Francisco de Paula de Bourbon (1912-1995)

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Francisco de Paula de Borbón
Biographie
Dynastie Maison de Bourbon
Nom de naissance Francisco de Paula Enrique María Luis de Borbón y Borbón
Naissance
Santander (Espagne)
Décès (à 83 ans)
Villaviciosa de Odón (Espagne)
Père François de Paule de Bourbon
Mère Enriqueta de Borbón y Parade, duchesse de Séville
Conjoint 1) Enriqueta Escasany y Miquel
2) María García de López y Salvador
Enfants Premier lit :
Francisco de Borbón y Escasany
Alfonso Carlos de Borbón y Escasany
Deuxième lit :
Enrique de Borbón y García de López
Religion catholicisme romain

Francisco de Paula de Borbón y Borbón, né à Santander, en Espagne, le et est mort à Villaviciosa de Odón, dans la communauté de Madrid, le , est un prince de la maison de Bourbon, un militaire et un grand maître de l’ordre militaire et hospitalier de Saint-Lazare (1952-1995).

Famille[modifier | modifier le code]

Francisco de Borbón est le fils cadet de François de Paule de Bourbon (1882-1953) et de son épouse Enriqueta de Borbón (1888-1967)[1], duchesse de Séville à titre personnel.

Il épouse, à Madrid, le , Enriqueta Escasany y Miquel, dont :

  • Francisco de Borbón y Escasany (né en 1943), duc de Séville, marié avec Beatrix comtesse de Hardenberg, en secondes noces Isabel Eugenie Karanitsch et troisièmes noces Maria de los Ángeles Vargas-Zúniga y de Juanes ;
  • Alfonso Carlos de Borbón y Escasany (né en 1945), marié avec María Luisa Yordi y Villacampa. D'où deux enfants (Alfonso de Borbón y Yordi et Alejandra de Borbón y Yordi).

L’union est annulée et sa première épouse se remarie[2].

Il épouse en deuxièmes noces, à Madrid, le , María García de López y Salvador, dont :

  • Enrique de Borbón y García de López (né en 1970).

En ligne purement masculine, il est parent au 7e degré avec Alphonse XIII (4 + 3 degrés) et au 9e degré avec Juan Carlos Ier (4 + 5 degrés).

Biographie[modifier | modifier le code]

Lors de la guerre d'Espagne, en 1936, il sert dans l’armée nationaliste comme officier des « Requetés » carlistes[3]. Il finit colonel de cavalerie à la retraite[3].

Après la mort de sa mère, il renonce, le [4], au titre de duc de Séville, au profit de son fils aîné.

En 1952, il succède par contre à son père à la tête de l’ordre militaire et hospitalier de Saint-Lazare, un ordre de chevalerie officiellement reconnu en Espagne depuis 1940[5].

Il n’était pas dynaste en Espagne avant la chute de la monarchie en 1931, car son arrière-grand-père paternel, Enrique de Borbón, a contracté, en 1847, un mariage « inégal » avec son arrière-grand-mère Elena de Castelli y Shelly. Cette perte des droits provenait d’une disposition prise par Charles III en 1776[6].

Après le rétablissement de la monarchie en Espagne, il a demandé la réhabilitation en sa faveur des titres suivants : marquis de Siete Fuentes (le 12 septembre 1984[7] et le 18 juin 1986[8]), duc de San Ricardo avec qualité de grand d'Espagne (le 30 juillet 1987[9] tout seul, le 17 décembre 1987[10] en concurrence avec Patricia Bertrán de Lis y Pidal, son fils Alfonso Carlos de Borbón y Escasany ayant déjà tenté précédemment d'obtenir le 16 mars 1973[11] la réhabilitation du titre en sa faveur, demande pour laquelle il n'a pas obtenu gain de cause), marquis de Güell (le 5 septembre 1989[12] en concurrence avec Patricia Bertrán de Lis y Pidal), marquis de Valcarlos avec qualité de grand d'Espagne (le 5 septembre 1989[13] en concurrence avec Patricia Bertrán de Lis y Pidal). Il n'a été fait droit à aucune de ses demandes.

