Famille Van Dievoet dit Vandive

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Ne doit pas être confondu avec Famille van Dievoet (baron).
Van Dievoet (dit Vandive)
Image illustrative de l'article Famille Van Dievoet dit Vandive
Armes

Blasonnement Parti d'argent et de sable, à la tour ouverte crénelée de quatre pièces de l'un en l'autre, chargée en cœur d'un écusson parti d’or et de gueules, à la plante d'un pied dextre humain, aussi de l'un en l'autre, la tour étant accompagnée en chef de deux étoiles à six rais, l'une de gueules et l'autre d'or et en pointe d'un croissant parti de l’écu[1].
Période XVIIe siècle-XXIe siècle.
Allégeance Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau des Pays-Bas Royaume uni des Pays-Bas
Drapeau de la Belgique Royaume de Belgique
Fiefs tenus Fief du Roetaert[2] sous Uccle.
Demeures château du Moisnil à Maizeret[3].
Charges conseiller du roi, officier de la Garde-Robe du roi, consul de Paris, conseiller de la ville de Bruxelles, greffier de l'Audience au Grand Conseil, conseiller-notaire-secrétaire du roi Maison et Couronne de France, secrétaire du Parquet de la Cour de Cassation, avocat à la Cour de Cassation de Belgique, avocat à la Cour d’Appel de Bruxelles.
Fonctions militaires major du génie, capitaine de la Résistance, chef d'État Major adjoint de la Zone III de l'Armée Secrète (Flandre).
Fonctions ecclésiastiques chanoine au chapitre Saint-Pierre d'Anderlecht, vice-pléban et secrétaire du chapitre d'Anderlecht.
Récompenses civiles officier de l'ordre de Léopold, chevalier de l'ordre de Léopold, officier de l'ordre de la Couronne de Belgique, commandeur de l'ordre de Léopold II, médaille de bronze du Mérite Sportif, officier de la Légion d'honneur, commandeur de l'ordre royal du Mérite de Bulgarie, commandeur de l'ordre du Mérite d'Adolphe de Nassau (Luxembourg).
Récompenses militaires chevalier de l'ordre de Léopold à titre militaire, Médaille commémorative de la guerre 1914-1918, Médaille de la Victoire, Croix de guerre avec lion de bronze, croix du Feu, Médaille inter-alliée.
Exemple imprimé d'explicit dans un document du Parlement de Paris signé par Nicolas Félix van Dievoet dit Vandive, Écuyer, Conseiller-Secrétaire du Roi, Maison, Couronne de France, et l'un des deux servans près la Cour de Parlement[4].
1743: Greffiers au Grand Conseil. 26 avril 1743. Nicolas-Felix Vandive, Greffier de l'Audience. Le Roi a accordé la Noblesse pour toujours à l'ancien de ces deux Greffiers mourant dans sa charge, ou qui l'aura exercée durant vingt ans[5].
Jean-Baptiste Van Dievoet (1704-1776), époux d'Élisabeth Van der Meulen (huile par Trigaux, 1761)
Jean-Baptiste Van Dievoet (1747-1821), époux d'Anne-Marie Lambrechts (pastel 1774).
Anne-Marie Lambrechts (1753-1871), épouse de Jean-Baptiste Van Dievoet (1747-1821) (pastel 1774).
Tombe dans la Collégiale Saints-Pierre-et-Guidon d'Anderlecht de Pierre Van Dievoet (1697-1740), vice-pléban et secrétaire du chapitre d'Anderlecht, et de son frère le chanoine Pierre-Jacques-Joseph Van Dievoet (1706-1764).
Certificat d'armoiries familiales délivrées à Jean-Baptiste Van Dievoet (1663-1751), époux d'Anne van der Borcht, le 14 octobre 1698, par le Roi d'armes Joseph Van den Leene (1654-1742).

La famille bruxelloise Van Dievoet dite Vandive à Paris, est connue à Bruxelles dès le XVIIe siècle.

