États-Unis / Meilleur groupe – Africar Awards, Abidjan, Côte d'Ivoire
  • 1994 : Meilleur groupe – Curaçao / Meilleur concert – Curaçao
  • 1997 : Meilleur groupe – Africar Awards, Libreville, Gabon
  • 1999 : Meilleur groupe sur scène – Music Awards, Martinique
  • 2001 : Prix SACEM Guadeloupe du Meilleur zouk
  • 2007 : Grand Prix SACEM France des Musiques du monde et traditionnelles.
  • 2021 : Grand Prix Spécial de la SACEM.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Raphaël Confiant, « Dictionnaire du créole martiniquais », sur potomitan.info, 1979-2007 (consulté le )
  2. « Informations sociales : bulletin mensuel à l'usage des services sociaux / Union nationale des caisses d'allocations familiales », sur Gallica, (consulté le ).
  3. « Dictionnaire de la danse / sous la dir. de Philippe Le Moal », sur Gallica, (consulté le ).
  4. en 2019 ils sont remplacés par Christophe mae au festival tempo Latino!« Kassav' casse la baraque », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. Jacques Denis, « «Au départ, Kassav’ était un laboratoire» », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. a et b Gérald Désert (préf. Apollinaire Anakesa Kululuka), Le Zouk. Genèse et représentations sociales d’une musique populaire, Paris, Anibwe, coll. « Liziba », .
  7. Kelly Pujar, « 40 ans de Kassav' : six anecdotes que vous auriez manquées », sur La 1ère France TV Info,
  8. « Hamid Belhocine , le trombone de Kassav' », sur Outre-mer la 1ère (consulté le )
  9. « Freddy Hovsepian, 35 ans de trompette pour Kassav' », sur Outre-mer la 1ère (consulté le )
  10. Jacob Desvarieux - Oh Madiana (lire en ligne)
  11. http://www.rfimusique.com/artiste/zouk/kassav/biographie RFI : fiche Kassav
  12. « Jocelyne, mi tchè mwen », sur TV5MONDE (consulté le )
  13. https://www.franceinter.fr/personne-jocelyne-beroard-0 France inter : fiche Jocelyne Béroard
  14. « CRETEIL: COUP DE FEU DURANT LE SPECTACLE DE KASSAV », sur L'Humanité, (consulté le )
  15. « Fabrice ADAM/Trumpet, jazz, studio, Professeur (Meaux77), Kassav'... », sur Fabrice Adam Trumpet (consulté le )
  16. « Claude Pironneau, son saxo dans les bagages de Kassav », journal,‎ (lire en ligne Accès libre)
  17. « Kassav' casse la baraque », sur L'Humanité, (consulté le )
  18. « Kassav' dans Couleurs Tropicales », sur RFI Musique, (consulté le )
  19. « Patrick Saint Eloi », sur RFI Musique, (consulté le )
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  21. « Patrick Saint Eloi », sur RFI Musique, (consulté le )
  22. « Grand méchant Zouk 2006 », sur RFI Musique, (consulté le )
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  24. « Patrick Saint Eloi à son Zénith », sur RFI Musique, (consulté le )
  25. Notre partenaire Pilibo Mag, « Patrick Saint-Eloi présente sa « Zoukolexion » », sur Afrik, (consulté le )
  26. fxg, « Kolo ka », sur le blog fxgpariscaraibe (consulté le )
  27. fxg, « Kassav : concert géant au Stade de France », sur le blog fxgpariscaraibe (consulté le )
  28. « Le Grand Méchant Zouk fait son Zénith », sur Franceinfo, (consulté le )
  29. René Dassié, « Jocelyne Beroard à la conquête de l'Olympia de Paris », sur Afrik, (consulté le )
  30. « Sonjé, le dernier album de Kassav sort ce lundi », sur Outre-mer la 1ère (consulté le )
  31. « Kassav enflamme le Zénith de Paris », sur Outre-mer la 1ère (consulté le )
  32. « « Kassav appartient aux deux îles... » - Toute l'actualité de la Martinique sur Internet - FranceAntilles.fr », sur France-Antilles Martinique (consulté le )
  33. fxg, « Grand Méchant Zouk 2014 au Zénith », sur le blog fxgpariscaraibe (consulté le )
  34. « Décès de César Durcin, ex-percussionniste du groupe Kassav' », sur Guadeloupe la 1ère (consulté le )
  35. « Kassav-Zénith de Paris: "Avec eux, chaque concert est une fête!" », sur Outre-mer la 1ère (consulté le )
  36. « LE GRAND MECHANT ZOUK », sur FranceTvPro.fr (consulté le )
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  41. « Le groupe Kassav pleure la disparition de son backliner Olivier Legrand », sur Martinique la 1ère (consulté le )
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  46. « Kassav x Gente de Zona - Hice Bien Quererte (Video Oficial) » (consulté le )
  47. « Ana Gabriel hice bien quererte » (consulté le )
  48. « Eia Kassav' : hommage réussi ! - Toute l'actualité de la Martinique sur Internet - FranceAntilles.fr », sur France-Antilles Martinique (consulté le )
  49. « Mort de Jacob Desvarieux, cofondateur de Kassav’, le groupe inventeur du zouk à l’influence mondiale », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  50. « Le succès international de Kassav’ le prouve : le zouk, c’est du sérieux », sur Télérama (consulté le )
  51. Léo Pajon, « Musique – Kassav’ : « L’Afrique s’est ouverte à nous avant la France » », sur JeuneAfrique.com, (consulté le )
  52. « Le zouk, victime des préjugés de la métropole », sur L'Obs, (consulté le )
  53. Vincent Sermet, Les musiques soul et funk: la France qui groove des années 1960 à nos jours, L'Harmattan, coll. « Logiques sociales », 448 p. (ISBN 978-2-296-05854-5).
  54. Freddy Hovsepian, trompettiste du groupe Kassav, est décédé à l'âge de 77 ans, rci.fm, 11 février 2021

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]