Balthazar-Philippe Vandive

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Balthazar-Philippe Vandive
Biographie
Décès
Activités
Famille
Père
Enfant
Blason de la famille Van Dievoet (Bruxelles).svg
blason

Sire[1] Balthazar-Philippe Vandive (Vandivout[2] ou Van Dievoet), décédé à Paris en juin 1749, est un orfèvre et consul de Paris d'origine bruxelloise.

Sa vie[modifier | modifier le code]

Balthazar-Philippe Vandive, fut grand garde du Corps des Orfèvres en 1736, 1737, consul[3] de Paris en 1739. Il épousa à Paris le 7 avril 1711, Françoise-Edmée de La Haye, née en 1682 et décédée en décembre 1754, Rue des Lavandières-Sainte-Opportune, âgée de 72 ans. (Enterrement le 11 décembre 1754 à St. Germain-l’Auxerrois), fille de Pierre de la Haye, marchand orfèvre joaillier et graveur de sa majesté et de Marie Madeleine Masse, petite fille de François de La Haye, orfèvre et de Catherine Desécouttes, arrière-petite-fille de Louis de La Haye, orfèvre de la Maison du roi, et de Marguerite Boucher, fils de Jean de La Haye, seigneur d'Icy.

Il habita de 1705 à 1748, au n°50 actuel du quai des Orfèvres, à la « Garde Royale », avant de s'installer à la fin de sa vie, en 1748, Rue des Lavandières-Sainte-Opportune auprès de son fils Nicolas Félix Vandive[4], Greffier de l'audience du Conseil du Roi, où il mourut en juin 1749.

Les Affiches de Paris, nous apprennent que le 19 juin 1749, eut lieu l’enterrement à Saint-Germain-l'Auxerrois de Sire Balthazar-Philippe Vandive, ancien consul, décédé rue des Lavandières[5].

Le 11 juillet 1749 les gardes du Corps des orfèvres le déclarent décédé.

Ses liens familaux[modifier | modifier le code]

Balthazar-Philippe Vandive, est le fils de Philippe Van Dievoet, dit Vandive, orfèvre du roi et neveu du célèbre sculpteur bruxellois Pierre Van Dievoet. Il est le frère de Guillaume Vandive, imprimeur du Dauphin, ainsi que de Madeleine Vandive épouse de Christophe II David (1682-1781), imprimeur-libraire.

Il est le père de Nicolas Félix Vandive, avocat au Parlement de Paris, Greffier de l'Audience du conseil du Roi, Conseiller-Notaire secrétaire Maison et Couronne de France, ainsi que de François-Gilles Vandive, bourgeois de Paris, négociant, marchand-joaillier, quai des Morfondus[6], et époux[7] de Marie-Anne Bougier[8], fille de Claude Bougier, bourgeois de Paris, marchand mercier, Contrôleur du Grenier à sel, né en 1683 et décédé le 22 octobre 1760, et de Marie Anne Gamard.

Le 15 mars 1738, à Bruxelles, Jean-Baptiste Van Dievoet et les enfants de feu son frère Nicolas Van Dievoet, « ambedeux uniques heritiers testamentairs de feu le Sr. Pierre van Dievoet marchand dans cette ville leur frere, decedé sans enfans le 2 mars 1729 », se présentent devant le notaire Michel Parys[9], pour constituer comme procureur général et spécial « la personne du Sr. Balthazar Philippe Vandieve (sic) leur cousin marchand a Paris, pour en leur nom, et de leur part recevoir soub sa quittance ez mains des heritiers de feu le Sr. Philippe Vandieve en son vivant frère, et oncle des comparants, la somme de six cent livres tournois provenant d'un contrat sur l'hostel de ville a Paris par feu ledit Sr. Philippe Vandieve receu, ayant appartenu audit Pierre van Dievoet, parmi quoy les comparants declarent de decharger les susdits heritiers de toutes pretensions a ladite somme de six cent livres tournois, promettant, obligeants, et renonceants en forme, ainsy fait et passé dans la ville de Bruxelles les jour, mois, et an predit ».

Son poinçon[modifier | modifier le code]

Le 3 février 1714, cautionné par son père, il fait insculpter son poinçon : Fleur de lys couronnée, deux grains, BPV, une étoile.

Sa carrière d'orfèvre[modifier | modifier le code]

Il fut garde du Corps des Orfèvres en 1720, 1721, 1735, 1736 et 1748; grand-garde en 1736, 1737 et élu consul de Paris en 1739.

