Gerónimo Giménez

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Gerónimo Giménez
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Nom de naissance Gerónimo Giménez y Bellido
Naissance
Séville, Drapeau de l'Espagne Espagne
Décès (à 68 ans)
Madrid, Drapeau de l'Espagne Espagne
Style Zarzuela
Maîtres Salvador Viniegra, Delphin Alard, Ambroise Thomas
Enseignement Conservatoire de Paris

Œuvres principales

La tempranica
La boda de Luis Alonso

Gerónimo[note 1] Giménez y Bellido (né à Séville, le et mort à Madrid le ), est un compositeur et chef d'orchestre espagnol. Il s'est essentiellement consacré à la composition de zarzuelas, tels que La tempranica et La boda de Luis Alonso.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il apprend la musique avec son père, puis à Cadix, avec Salvador Viniegra.

Enfant prodige, il est à 12 ans, premier violon au teatro principal de Cadix. À 17 ans, il dirige une compagnie d'opéra et de zarzuela, débutant comme directeur à Gibraltar avec l'opéra Safo de Giovanni Pacini.

Boursier au Conservatoire de Paris, il y étudie à partir de juin 1874, le violon avec Delphin Alard et la composition avec Ambroise Thomas. Il reçoit le premier prix d'harmonie et de contrepoint. Il voyage ensuite en Italie et revient en Espagne, en s'installant à Madrid. En 1885, il est nommé directeur du Teatro Apolo et peu de temps après directeur du Teatro de la Zarzuela.

Ruperto Chapí lui commande l'ouverture de ses zarzuelas El Milagro de la Virgen et La bruja. Il est alors nommé à la tête de la Sociedad de Conciertos de Madrid, qu'il dirige pendant 12 ans. À ce poste, il contribue à développer le goût des Madrilènes pour la musique philharmonique. Carlos Gómez Amat apporte le témoignage suivant : « Ceux qui l'ont vu diriger nous ont transmis le souvenir de quelques exécutions d'une grande force et d'un grand enthousiasme. […] Grâce à une gestuelle imperceptible, il obtenait ce qui voulait de l'orchestre[1]. »

Compositeur prolifique, il collabore également avec les meilleurs auteurs de saynètes de l'époque : Ricardo de la Vega, Carlos Arniches, Serafín, Joaquín Álvarez Quintero et Javier de Burgos. Il crée quelques œuvres avec Amadeu Vives, qui le qualifie de « musicien de l'élégance », pour son sens rythmique et ses mélodies faciles.

En 1896, il écrit El mundo comedia es ou El baile de Luis Alonso sur un texte de Javier de Burgos. À la suite du succès de cette création, il met en musique une autre saynète du même auteur avec les mêmes personnages, qui est devenu l'un de ses œuvres les plus célèbres : La boda de Luis Alonso ou La noche del encierro (1897). Ce second opus, qui a connu un plus grand succès que le premier, n'est pas une suite mais un événement antérieur.

La Tempranica est peut-être son œuvre la plus ambitieuse et aboutie. Présentée au Théâtre de la Zarzuela le 19 septembre 1900, elle est composée sur le texte de Julian Romea. Giménez parvient à combiner habilement des moments d'un lyrisme intense et d'autres dans lesquels explose l'élément populaire, ce qui en fait, selon les mots de Gómez Amat « une zarzuela avec toutes les qualités du genre et sans aucun de ses défauts »[2]. On a souvent mis en évidence l'influence de Giménez dans les compositions de Manuel de Falla, Joaquín Turina et autres compositeurs espagnols postérieurs. Les correspondances stylistiques entre certains moments de La Tempranica et l'opéra de Manuel de Falla, La Vida breve, semblent évidentes à tout mélomane. Federico Moreno Torroba l'a adapté en opéra, en mettant en musique les parties parlées. Joaquin Rodrigo a composé en 1939 un hommage à cette zarzuela : Homenaje a La Tempranica, avec une partie soliste de castagnettes.

À la fin de sa vie, il se trouve dans la précarité économique, aggravée par le refus d'un poste de professeur de musique de chambre par le Conservatoire de Madrid. Il meurt à Madrid le 19 février 1923.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

  • Tres cadències per al concert per a violí i orquestra de Ludwig van Beethoven, per a violí

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il écrivait son prénom avec un « G », bien qu'il s'écrive officiellement avec un « J »

Références[modifier | modifier le code]

  1. (es) Carlos Gómez Amat, Historia de la Música Española. Siglo XIX. Ed. Alianza Música. Madrid, 1984. (ISBN 84-206-8505-4)
  2. (es) Roger Alier, La Zarzuela. Ed. Robinbook, S.L. 2002. Barcelona. (ISBN 84-95601-54-0)

Liens externes[modifier | modifier le code]