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Francisco Flores

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Francisco Flores
Illustration.
Francisco Flores en 2001.
Fonctions
Président de la république du Salvador

(5 ans)
Élection
Vice-président Carlos Quintanilla Schmith
Prédécesseur Armando Calderón Sol
Successeur Antonio Saca
Biographie
Nom de naissance Francisco Guillermo Flores Pérez
Date de naissance
Lieu de naissance Santa Ana (Salvador)
Date de décès (à 56 ans)
Lieu de décès San Salvador (Salvador)
Nature du décès Hémorragie cérébrale
Nationalité Salvadorienne
Parti politique ARENA
Conjoint Lourdes Rodríguez

Image illustrative de l’article Francisco Flores
Présidents de la république du Salvador

Francisco Guillermo Flores Pérez, né le à Santa Ana et mort le [1] à San Salvador, est un homme d'État salvadorien. Membre de l'Alliance républicaine nationaliste (ARENA), il est président du Salvador de 1999 à 2004.

Il étudie la philosophie à l'Amherst College au Massachusetts et les sciences politiques à Oxford et à Harvard. Il quitte Harvard pour passer trois ans au monastère Sai Baba en Inde[2].

Il apparaît dans le paysage politique du San Salvador à la suite des élections de 1994. Il occupe plusieurs postes administratifs, et finit président de la chambre du congrès. Il se présente à l'élection présidentielle de 1999 et gagne dès le premier tour contre six autres candidats en lice[2].

Présidence

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Il succède à la présidence du San Salvador à Armando Calderón Sol. Il affirme vouloir en finir définitivement avec les guérillas marxistes des années passées. On lui reproche cependant un manque d'emprise réel sur les forces politiques de son pays[2].

En , le dollar américain (USD) devient la devise officielle du pays. Les immigrés du pays vivant aux États-Unis envoient alors 1 milliard de dollars au San Salvador chaque année[3],[4]. À la suite du terrible tremblement de terre de , il obtient des États-Unis un statut spécial pour les immigrés illégaux du San Salvador vivant sur le sol américain, rappelant que ces derniers sont instrumentaux dans l'équilibre financier du San Salvador[5]. Durant sa présidence, il participe à l'occupation de l'Irak avec l'envoi d'un contingent militaire symbolique pour soutenir les États-Unis[6]. Il entretient un conflit ouvert et refuse les rencontres officielles avec le président cubain Fidel Castro[7].

Son mandat est marqué par une élévation sans précédent du taux d'homicides, qui double entre 2002 et 2006[8]. En 2003, il lance la loi de renforcement de sécurité Mano Dura (en). Les arrestations ciblant les gangs nationaux et transnationaux se multiplient, et les prisons se surchargent. La cour suprême du pays juge la loi anticonstitutionnelle en 2004, sans effet sur les politiques déjà en place[9].

Il est accusé d'avoir détourné vers des comptes bancaires à l'étranger quinze millions de dollars d'aides internationales (envoyées à la suite du tremblement de terre de 2001)[10].

En 2004, un autre membre de son parti, Elías Antonio Saca González, lui succède à la présidence.

Post-présidence

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À la sortie de sa présidence, il lance l'Instituto América Libre à Washington dont le but est de publiciser les progrès en Amérique latine[11]. En 2005, il mène campagne pour se présenter au secrétariat général de l'Organisation des États américains (OEA)[12].

Son successeur à la présidence, Mauricio Funes, l'accuse d'avoir touché des pots de vin lors de son mandat[13]. En , il admet devant une commission du congrès avoir perçu $10 millions sur ses comptes personnels offshore envoyés par Taiwan (il voyage officiellement huit fois à Taiwan entre 2000 et 2008[14]), mais assure avoir dépensé ces fonds pour le bien public[15]. En , une cour ordonne son arrestation et le gel de ses avoirs. Flores est alors en fuite, soupçonné de se cacher au Panama[13], puis se rend finalement en . La justice l'assigne à domicile, mais les manifestations qui s'ensuivent poussent la justice à considérer l'incarcération[16]. À partir de 2015, il commence à avoir des problèmes de santé critiques[17]. Il meurt d'une hémorragie cérébrale à l'âge de 56 ans en 2016[1].

En , son nom est cité dans les Pandora Papers[18]. Il a été le bénéficiaire de plusieurs sociétés créées au Panama en 2005 et dans les îles Vierges britanniques en 2006[19].

Décorations

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Notes et références

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  1. a et b « L’ancien président du Salvador Francisco Flores est mort », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. a b et c « Un filósofo asume la presidencia de El Salvador », sur www.latinamericanstudies.org (consulté le )
  3. Daniel Bastien, « Le Salvador opte pour la dollarisation », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  4. (en-US) Juanita Darling, « Adoption of Dollar Irks Salvadorans », sur Los Angeles Times, (consulté le )
  5. (en) Eric Schmitt, « Salvadorans Illegally in U.S. Are Given Protected Status (Published 2001) », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. « Lignes de fracture en Amérique latine », sur Risal, .
  7. (en) « Salvadoran and Cuban leaders continue dispute Washington », sur www.cubanet.org, BBC, (consulté le )
  8. « Au Salvador, les zones d’ombre de la « guerre contre les gangs » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. Sonja Wolf, Mano Dura: The Politics of Gang Control in El Salvador, University of Texas Press, (ISBN 978-1-4773-1121-9, DOI 10.7560/311219, lire en ligne)
  10. (en-GB) « El Salvador corruption: 'New evidence' against ex-president - BBC News ».
  11. (es) « Ex presidente salvadoreño preside instituto político en EEUU », sur La Nación, (consulté le )
  12. « L'ancien président du Salvador courtise le vote haïtien », sur lenouvelliste.com (consulté le )
  13. a et b « Salvador: un tribunal ordonne la détention de l'ex-président Flores », sur www.cnews.fr, (consulté le )
  14. (en) « President Chen Meets Former President of El Salvador Francisco Guillermo Flores Perez », Office of the President - Republic of China - Taiwan,‎ (lire en ligne)
  15. (en) « El Salvador's ex-president Francisco Flores admits payments from Taiwan », sur South China Morning Post, (consulté le )
  16. (en-GB) « Former El Salvador leader Francisco Flores in police custody », BBC News,‎ (lire en ligne, consulté le )
  17. (en-GB) « El Salvador ex-leader Francisco Flores in coma », BBC News,‎ (lire en ligne, consulté le )
  18. (es) « Alfredo Cristiani et Francisco Flores désignés dans la liste « Pandora Papers » », .
  19. (en) « Los más poderosos de América Latina y sus vinculaciones con negocios ‘offshore’ en los ‘Papeles de Pandora’ », sur El País, .
  20. (en) « Ordonnance Souveraine n° 14.956 du 20 juillet 2001 portant élévation dans l'Ordre de Grimaldi. », sur Journal de Monaco (consulté le ).

Liens externes

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