Gendarmerie nationale camerounaise

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La gendarmerie nationale camerounaise est une force de sécurité publique militaire au Cameroun. Elle est intégrée au sein desForces armées camerounaises Ses missions et son organisation sont calquées sur celles de la Gendarmerie nationale française. Mise sur pied au moment de l'indépendance, elle comprenait, en 2009, environ 10000 gendarmes, sous-officiers et officiers.

Présentation de la Gendarmerie


La Gendarmerie nationale camerounaise dont les origines remontent au 4 janvier 1920, est l’une des plus vieilles forces instituées au Cameroun. Avec l’avènement de l’indépendance en 1960, l’évolution rapide du jeune état, va largement influencer son organisation avec la création d’un corps d’auxiliaires de la Gendarmerie recrutés localement. C’est donc par la fusion des auxiliaires de la Gendarmerie française et des forces locales de la Garde camerounaise que la Gendarmerie camerounaise est officiellement créée le 1er avril 1960.


Structurée en fonction de ses missions et de l’organisation administrative du territoire national, la Gendarmerie fait partie intégrante des forces de défense. Le caractère militaire de ses statuts et la nature mixte de son service à la fois civile et militaire, lui confèrent le pouvoir d’assurer constamment la recherche du renseignement, l’action directe de la police judiciaire, administrative et militaire par le maillage de 03 Régions, 10 Légions, 05 Groupements de Gendarmerie territoriale, 03 Groupement de circulation routière avec ses 25 Pelotons routiers motorisés, 71 Compagnies et 486 Brigades de Gendarmerie. La Gendarmerie camerounaise participe en même temps au Maintien de l’Ordre à travers 03 Groupes d’Escadrons, 26 Escadrons et 115 Pelotons Mobiles. Elle se tient également à la disposition des autres départements ministériels dans le cadre de ses missions et conformément à la réglementation. Force de protection d’assistance et de secours des populations par excellence, son action s’exerce sur toute l’étendue du territoire national et, plus particulièrement dans les zones rurales et toutes les voies de communication.


On trouve également en son sein, plusieurs formations spécialisées telles que le poste de commandement opérationnel à transmission des données, le Groupement Polyvalent d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GPIGN) qui est destinée à la lutte contre le grand banditisme. Le GPIGN a été créé en 1995 par Décret du Président de la République. Déployé dans les 3 Régions de Gendarmerie (Yaoundé, Douala, Garoua). Il est dirigé par le Lieutenant-colonel, Nkoa Mala.


Sa première vocation consiste à initier, former et recycler le personnel des Forces de sécurité à la protection et aux interventions à risques dans les diverses spécialités qui peuvent les intéresser. C’est une des Forces spécialisée de la Gendarmerie nationale.


Le Centre Opérationnel de la Gendarmerie (COG) traitant gratuitement des appels de détresse par téléphone fixe ou mobile. Le Centre de Perfectionnement de la Police Judiciaire (CPPJ) forme et perfectionne le personnel en police technique et scientifique. Le Centre de Perfectionnement aux Techniques de Maintien de l’Ordre (CPTMO) est destiné au recyclage des officiers de la gendarmerie mobile africaine en maintien de l’ordre. Cette école à vocation régionale dont la notoriété dans le domaine de l’enseignement des techniques de maintien de l’ordre public est reconnue dans le continent, a favorisé en mai 2008, la création de l’Ecole Internationale des Forces de Sécurité (EIFORCES) destinée à préparer les personnels de Gendarmerie et de police aux missions de maintien de la paix. PERSPECTIVES


L’instauration d’une politique cohérente dans le domaine informatique avec une réorganisation indispensable de la composante transmission et informatique au sein des services centraux et notamment la mise en place du réseau intranet à l’État major du SED; le suivi de la formation des formateurs tout comme l’instauration d’une véritable politique de gestion informatisée en matière de personnels et matériels sont préconisées à tous les échelons.


Concernant le GPIGN, il est annoncé bientôt la mise en place d’un Escadron Régional d’Intervention à Maroua sur hautes instructions du Chef de l’État, Paul Biya.


LES MISSIONS DE LA GENDARMERIE


Missions de police La Gendarmerie exécute trois grandes catégories de missions de police : • La police administrative La police administrative couvre 30 % des missions de la Gendarmerie. L'autorité administrative doit garantir la sûreté, la tranquillité et le maintien de l'ordre public dont la Gendarmerie reste responsable de l'exécution. • La police judiciaire La police judiciaire représente 50 % environ des missions confiées à la Gendarmerie. Elle a pour objet de constater les infractions à la loi pénale, d'en rassembler les preuves, d'en chercher les auteurs afin de les livrer à la justice, d'exécuter les mandats et décisions de justice. • La police militaire Intermédiaire entre l'autorité militaire et les citoyens, la Gendarmerie exerce à la fois la police militaire générale à caractère préventif et la police judiciaire militaire à vocation répressive.Missions diverses La Gendarmerie est aussi un organe d'exécution pour de nombreuses autres missions dévolues à différents départements ministériels à l'exemple de : La police économique (contrôle de patentes, et des prix...) La recherche des infractions douanières, le contrôle de la circulation routière; La surveillance de la navigation aérienne, des aérodromes et de la navigation maritime...Missions de défense

Elles varient suivant le temps de paix ou le temps de guerre. En temps de paix, le Gendarmerie collabore avec les forces de défense en matière de renseignements, elle est associée à la mise en œuvre des mesures de mobilisation. En temps de guerre, elle participe à la défense intérieure du territoire.