Eugène Mittelhauser

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Eugène Désiré Antoine Mittelhausser
Naissance
Tourcoing
Décès (à 76 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau de la France France
Drapeau de la Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie
Grade Général
Années de service 1894-1940
Conflits Première Guerre mondiale
contre la République des conseils de Hongrie
Seconde Guerre mondiale
Commandement 60e régiment d'infanterie
36e division d'infanterie
chef de la mission militaire française en Tchécoslovaquie
1e D.I
29e D.I
la XXe région militaire
chef de la mission militaire française en Pologne
chef de la mission militaire française aux Pays-Bas
le théâtre d'opération d'Orient
Faits d'armes bataille de Verdun
Distinctions
Autres fonctions chef de l'état-major des forces tchécoslovaques

Eugène Désiré Antoine Mittelhausser, né le 7 août 1873, décédé le 29 décembre 1949 était un général français, chef d'état-major de l'armée tchécoslovaque en 1920.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Fils de Valentin, commissaire spécial et de Hortense Dehourne, il naquit à Tourcoing le 7 août 1873, fit des études à Lille puis il devint officier en 1894 après son diplôme de l'école de Saint-Cyr. Il fit une partie de sa carrière en Afrique du nord parmi les Tirailleurs algériens, fit la campagne du Maroc.
Il fit partie de la mission française au Mexique lors de la Révolution mexicaine en 1910.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Il a servi au 3e régiment de tirailleurs algériens puis comme commandant du 60e R.I avec lequel il reçut une grave blessure en septembre 1915 en Champagne qui le maintint éloigné du front pendant des mois. En mai 1917 il devint colonel commandant la 1re brigade d'infanterie marocaine pendant la bataille de Verdun. En avril 1918 il prit le commandement de la 36e D.I. Il a été blessé cinq fois pendant la guerre.
En novembre 1918, après l'armistice il prit le commandement de la 20e brigade d'infanterie.

Tchécoslovaquie[modifier | modifier le code]

La fin de la guerre le voit partir comme chef d'état-major du général Pellé dans la mission française en Tchécoslovaquie; il l'a remplacé comme chef de la mission française et chef d'état-major de l'armée tchécoslovaque[2] le .
Après la fin de la Première Guerre mondiale, alors qu'il était commandant militaire de la Slovaquie il prit la tête des troupes contre la République des conseils de Hongrie pour porter l'appui tchécoslovaque avec les troupes franco-roumaines de Berthelot et franco-serbes de Franchet d'Espèrey de mai à juillet 1919, c'est à cette occasion qu'il fut fait commandeur de la Légion d'honneur.

Retour en France[modifier | modifier le code]

En 1925 il fut rappelé en France pour commander la 1e D.I puis la 29e D.I. Il a été admis au Haut conseil de guerre le 17 septembre 1931; fait Grand-croix de la Légion d'honneur par le président de la République Albert Lebrun le 14 juillet 1937.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Il fut alors commandant du T.O.M.O en remplacement du général Maxime Weygand le 17 mai 1940, théâtre d'opération de la Méditerranée orientale comprenant les forces françaises stationnées au Liban et en Syrie, le théâtre balkanique et collaborait avec les forces du général Archibald Wavell. Les troupes françaises se trouvaient du canal de Suez à l'île de Chypre. Lors de l'armistice, il dut régler le retrait des troupes françaises qui collaboraient avec les Alliés pour les concentrer sur le Liban et la Syrie, il s'occupa aussi du retour des brigades tchèques et polonaises qui avaient combattu dans les Carpates; la chose réglée le théâtre d'opération fut dissous et le général rentra en métropole en juillet 1940. Il fut l'un des plus fervents admirateurs de Philippe Pétain et témoigna lors du procès de Riom contre les ministres accusés de la défaite de 1940 en chargeant la République, qu'il exécrait et en déchargeant l'armée de ses responsabilités*
Il décéda le 29 décembre 1949 à Paris (5e).

Hommages[modifier | modifier le code]

Des rues portent son nom comme à Lauterbourg.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  • "Le procés de Riom" Henri Michel (Albin Micel 1979)