François Ibovi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ibovi.

François Ibovi
Illustration.
Fonctions
Ambassadeur du Congo en Italie
En fonction depuis le
(2 ans et 25 jours)
Prédécesseur Mamadou Dékamo Kamara (en)
Ministre de la Santé et de la population

(3 ans, 7 mois et 11 jours)
Président Denis Sassou Nguesso
Prédécesseur Georges Moyen
Successeur Jacqueline Lydia Mikolo
Député d'Oyo (Cuvette)
Successeur Denis Christel Sassou Nguesso
Ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation
Prédécesseur Pierre Oba
Successeur Raymond Zéphirin Mboulou
Ministre de la Communication, chargé des relations avec le Parlement
Successeur Alain Akouala Atipault
Biographie
Date de naissance (64-65 ans)
Lieu de naissance Edou (Cuvette)
Nationalité Drapeau de la république du Congo Congolais
Parti politique Parti congolais du travail
Fratrie Jean-Claude Ibovi (en)
Diplômé de Université de Moscou
Profession Journaliste

François Ibovi est un homme politique congolais né en 1954 à Edou (Cuvette). Il est ambassadeur de la République du Congo en Italie depuis le 26 juin 2017.

Membre du Parti congolais du travail (PCT), il fut ministre de la Communication chargé des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement (1997-2002), puis ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation (2002-2007) et enfin ministre de la Santé et de la population (2012-2016).

Il fut également député d'Oyo durant 20 ans (1992-2012), et premier vice-président de l'Assemblée nationale (2007-2012).

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Né en 1954 à Edou, François Ibovi est issu de l'ethnie mbochi[1]. Il obtient en 1973 un baccalauréat « philosophie » à Brazzaville, puis part étudier le journalisme à l'université de Moscou. Il revient ensuite au Congo et commence une carrière à la télévision au début des années 1980[2].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1977, à l'âge de 23 ans, il entre au Parti congolais du travail (PCT) et est élu député de la circonscription d'Oyo en 1992. En 1997, sous la présidence de Denis Sassou-Nguesso, il devient ministre de la Communication, chargé des relations avec le Parlement, ainsi que porte-parole du gouvernement. En 2002, il est nommé ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation[2], et le reste jusqu'au 30 décembre 2007[3]. Le 4 septembre de la même année, il devient premier vice-président de l’Assemblée nationale[4], et rejoint le bureau politique du PCT en 2011[1].

Après avoir été député de la circonscription d'Oyo pendant 20 ans, François Ibovi ne renouvelle pas son mandat et est remplacé le 5 septembre 2012 par le fils du président, Denis Christel Sassou Nguesso. Le 25 septembre de la même année, il est nommé ministre de la Santé et de la population[5]. Il se donne pour objectif de lutter contre l'insalubrité et d'améliorer l'hygiène publique, que cela soit dans les structures sanitaires (hôpitaux) ou chez les particuliers[6],[7]. En 2015, il demande également aux agents des services d'hygiène de contrôler plus rigoureusement les produits alimentaires de base, afin de renforcer la sécurité alimentaire du Congo, où « les services d'hygiène sont presque inexistants » et où les contrôles ne se faisaient quasiment plus depuis des années[8].

Lors du remaniement du 30 avril 2016, il n'est pas reconduit à son poste et est remplacé par Jacqueline Lydia Mikolo le 6 mai[9],[10].

Le 26 juin 2017, l'Italie accepte la nomination de François Ibovi au poste d'ambassadeur de la République du Congo. Il succède ainsi à Mamadou Dékamo Kamara (en)[11].

Famille[modifier | modifier le code]

François Ibovi est le frère de Jean-Claude Ibovi (en), député et président du parti Mouvement pour la démocratie et le progrès (MDP).

Fortune[modifier | modifier le code]

François Ibovi est propriétaire d'une réserve animalière et piscicole dans le village d'Abo (Cuvette), ainsi que de l'hôtel Abo Palace[12].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) John Frank Clark et Samuel Decalo, Historical Dictionary of Republic of the Congo, Scarecrow Press, , 523 p. (ISBN 9780810849198, lire en ligne), p. 2012
  2. a et b Philippe Perdrix, « François Ibovi », sur jeuneafrique.com,
  3. Guy-Gervais Kitina, « Le président Denis Sassou N'Guesso remanie légèrement son gouvernement », sur brazzaville-adiac.com,
  4. Tshitenge Lubabu M.K., « Reclassements postélectoraux », sur jeuneafrique.com,
  5. « Remaniement ministériel au Congo-Brazzaville », sur rfi.fr,
  6. « Le grand chantier de François Ibovi: l’hygiène dans les structures sanitaires », sur lasemaineafricaine.net,
  7. « Salubrité et hygiène public: le ministre Ibovi s’en mêle, mais va-t-il réussir? », sur lasemaineafricaine.net,
  8. Parfait Wilfried Douniama, « Journée mondiale de la santé : les services d’hygiène interpellés sur le contrôle des produits de consommation », sur adiac-congo.com,
  9. Trésor Kibangula, « Congo-Brazzaville : ce qu’il faut savoir sur le nouveau gouvernement », sur jeuneafrique.com,
  10. Parfait Wilfried Douniama, « Ministère de la Santé et de la population : Jacqueline Lydia Mikolo entend poursuivre les réformes amorcées par son prédécesseur », sur adiac-congo.com,
  11. Lucien Mpama, « L’Italie accepte le nouvel ambassadeur du Congo », sur adiac-congo.com,
  12. Dominique Auzias et Jean-Paul Labourdette, Congo Brazzaville 2012-13, Petit Futé, coll. « Country Guides », , 263 p. (ISBN 2746951665, lire en ligne), p. 152