Origine[modifier | modifier le code]

Cette famille descend de Gilles Van Dievoet[6], bourgeois de Bruxelles, qui avait épousé:

  • en premières noces à Bruxelles, en l'église Notre-Dame-de-la-Chapelle, le 13 novembre 1650[7] (témoins: Dominus Jean Kelegom, Pierre Rossum et plusieurs autres), Catherine Slachmeulder[8], enterrée à Bruxelles dans le cimetière du couvent des frères mineurs Récollets[9] le 24 juin 1660, et
  • en secondes noces à Bruxelles en la collégiale de Sainte-Gudule, le 31 juillet 1660 (témoins: Augustin Neetens, Jean Zeevart, frère de la mariée, Marie de Smet, Carole La Croix[10] et Elisabeth Hannart)[11], Damoiselle Gertrude Zeevaert, décédée à Bruxelles le 22 juillet 1705[12], enterrée le 24 suivant dans l'église de la Madeleine à Bruxelles[13].

Ancienneté prouvée[modifier | modifier le code]

  • année 1650

Anoblissements[modifier | modifier le code]

  • 1680: noblesse personnelle avec le titre d'écuyer pour l'orfèvre Philippe Van Dievoet, Conseiller du roi, en tant qu'officier de la Garde-Robe du Roi[14] de 1680 jusqu'en 1711.
  • 1743: noblesse héréditaire pour Nicolas-Félix Van Dievoet dit Vandive, greffier de l'Audience au Grand Conseil, entré en charge le 26 avril 1743, ce qui lui conféra la noblesse héréditaire dès 1763 après une ancienneté de vingt ans (principe de noblesse en 1743)[15]: "Le Roi a accordé la Noblesse pour toujours à l'ancien de ces deux Greffiers mourant dans sa charge, ou qui l'aura exercée durant vingt ans"[16].

