Gentleman cambrioleur

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Dans la fiction, le gentleman cambrioleur se distingue par sa double vie de personne mondaine d'un côté et sa vie de cambrioleur de l'autre, agissant avec élégance et raffinement. L'adjectif « gentleman » suppose que son côté mondain déteigne sur son activité illicite, c'est-à-dire qu'il s'agisse d'un cambrioleur aux bonnes manières et qui ne fait jamais ou rarement usage d'une arme ou de quelconque brutalité.

Origine de l'expression[modifier | modifier le code]

L'expression a été rendue célèbre par le romancier Maurice Leblanc qui l'a utilisée en 1907 dans le premier titre de sa série « Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur ».

Œuvres mettant en scène un gentleman cambrioleur[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

  • Lupin III, mettant en scène le petit-fils d'Arsène Lupin.
  • Les Enquêtes de Kindaichi, où Hajime fait face de temps en temps à un cambrioleur maître du déguisement surnommé « Gentleman Thief ».
  • Détective Conan, où Conan fait face de temps en temps à un jeune cambrioleur surnommé « Kid l'Insaisissable » (Kaitô Kid).
  • Cat's Eye, manga dans lequel on suit la vie d'un trio de femmes prévenant toujours la police avant de commettre ses méfaits.
  • Le Voleur aux cent visages de Clamp, où le personnage d'Akira joue le rôle de gentleman cambrioleur.
  • Fantomius

Films[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Personnes réelles[modifier | modifier le code]

  • Bruno Sulak ( - ) qui n'a jamais utilisé la violence[2].
  • Albert Spaggiari (1933-1989) a parfois été comparé à un gentleman cambrioleur à la suite du vol sans violence de la banque de Nice (voir le casse du siècle) et à son évasion rocambolesque.
  • Patrick Brice est un ancien truand belfortain spécialisé dans les vols à main armée d'agences bancaires qui sera qualifié plus tard de « roi de l'évasion ». Élégant, réputé pour sa correction (il offre un bouquet de fleurs à une caissière de banque, envoie des cartes postales à la presse locale lors de ses cavales et du champagne aux policiers), il formera avec sa future épouse Laurence un couple médiatisé. Il a écrit son autobiographie pour Denoël éd. (L'Amour à main armée) et fait l'objet d'un film de Rémi Lainé pour France 2 (Un Amour en dépit du bon sens (la belle et le braqueur)) en 2001.
  • Serge de Lenz (1892-1945)
  • Ronnie Biggs (1929-2013)
  • Marius Jacob (1879-1954) officie entre 1900 et 1903. Il signe ses cambriolages du nom d'« Attila ».
  • Eddie Chapman (1914-1997) est un casseur de coffre anglais opérant dans les gangs de Londres. Grand séducteur, il menace de diffamer des femmes de la haute société londonienne. Emprisonné aux îles Anglo-Normandes (envahies par l’Allemagne durant son incarcération) il s’enrôle dans les services secrets allemands pour échapper à la prison et devient agent double pour le compte de l’Angleterre, qui lui accordera l'immunité pour ses services rendus durant la guerre.
  • René la Canne (1919-2000)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Manon Botticelli, « "Lupin, dans l’ombre d’Arsène" : Omar Sy gentleman-cambrioleur du 21e siècle dans une série familiale », sur Franceinfo, (consulté le 20 janvier 2021)
  2. D'abord légionnaire, comme son père Stanislas Sulak d'origine polonaise, sa vie bascule lorsqu'il déserte de la Légion à la fin des années 1970. Il se lance alors dans les braquages, ce qui lui vaut de recevoir le surnom d'« Arsène Lupin des bijouteries ». Arrêté, il fait de la prison dont il réussit à s'évader. Le 29 mars 1985, il meurt dans des circonstances inconnues lors de sa troisième évasion de la Maison d'arrêt de Fleury-Mérogis lorsque, découvert par une ronde, il saute du deuxième étage de la prison. Source : Philippe Jaenada, Sulak, Julliard, , 496 p. et Pauline Belmihoub, Bruno Sulak l'ami public numéro 1, Éditions Melanges, , 427 p.