Foire à l'ail et aux taraïettes

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Foire à l'ail et aux taraïettes

Vue de la foire.
Vue de la foire.
Nom original Foire de la Saint-Jean
Pays Drapeau de la France France
Emplacement Cours Belsunce à Marseille
Coordonnées 43° 17′ 52″ nord, 5° 22′ 37″ est
Géolocalisation sur la carte : Marseille
(Voir situation sur carte : Marseille)
Foire à l'ail et aux taraïettes
Type vente de tresses d'ail et de petites poteries
Site web www.cityzeum.com/evenement/marseille
Date d'ouverture mi-juin à mi-juillet
Période foire annuelle
Gare Gare de Marseille-Saint-Charles
Tramway Ligne 2 du tramway de Marseille
Note plus vieille foire de Marseille

La foire à l'ail et aux taraïettes, créée au milieu du XVe siècle, est la plus ancienne foire de Marseille. Dite aussi foire de la Saint-Jean, elle fut d'abord consacrée à la vente des herbes de la saint-Jean, puis à partir de 1860 s'y adjoignit celle des taraïettes. Elle se déroule annuellement de la mi-juin à la mi-juillet sur le cours Belsunce.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1447, le roi René, comte de Provence, créa deux foires pour Marseille, la foire de la Saint Martin et la foire de la Saint Jean, qui duraient dix jours chacune. Seule va survivre celle de la Saint Jean[1]. Elle était uniquement spécialisée dans la vente des aulx[2]. En juin 1526, François 1er confirma cette dernière[1].

Emplacements[modifier | modifier le code]

Au fil du temps, elle fut déplacée dans les quartiers de Marseille. En 1790, elle s'installa sur les allées des Capucines (actuelle allées Léon Gambetta)[1]. Puis elle se retrouva successivement en haut de la Canebière, sur les allées de Meilhan, au Cours Julien, au Cours d'Estienne d'Orves, au Cours Belsunce puis, à nouveau, sur les Allées de Meilhan, renommées la Canebière depuis 1927[3]. Outre l'ail pendu en longs chapelets, on y proposait de l'oignon, du thym, du romarin, de la sarriette et du basilic. C'était les herbes de la saint-Jean de Provence[1],[4].

Apparition des poteries[modifier | modifier le code]

Foire aux taraïettes

Ce n'est que vers 1860 qu'apparurent les poteries utilitaires en argile cuite, du matériel de cuisine (grosses jarres à huile, à olives, terrines, daubières, vire-omelettes, gargoulettes, tians)[1],[3], ainsi que les taraïettes, qui les reproduisaient en miniature pour le jeu des enfants[4],[5]. Parmi ces poteries miniatures, les rossignols furent vite les plus populaires[2].

Allibert de Berthin, en 1872, note que lors de la foire de la Saint-Jean « À côté des marchands d'ail, nous voyons quelques revendeuses de taraïllettes, petites vaisselles communes que les enfants achètent pour un sou la pièce. Jadis ces marchands faisaient grand commerce de sifflets en terre, en formes d'oiseaux, de jarrettes (petites cruches, qui, pleines d'eau, permettent d'imiter le chant du rossignol), et encore des trompettes de terre. Les gamins et les nervi ayant abusé de ces instruments de musique, la police a dû en interdire la vente. Aussi, n'entend-on plus ces sons discordants qui faisaient concurrence à la voix éraillée des marchands[6] ».

Cette foire annuelle perdure toujours et se déroule durant un mois à partir de la mi-juin sur le cours Belsunce[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chantal Lombard, Les taraïettes, jouets de Provence, Mission du patrimoine ethnologique, Musée d'Histoire de Marseille, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]