Personnalités de cette famille[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Georges Dansaert, Nouvel armorial belge, Bruxelles, 1949, p. 200. Ces armes sont celles qui furent reconnues dans l'attestation d'armoiries familiales que le 14 octobre 1698, Jean-Baptiste van Dievoet, époux d'Anne van der Borcht, se fit délivrer par le roi d'armes Joseph van den Leene (1654-1742), et dont voici la copie : «Messire Joseph van den Leene Seigr : de Lodelinsart et de Castillon Conseillier de sa Majesté Cath: Le Roy Ntre Sire (que Dieu conserve) et son premier Roy d'arme es pays de pardeca costre de Namur et Tresorier de l'Eglise Collégiale et paroissiale de notre Dame a Walcort en la ditte province a atteste que les armes cÿ dessus depeintes et figures en ces meteaulx et couleurs (qui sont un escus d'argent partÿ de sable au chateau de lun en lautre charge en cœur d'un escusson d'or partÿ de guelles a la plante d'un pié dextre humain aussi de l'un en l'autre et accompagne en cheff de deux Etoiles a six rais l'un de guelles et l'autre d'or et en pointe dun croissant partÿ de l'escus) sont celles de famille de VANDIEVOET en temoin de ce jai signè cette et muni du cachet de mes armes. Fait ez Chambris Héraldique Palais en la ville de Fort bruxelles ce 14e jour du mois d'octobre 1698. dos D.J. Vandenleene. reg: ». La revue Le Parchemin, "Héraldique vivante", Bruxelles, mars-avril 1999, n° 320, donne une description héraldique et un dessin erronés en transformant la "plante d'un pied dextre humain (Heraldique plante de pied dextre.JPG)" en une "empreinte de pied", de même la tour n'est pas comme y écrit "soutenue d'un croissant" (ce qui signifie que les pointes du croissant lui sont tangentes) mais est "accompagnée en pointe d'un croissant".
  2. Ce fief était situé à Neerstalle entre le bois de Kersbeek et l'Ukkelbeek. Sa superficie s'élevait à onze bonniers et demi de terres et prés avec le manoir du Roetaert. Il appartint successivement à Demoiselle Elisabeth van der Meulen (1720-1769), épouse du Sieur Jean-Baptiste van Dievoet (1704-1776), neveu du sculpteur Pierre van Dievoet (1661-1729), le 24 octobre 1754 ; François-Joseph van Dievoet (1754-1795) à la suite du décès de sa mère le 11 décembre 1769 ; Demoiselle Marie Elisabeth van Dievoet (1752-1828), épouse du Sieur Charles Marie Joseph Leyniers (1756-1822) par achat à son frère François Joseph van Dievoet en date du 24 novembre 1784.
  3. Le château du Moisnil est situé dans le village de Maizeret (commune d'Andenne). L'aile toujours existante, en style Louis XV a été construite en 1902 par l'architecte Octave Flanneau (1860-1937), pour Jules van Dievoet, avocat à la Cour de cassation, et son épouse Marguerite Anspach.
  4. Source: Traité entre le roi : et le Prince-Évêque, l'église et l'état de Liége, concernant les limites, le commerce mutuel, et la liberté des communications de leurs états respectifs. Conclu à Versailles le 24 mai 1772.
  5. L'État de la France, tome IV, Paris, 1749, p. 383.
  6. Lire : « Généalogie de la famille van Dievoet originaire de Bruxelles, dite van Dive à Paris », dans : Le Parchemin, éd. Office généalogique et héraldique de Belgique, Bruxelles, 1986, no 245, p. 273 à 293, ainsi que : « Quand le savoir-faire des orfèvres bruxellois brillait à Versailles », dans : Cahiers bruxellois, Bruxelles, 2004, pp. 19-66. Cet article contient une abondante bibliographie et de nombreuses références et retranscriptions de documents d'archives. XXXVII&file=Tome XXXVII&count=67&page=12 Article en ligne.
  7. Cahiers Bruxellois, op. cit., p. 35 : "Gilles van Dievoet (…) épousa en premières noces à Bruxelles, en l'église Notre-Dame de la Chapelle, le 13 novembre 1650, (…) Catherine Slachmeulder". Voir "Archives de l'État", registres paroissiaux en ligne. Le 13 novembre 1650, mariage, église de la Chapelle, de Gilles Van Dievoet et Catherine Slachmoelders : "Aegidius Van dievoet Catharina Slachmoelders Coniuncti sunt die 13. nouembris 1650. testes fuerunt D. Joês kelegom Petrus rossum et alij plures".
  8. La graphie "Slachmeulder" est celle qui figure dans l'acte de baptême de son fils l'orfèvre Philippe Van Dievoet à Sainte Gudule le 9 janvier 1654 : "9a [januarius 1654] Philippus filius legitimus Ægidij Van Dievoet, et Catharine Slachmeulder. Suscept : Philippus Slachmulder, et Catharina Verhasselt".
  9. Bruxelles, registres paroissiaux de Sainte-Gudule, 24 juin 1660 sépulture de Catherine Slachmuylder épse de Gilles van Dievoet, acte 3246 : "S+ Den 24 Junij (1660) een lyck met 8 priesters op den minneb: kerckhoff, Catharina Slachmuylder van vuyt den Steenwech, bij de Magd: kercke, 30 st 8 -8-14".