Dans les années 1960, Jacques-Henri de Bourbon, duc de Ségovie, prétendant au trône d'Espagne, revendiquant à ce titre la grande maîtrise de l'ordre de la Toison d'or, lui a concédé le titre de chevalier de l'ordre[14]. Cette nomination n'est pas reconnue par la couronne d'Espagne, qui ne reconnaît que les attributions faites en exil par Juan de Borbón y Battenberg, comte de Barcelone.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Patrick Van Kerrebrouck, La Maison de Bourbon : 1256-1987 ; éditeur : Villeneuve-d'Ascq : Patrick Van Kerrebrouck, 1987 ; description : 795 pages, 28 cm, volume IV de la collection « Nouvelle histoire généalogique de l’Auguste maison de France » (ISBN 2-9501509-0X), pages 381-382 : notice « S. Exc. Don Francisco de Paula Enríque María Luis de Borbón y Borbón » (génération XXXIII) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Chantal de Badts de Cugnac et Guy Coutant de Saisseval, Le Petit Gotha : Nouvelle édition augmentée et mise à jour, Paris, Éditions Le petit Gotha, , 989 p. (ISBN 978-2-9507974-3-8), p. 387 : notice « Francisco de Borbón y de Borbón » Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (es) (en) (fr) http://www.dinastias.com/cgi-bin/gwd.exe?b=dinastias;lang=en;spouse=on;i=27268 : page « Francisco de Paula de Borbón ». Site consulté le .
  • (es) Jorge Valverde Fraikin, Titulos nobiliarios andaluces : genealogia y toponimia, Granada, Editorial Andalucia, 1991, 615 pages, 36 cm, (ISBN 84-7755-033-6), page 481 : « Duque de Sevilla ».

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Patrick Van Kerrebrouck, La Maison de Bourbon : 1256-1987 ; éditeur : Villeneuve-d'Ascq : Patrick Van Kerrebrouck, 1987 ; description : 795 pages, 28 cm, volume IV de la collection « Nouvelle histoire généalogique de l’Auguste maison de France » (ISBN 2-9501509-0X), page 376.
  2. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Patrick Van Kerrebrouck
  3. a et b Patrick Van Kerrebrouck, La Maison de Bourbon : 1256-1987 ; éditeur : Villeneuve-d'Ascq : Patrick Van Kerrebrouck, 1987 ; description : 795 pages, 28 cm, volume IV de la collection « Nouvelle histoire généalogique de l’Auguste maison de France » (ISBN 2-9501509-0X), page 381
  4. Chantal de Badts de Cugnac et Guy Coutant de Saisseval, Le Petit Gotha : Nouvelle édition augmentée et mise à jour, Paris, Éditions Le petit Gotha, , 989 p. (ISBN 978-2-9507974-3-8), p. 387
  5. María Dolores Burdeus, Elena Real et Joan Manuel Verdegal, Las órdenes militares: realidad e imaginario, Universitat Jaume-I, 2000, p. 82-83.
  6. Joseph Valynseele, Les Prétendants aux trônes d’Europe, préface de Monsieur le duc de Castries, édité à Paris par Joseph Valynseele, 1973, 457 pages, 24 cm : page 152
  7. « BOE.es - Documento BOE-A-1984-20529 », sur www.boe.es (consulté le )
  8. « BOE.es - Documento BOE-A-1986-17402 », sur www.boe.es (consulté le )
  9. « BOE.es - Documento BOE-A-1987-19331 », sur www.boe.es (consulté le )
  10. « BOE.es - Documento BOE-A-1988-2224 », sur www.boe.es (consulté le )
  11. « BOE.es - Documento BOE-A-1973-36402 », sur www.boe.es (consulté le )
  12. « BOE.es - Documento BOE-A-1989-22364 », sur www.boe.es (consulté le )
  13. « BOE.es - Documento BOE-A-1989-24313 », sur www.boe.es (consulté le )
  14. Patrick Van Kerrebrouck et avec la collaboration de Christophe Brun (préf. Hervé Pinoteau), Nouvelle histoire généalogique de l'auguste maison de France, La maison de Bourbon 1256-2004, p. 334.