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Edmond Calvo

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Edmond Calvo
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Edmond François CalvoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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A travaillé pour
Le Canard enchaîné (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Personnes liées
Œuvres principales

Edmond François Calvo, dit Calvo, est un auteur et dessinateur de bandes dessinées français, né le à Elbeuf (Seine-Maritime) et mort le dans le 20e arrondissement de Paris[1].

Il passe son enfance à Elbeuf, où son père dirige une distillerie. Après avoir étudié au lycée Pierre-Corneille de Rouen, il exerce divers métiers : il dirige une fabrique de sabots puis de boucles, avant de devenir aubergiste[2]. Dans le même temps, il commence à dessiner pour la presse, notamment en tant que caricaturiste au Canard enchainé entre 1919 et 1921[2]. En 1938, il se sépare de son auberge et décide de se lancer à plein temps dans l'illustration et la bande dessinée. Il pratique le dessin, la peinture et la sculpture[3]. Il se lie aux Publications Offenstadt, pour lesquelles il collabore aux revues Fillette, L’Épatant et Junior[2].

Son album le plus célèbre, La bête est morte !, raconte l'histoire de la Seconde Guerre mondiale transposée dans un univers animalier[4],[5]. Les Français sont représentés par des écureuils et des lapins, les Allemands ont des têtes de loup et les Américains de bison [4]. L'album est publié en 1944[5]. Calvo en réalise le dessin sur un scénario de son ami Victor Dancette[4], éditeur de publications pour la jeunesse. Le grand succès de cette œuvre lui vaut d'être contacté par Walt Disney qui lui propose de travailler pour ses studios, ce qu'il refuse[2]. De 1942 à 1958, Calvo crée quatorze séries différentes, dont Rosalie, Patamousse, Coquin le petit cocker[6], Cricri Souris d'appartement (sur un scénario de Marijac) qui donne son nom à Cricri journal et préfigure, avec son complice le chat Matou[7], sa série la plus connue Moustache et Trottinette, publiée à partir de 1953 dans le magazine féminin Femmes d'aujourd'hui.

Calvo a également illustré des romans, des contes animaliers et des publicités.

Son trait rond et dynamique a été influencé par celui de Walt Disney[8]. Outre le fait d'être un dessinateur hors pair, il est aussi reconnu dans le monde de la bande dessinée comme le maître du jeune Albert Uderzo qui venait, dans sa jeunesse, lui rendre visite à son domicile pour le regarder dessiner et recueillir ses conseils[9],[10]. Même s'il est autodidacte en matière de bande dessinée, Thierry Groensteen indique que l'artiste a « retenu les leçons des illustrateurs français Félix Lorioux (1872-1964) et probablement Félix Pol Jobbé-Duval (1879-1961) »[3].

Postérité

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Après sa mort, l’œuvre de Calvo tombe un temps dans l'oubli avant d'être remise en avant notamment par l'action d'Étienne Robial par une exposition dans sa librairie en 1974 puis plusieurs rééditions dans ses éditions Futuropolis[2].

En 2024 la Bibliothèque nationale de France lance un appel aux dons[11] pour l'acquisition des planches originales de La bête est morte. qui sont alors classées sous le statut de Trésor national[12]. Avec 875 000 € collectés et un financement complémentaire de l’État, les planches rentrent dans les collections nationales[13]. Elles font l'objet d'une exposition exceptionnelle en 2025 et 2026 qui ne dure que quelques mois en raison de la fragilité des œuvres.

En 2025 et 2026, la ville de Niort consacre une exposition immersive à La bête est morte où le visiteur rentre au cœur des dessins de Calvo[14],[15]. Dans la même période, le musée Bernard d'Agesci expose des planches originales des œuvres plus confidentielles[16].

Notes et références

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  1. Archives en ligne de l’état civil de la Seine-Maritime, commune d'Elbeuf, acte de naissance no 366, année 1892 (pages 40/160 et 41/160) (avec mention marginale de décès)
  2. 1 2 3 4 5 Michel Denni, « Calvo (1892-1957) », dans Michel Béra, Michel Denni, Philippe Mellot, BDM - Trésors de la bande dessinée 2015-2016, Les Éditions de l'Amateur, , p. 1028
  3. 1 2 Thierry Groensteen, « Edmond-François Calvo », dans 100 cases de Maîtres : Un art graphique, Éditions de la Martinière, (ISBN 978-2732441405), p. 14-15
  4. 1 2 3 Frédéric Potet, « Seconde guerre mondiale : l’histoire en planches sort ses cartouches », sur Le Monde,
  5. 1 2 Frédéric Potet, « " Calvo, un génie de la BD ", sur Museum TV : le grand oublié du neuvième art », sur Le Monde,
  6. Henri Filippini, « Coquin le gentil cocker », Schtroumpfanzine, no 36, , p. 24.
  7. « Cricri contre Matou », sur bedetheque.com
  8. La bête est morte sur actuabd.com
  9. Dominique Petitfaux, « Calvo Edmond François (1892-1957) », sur Encyclopædia Universalis (consulté le )
  10. Thierry Groensteen, « De Calvo à Uderzo, un moyen âge composite », sur Neuvième Art 2.0, (consulté le )
  11. « Libération - La BNF lance un appel aux dons »
  12. Par Christophe Levent Le 6 décembre 2024 à 11h11, « BD : la BNF lance une souscription pour acquérir les planches de « La Bête est morte ! », un trésor national », sur leparisien.fr, (consulté le )
  13. « Succès de l'appel au don pour « La Bête est morte ! » », sur BnF - Site institutionnel (consulté le )
  14. « « La Bête est morte », l’album illustré par Edmond-François Calvo au musée du Pilori à Niort », sur lanouvellerepublique.fr, (consulté le )
  15. « Une exposition au cœur des dessins de Calvo à Niort. »
  16. « Niort : une exposition inspirée par un maître de la bande dessinée animalière », sur actu.fr, (consulté le )
Acte de décès de Edmond Calvo, archives de la ville de Paris

Bibliographie

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Monographies
Articles et chapitres

Liens externes

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