Forciolo

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Forciolo
L'église San Petru di u Panacali.
L'église San Petru di u Panacali.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Corse-du-Sud
Arrondissement Ajaccio
Canton Taravo-Ornano
Intercommunalité Communauté de communes du Taravu
Maire
Mandat
Jean-Pierre Bozzi
2014-2020
Code postal 20190
Code commune 2A117
Démographie
Gentilé Forciolais
Population
municipale
66 hab. (2014)
Densité 9,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 41° 51′ 18″ nord, 9° 00′ 36″ est
Altitude 300 m (min. : 231 m) (max. : 753 m)
Superficie 6,88 km2
Localisation

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Forciolo est une commune française située dans le département de la Corse-du-Sud et la région Corse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Forciolo est un petit village français, situé dans le département de la Corse-du-Sud et la région de Corse. Entouré par les communes de Zigliara, Azilone-Ampaza et Olivese, la commune s'étend sur 6,9 km2.

Situé à 381 mètre d'altitude, le village de Forciolo a pour coordonnées géorgaphiques 41° 51' 15 nord, 9° 0' 34 est.

Forciolo est une commune du parc naturel régional de Corse.

Forciolo est situé à environ 40 km d'Ajaccio, dans la moyenne vallée du Taravu.

Il s'érige à une altitude d'environ 320 m en moyenne, mais sa situation à l'ubac et loin de la mer, lui confère des hivers froids et des étés parfois étouffants.

Néanmoins, entouré d'une abondante végétation dont les frondaisons rafraichissent le séjour du visiteur ou du vacancier, le climat demeure, dans l'ensemble, très agréable.

A preuve, on y cultive la vigne, l'olivier, les agrumes - orangers, citronniers ainsi que le châtaignier.


Histoire[modifier | modifier le code]

On y trouve une des plus vieilles maisons de Corse.

Forciolo fait partie des 17 communes qui constituent, depuis 1828, le canton de Santa-Maria-Sichè, autrefois appelé canton d'Ornano.

Forciolo a été érigé en paroisse au début du XVIIe siècle.

Au Moyen Âge, le village était sous l'autorité des seigneurs de Bozzi, et son ancienneté est établie par Monseigneur Giustiniani, évêque du Nebbiu, en 1531, ainsi que par les dates inscrites dans les cartouches gravés sur les linteaux des vieilles bâtisses.

L'habitat s'est d'abord développé autour des maisons des notables, puis principalement le long de la route. Le village comporte six quartiers : u Poghjiu Supranu, u Maternatu, a Piazzola, u Marianu, u Fundu Suttanu et u Culiciolu, quartier plus récent (XIXe).


L'église paroissiale actuelle, Saint-Pierre de Furciolu, a été établie sur les bases d'une très ancienne chapelle dédiée à sainte Marie, dont la construction remonte au Moyen Âge. Elle est, en effet, citée dans un rapport de visite apostolique attribué à monseigneur Mascardi daté de 1587. L'église paroissiale était alors Saint-Pierre du Panicali, dont il ne subsiste aujourd'hui que quelques ruines.

À l'origine, la chapelle Sainte-Marie est un édifice modeste, formé d'un seul corps dépourvu de fenêtres et de clocher. Elle comporte un maître-autel flanqué de deux petits autels latéraux dédiés à saint Barthélemy et saint Roch. C'est au début du XVIIe siècle qu'elle devient église paroissiale Saint-Pierre, ce qui a pour conséquence l'abandon progressif de l'ancienne église piévane. La chapelle élevée au rang d'église paroissiale est alors l'objet de travaux importants : une chapelle latérale dédiée au Rosaire est construite, puis, de manière à donner à l'édifice un plan en forme de croix latine, une autre chapelle, dédiée à saint Roch est élevée au cours du XVIIe siècle. Mais au XIXe siècle, l'édifice est en mauvais état et en 1872 un important chantier de restauration est confié au maestru di muraglia (maître-maçon) Paoli Antoine, financé par le ministère des Cultes. Ce chantier sera achevé en 1878. À la fin du XIXe siècle sera érigé le clocher, en pierre de taille, doté de trois cloches. Au XXe siècle, et particulièrement dans sa deuxième moitié, l'église sera l'objet de nombreux travaux d'entretien et de rénovation (réfection de la toiture, peintures, vitraux, chauffage, remplacement du mobilier, enlèvement du crépi, etc.), certains nécessitant la souscription des paroissiens.