  10. Carola De La Croix, épousa Jean Zevart le 10 août 1658 à Sainte-Gudule.
  11. Bruxelles, collégiale de Sainte Gudule, 31 juillet 1660, mariage de Gilles Van Dievoet et Gertrude Zeevaert : "Die 31a Julij 1660 in baptisterio huius ecclesiae coram infrascripto contraxerunt inter se matrimonium Ægidius Van Dievoet, et Gertrudis Zeevaert D. Gudilae parochiani, dispensante Illmo ac Rmo D. Archie(pisco)po Mechl(iniensi) in bannorum solemnijs, praestito juramento libertatis requisito, praesentibus tamquam testibus Augustino Neetens, Joanne Zeevart fratre sponsae, Francisco Jacobs, Nicolao Vander Borcht, Joachimo Zeevart fratre sponsae, Maria de Smet, Carola la Croix, et Elisabetha Hannart, quod attestor Servatius Middegaels viceplebanus D(ivae) Gudilae".
  12. Funérailles avec seize prêtre à l’église de la Madeleine à Bruxelles le 22 juillet 1705 de Damoiselle ("Joeffrouwe") Gertrude Zeevaert. Registres paroissiaux de Sainte Gudule, acte 5689 : "(22 julius 1705) 16 Een sinck met 16 pbrs ad S magd. Joe. Gertrudis Zeevaert teghen over de selve kercke pal 6 - 13".
  13. Enterrement et seconde messe avec seize prêtres, église de la Madeleine à Bruxelles, le 24 juillet 1705, de Gertrude Zeevaert. Registres paroissiaux de Sainte-Gudule, acte 5693 : "24 Julius 1705. 16 Een vuytvaert met 16 pbrs ad S Mariam Magd. Voor Joe Gertrudis Zeevaert den 22 desen ges. off. 3-7 # pro past. 1 St cum 2.da missa".
  14. Michèle Bimbenet-Privat, Les orfèvres et l'orfèvrerie de Paris au XVIIe siècle, Paris, 2002, tome I, p. 121 : "Le département de la Garde-Robe compte aussi parmi ses officiers un orfèvre recruté pour le service du dauphin : Philippe Vandives ou Vandivout émarge à ce titre de 1680 à la mort de Monseigneur. C'est un Bruxellois, doté de lettres de naturalité en mars 1685, qui doit son intégration au groupe des orfèvres royaux à la protection de son beau-père, l'horloger Martinot, lui-même logé aux galeries du Louvre".
  15. L'Almanach Royal de 1789, le mentionne toujours comme "Greffier au Grand Conseil" Almanach royal de 1789, Grand Conseil.
  16. L'État de la France, tome IV, Paris, chez Ganeau, rue Saint Severin, près l'Église, aux Armes de Dombes et à Saint-Louis, avec privilège du roi, 1749, p. 383: "Greffiers au Grand Conseil. 26 avril 1743. Nicolas-Felix Vandive, Greffier de l'Audience. 23 juillet 1720. Jean-Joseph Nau, Greffier de la Chambre. Nota. Le Roi a accordé la Noblesse pour toujours à l'ancien de ces deux Greffiers mourant dans sa charge, ou qui l'aura exercée durant vingt ans."
  17. Les conseillers-notaires-secrétaires du Parlement de Paris exerçaient une charge anoblissante au premier degré, et ce depuis leur création ; en vertu d'un ancien usage confirmé par édit de juillet 1644. Ce privilège leur fut retiré en juillet 1669 et ils furent remis à la noblesse graduelle. Mais la noblesse au premier degré leur fut rendue en novembre 1690)
  18. Pierre Van Dievoet, artiste musicien, né à Bruxelles le 29 septembre 1781, mort célibataire vers 1825, fils de Pierre-Jacques-Joseph Van Dievoet, négociant en lin et fabricant de cotonnettes, doyen de la Corporation des marchands de toile en gros en 1788 et franc-maçon membre de la Loge de "La constance de L'Union", demeurant Langeridderstraet, né le 17 mai 1748 et décédé à Saint-Josse-ten-Noode en novembre 1828 et d’Anne-Marie Meskens. Pierre Van Dievoet est cité notamment comme interprète de Mozart: Henri Vanhulst, Belgique, professeur à l'Université libre de Belgique, "La diffusion de la musique de Mozart à Bruxelles avant 1816", dans Mozart: les chemins de l'Europe : actes publiés par Brigitte Massin, p. 166: "Liste chronologique des œuvres de Mozart exécutées à Bruxelles lors de concerts (avant 1816) : 2 janvier 1804. Finale de la Flûte enchantée (Société des Amateurs de Musique), musique de Mozart; par Mlle Roelens, MM. Moris, Vandievoet (N. B. il s'agit de Pierre Van Dievoet), Dehoux et Drault.". Pierre Van Dievoet, "musicien, âgé de 30 ans, domicilié Section 8 -rue de la Madeleine 399- né à Bruxelles" est cité lors du recensement de 1812 (Antoine Massin, Bruxelles. Qui est qui en 1812, Bruxelles, 1997, tome II, p. 948. Voir aussi: Le Guide musical: revue internationale de la musique, volume 21: "Permets-moi, romance de Lamporelli, arrangée pour le violon avec variation et acc. d'un violon, alto et basse. À Anvers, au magasin de musique et d'instruments, chez Fridzeri. Gravé par P. Vandievoet…".

Liens familiaux[modifier | modifier le code]

Familles alliées[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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