La maison "à la Garde Royale"[modifier | modifier le code]

Comme dit plus haut, Balthazar-Philippe Vandive, avant de s'installer à la fin de sa vie Rue des Lavandières-Sainte-Opportune, habita au n°50 actuel du quai des Orfèvres, à la « Garde Royale » qui fut longtemps, ainsi que la grande maison suivante une propriété de la famille de Béthune-Sully.

Le 1er mai 1735, Louis-Pierre-Maximilien de Béthune-Sully, pair de France, propriétaire de la maison à la « Garde Royale », règle avec Balthazar-Philippe Vandives, principal locataire de ladite « Garde Royale » pour deux mille livres par an depuis le premier avril 1731 jusqu'au premier juillet 1735. Balthazar Philippe Vandives lui doit une somme de 8.500 livres, mais, produisant 8.487 livres de quittances, il ne donne que 13 livres au duc. Le 18 janvier 1737, le duc conclut un nouveau bail avec Balthazar Philippe Vandives et son épouse Françoise de la Haye, pour la « Garde Royale » quai des Orfèvres, où ils demeurent suivant les conditions du bail de 1705 qu’ils ont entre les mains. Le 30 septembre 1746 le fils de Balthazar Philippe Vandive, François Gilles Vandive, traite avec le duc pour les réparations locatives, les baux etc. Vandives doit faire appel à un avocat qui, le 25 avril 1748, réduit à 110 livres, 16 sols ce qui est à sa charge.

Entretemps, Balthazar-Philippe Vandive était venu s'installer à la fin de sa vie, en 1748, rue des Lavandières auprès de son fils Nicolas Félix Vandive, Greffier de l'audience du Conseil du Roi, conseiller-notaire-secrétaire Maison et Couronne de France, où il mourut en juin 1749 et fut enterré le 19 juin 1749.

Le 13 et 26 juin 1750, main-levée des saisies faites chez Vandive sur les sommes appartenant au duc qui fait payer son drapier par Vandive. Finalement il a fallu désigner des experts et le 15 septembre 1758, François Gilles Vandive et l'intendant du duc s'en rapportent à eux pour déterminer ce qui appartient à Vandive et ce qui est immeuble suivant le bail du 19 juillet 1705. Vandive peut emporter ainsi l'alcôve du premier étage, les vitrages, lambris et armoires de la « Garde Royale ».

C'est à ce moment que l'orfèvre Pierre Germain dit le Romain, vint s’installer à la « Garde Royale ».

François ou François Gilles Vandive, négociant à Paris, est encore cité dans le Minutier Central de Paris, le 10 mai 1751, à l’occasion d’une procuration concernant Jean-Pierre Borrekens, joaillier à Anvers. Ce qui montre que les Vandive avaient toujours gardé des contacts avec les Pays-Bas.

François Gilles Vandive, rentier, rue des Lavandières n°82, décédera le 1er Thermidor an X (20 juillet 1802)[10].

Ses apprentis[modifier | modifier le code]

Parmi ses apprentis l'on cite le nom de Jean-Simon Huguet. Le 2 mars 1736, Balthazar Philippe Vandive prend pour apprenti par contrat devant Doyen et Leverrier, Jean-Simon Huguet âgé de seize ans fils de Jean-François Huguet maître tanneur. L'œuvre de cet orfèvre figure dans l'ouvrage de Nocq concernant le poinçon de Paris.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Affiches de Paris, Paris, 23 juin 1749, n°48, "Billets d'enterrements", 19 juin 1749. De Sire Baltazar-Philippes Vandive.
  • NOCQ, Le Poinçon de Paris, II, p. 337; IV, p. 254.
  • AGR., NGB., notaire Michel Parys, protocole n°483, acte du 15 mars 1738, n°16.
  • Guillaume Denière, La juridiction consulaire de Paris, 1563-1792 : sa création, ses luttes, son administration intérieure, ses usages et ses mœurs, Paris : H. Plon, 1872.
  • Gabriel Henriot, « Catalogue des manuscrits entrés à la Bibliothèque de 1906 à 1908 », dans, Bulletin de la Bibliothèque et des Travaux Historiques, Ville de Paris, IV, Paris, 1909, p. 68 : « Rues de Paris par ordre alphabétique, N. A. 120, fol. 64, quai des orfèvres, dossier concernant une maison sise sur le quai des Orfèvres et la place Dauphine, où pendait pour enseigne la Garde Royale ; 1662-1758….parmi les pièces : pièces signées par Louis-Pierre-Maximilien de Béthune, duc de Sully, pair de France ; bail, par le même, à Balthazard-Philippe Vandive, orfèvre du 18/VII/1737.
  • Archives Nationales, Paris, 10 mai 1751, Fonds : MC, cote : ET/LXXXII/310, procuration déposée n° 20107.
  • Adrien Marcel, « L’orfèvre Pierre Germain dit le Romain (1703-1783) », dans, Mémoires de l’Académie de Vaucluse, 1916, pp. 229-260.
  • Mathieu Marraud, De la ville à l'État, la bourgeoisie parisienne, XVIIe-XVIIIe siècle, 2009 (Marie-Anne Bougier = François-Gilles Vandive, marchand joaillier)
  • A. Van Dievoet, « Généalogie de la famille van Dievoet originaire de Bruxelles, dite van Dive à Paris », dans Le Parchemin, éd. Office généalogique et héraldique de Belgique, Bruxelles, 1986, n° 245, p. 273 à 293.
  • A. Van Dievoet, « Quand le savoir-faire des orfèvres bruxellois brillait à Versailles », dans Cahiers bruxellois, Bruxelles, 2004, pp. 19-66. Cet article contient une abondante bibliographie et de nombreuses références et retranscriptions de documents d'archives. Il est la source principale.
  • Hélène Cavalié née d'Escayrac-Lauture, Pierre Germain dit le Romain (1703-1783). Vie d'un orfèvre et de son entourage, Paris, 2007, thèse de l'École des Chartes, tome I, pp. 209, 210, 345, 350, 429, 447[11].
  • Alfred Détrez, "Aristocrates et joailliers sous l'ancien régime", dans La Revue (ancienne Revue des Revues), volume 78, Paris, 1908, p. 471: "aux grandes fortunes des Delahoquette, des Vandive, des Granchez".