L'église paroissiale Saint-Pierre possède un patrimoine de quelques pièces remarquables, dont un grand nombre sont encore utilisées lors des cérémonies religieuses : un calice d'orfèvrerie de belle facture, datant du milieu du XIXe siècle ; deux tableaux d'autel, peintures d'auteurs inconnus et datées approximativement du XVIIe siècle ; des tentures d'église représentant la passion et la résurrection du Christ ; deux chasubles brodées, l'une rouge, l'autre noire, et datant du XIXe siècle ; la statue de saint Roch, statue de procession polychrome, datant de la fin du XIXe siècle, fabriquée par le facteur de statues Louis Michel ; une chaire à prêcher en bois datant probablement de la fin du XVIIe siècle, et dont on retrouve un modèle analogue dans l'église d'Aullene.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Jean-Pierre Bozzi[1] UMP-LR Employé
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 66 habitants, en diminution de -12 % par rapport à 2009 (Corse-du-Sud : 5,55 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
276 220 274 237 264 260 269 285 285
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
387 328 324 317 303 424 395 376 301
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
356 363 387 402 305 380 186 134 140
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014 -
132 106 75 56 69 76 66 66 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006 [5].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune s'étend sur 6,9 km2 et compte 76 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2007. Avec une densité de 11,0 habitants par Modèle:Km2, Forciolo a connu une nette hausse de 10,1 % de sa population par rapport à 1999.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • U Palazzu

Vieille maison forte (elle possède un machicoulis qui en défendait l'accès aux assaillants), elle fut celle des seigneurs de l'endroit. Auprès d'elle se regroupèrent les belles batisses du Poghiu Supranu.


  • La vieille église pièvane San Petru :San Petru di u Panicali.

Vieille église romane.

L'église rassemblait pour ses cérémonies un grand nombre de fidèles venus des différents villages avoisinants et qui constituaient une entité administrative appelée piève.

Plus tard, chaque village fut désireux d'avoir son propre lieu de culte et édifia, selon les moyens de ses paroissiens, des églises particulières. Les vieilles églises pièvanes tombèrent alors lentement en ruine.

  • La confrérie

La confrérie Santa Croce di U FURCIOLU a été recréée récemment à l'initiative d'une paroissienne par ailleurs beaucoup impliquée dans les activités culturelles de la commune.

À l'origine, les confréries étaient des communautés de citoyens désireux de venir en aide à leurs voisins moins favorisés. Elles pratiquaient la charité chrétienne, et étaient particulièrement actives lors des enterrements de miséreux et des grandes fêtes de la chrétienté.

Le renouveau de la confrérie Santa Croce di u Furciolu a permis de retrouver des chants et des pratiques religieuses tombées dans l'oubli. C'est donc un véritable retour aux racines culturelles et chrétiennes de nos pères qui a été effectué.

Actuellement, la confrérie participe activement aux manifestations liturgiques dans son village et ailleurs. En effet, il existe des liens très étroits entre les diverses confréries de l'île.

De nos jours, la crise de la vocation entrainant une diminution considérable du nombre des prêtres, la confrérie Santa Croce di u Furciolu est devenue celle de tout le Panicali et elle se déplace dans les villages d'Azilonu et de Zigliara le soir du Vendredi Saint pour célébrer dans chaque église la descente au tombeau du Rédempteur.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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