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les Affiches de Paris, Paris, 23 juin 1749, no 48 : « Billets d'enterrements. 19 juin 1749. De Sire Baltazar-Philippes Vandive, ancien consul, décédé rue des Lavendieres, à S. Germain l'Auxerrois »
  2. Archives Nationales, notaire Guillaume Charles BIOCHE, 1713 (étude XCVII), MC/ET/XCVII/438, fol. 61, constitution de tontine, émission 1759, 15 janvier 1761, M. Nicolas Felix Vandivout dit Vandive, ancien marchand orfèvre, Paris, domicilié paroisse Saint-Germain-L'Auxerrois, ainsi que MC/ET/XCVII/439, constitution de tontine, émission 1759, 3 mars 1761.
  3. Guillaume Denière, La juridiction consulaire de Paris, 1563-1792 : sa création, ses luttes, son administration intérieure, ses usages et ses mœurs, Paris : H. Plon, 1872, passim.
  4. Almanach Royal de 1750, page 169: "Vandive, Greffier de l'Audience (au Grand Conseil), rue des Lavandières Ste-Opportune".
  5. Les Affiches de Paris, Paris, 23 juin 1749, n°48 : « Billets d'enterrements. 19 juin 1749. De Sire Baltazar-Philippes Vandive, ancien consul, décédé rue des Lavendieres, à S. Germain l'Auxerrois ».
  6. Archives Nationales, Notaire Louis Chomel, MC/ET/XV/669, acte du 1er octobre 1748 : François Vandive, marchand joaillier, quai des Morfondus.
  7. Archives Nationales, Paris, Notaire Claude Aleaume, 1744, MC/ET/XCI/807 : Vandives (Balthazar Philippe), marchand orfèvre, ancien consul, quai des Orfèvres. Mariage de son fils marchand mercier, 13 février 1746 (M. Rambaud et C. Grodecki, Artisans XVIIIe siècle, 1956-1977).
  8. Mathieu Marraud, De la Ville à l'État. La bourgeoisie parisienne XVIIe-XVIIIe siècle, Paris, Albin Michel, 2009, p. 142 :
    - Marie-Anne Gamard = Claude Bougier, marchand mercier
    - Claude Bougier, marchand mercier = Marie-Anne Dejean
    - Pierre-Alexandre Bougier, marchand mercier = Geneviève-Josèphe Judde (petite fille de Marc Nau)
    - Marie-Anne Bougier = François-Gilles Vandive, marchand joaillier.
  9. Acte retranscrit dans : Cahiers bruxellois, Bruxelles, 2004, pp. 19-66.
  10. François Gilles Vandive, rentier, rue des Lavandières n°82, décédera le 1er Thermidor an X (20 juillet 1802). A. N. Administration Fiscale, registre 29, 1er et 2e arrondissement. Voir aussi : Archives Nationales, notaire Claude Nicolas BALLET (étude LXV), MC/RE/LXV/10 : Inventaire après décès de François-Gilles Vandive, à la requête de Jean-François-Claude Beau, acte du 29 fructidor an X (16 septembre 1802).
  11. Pierre Germain dit le Romain (1703-1783)

Articles connexes[modifier | modifier le code]