Domaine des Treilles

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Domaine des Treilles
Domaine des Treilles - paysage depuis le pavillon Ammonites.JPG

Domaine des Treilles

Présentation
Destination initiale
Habitation
Destination actuelle
Fondation culturelle
Construction
XXe siècle
Propriétaire
Fondation
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
Chemin des TreillesVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
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Le domaine des Treilles tire surtout sa renommée depuis la création de la « Fondation des Treilles », créée par Anne Gruner Schlumberger, fondation qui œuvre au développement international des sciences, des lettres et des arts.

La totalité de l'ensemble bâti et paysager de la seconde moitié du XXe siècle est situé en zone agricole du plan d'occupation des sols des communes de Tourtour et Flayosc dans le département du Var.

Les éléments principaux ont fait l'objet d'une inscription sur l'inventaire supplémentaire par arrêté du 17 juillet 2009.

Historique[modifier | modifier le code]

Afin d'accueillir et héberger les hôtes de la Fondation, Anne Gruner Schlumberger (1905-1993), fille aînée de Conrad Schlumberger, a entrepris, entre 1960 et 1980, de rénover et aménager, sous la direction de l’architecte Pierre Barbe et du paysagiste Henri Fisch, le domaine des Treilles, de 300 hectares qui donnera par la suite son nom à la fondation avec ses bâtiments et des structures dans un style provençal parfaitement intégré à l'environnement naturel.

Elle entendait ainsi « offrir un lieu de rencontres où créateurs et chercheurs se retrouvent » avec l’œuvre des générations précédentes de sa famille.

Après l'acquisition des premières maisons en 1960 elle a demandé à Pierre Barbe de les restaurer. De 1960 à 1963 sont ainsi restaurées : la maison du hangar (aujourd'hui bureaux administratifs et hangar des véhicules incendie), celle du gardien et la maison Gisclard[1].

Le grand mas du domaine se trouvait alors en ruine : il est reconstruit de 1965 à 1968 sous le nom de « grande maison » et abrite une bibliothèque[1]. Trois autres maisons sont reconstruites : Moussu, l'Ammonite, la Maison des enfants et des jeux (plus tard, la « Petite Maison »)[1].

Entre 1968 et 1970 est construite Barjeantane, qui abrite aujourd'hui le « Centre Jean Schlumberger ».

Les trois dernières maisons dessinées par Pierre Barbe sont édifiées de 1978 à 1981 : la maison de Fonction, la maison d'Amis et l'Atelier[1].

C'est Yves Nioré qui reprend le flambeau en construisant la maison des Chênes et le Pertus (1982 - 1985)[1] ainsi que Chouchanik Seferian qui construit les maisons de l'Informatique (désormais maisons des Sondes en raison de l'installation en 1986 du jardin des Sondes de Takis) et de Lou Pra (conçue par l’architecte Patrick Vallet)[1].

La propriétaire commande à des artistes des sculptures qui concourent à cette œuvre totale. Ont ainsi travaillé Max Ernst, Henri Laurens, François-Xavier Lalanne, Vassilakis Takis[2], [3], etc.

Certaines parties du domaine sont inscrites sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques[4].

Le site d'Arquinaut[modifier | modifier le code]

Site Arquinaut, vestiges des constructions médiévales

Les sites, dégagés lors des fouilles de juillet 1978 qui ont suivi les prospections archéologiques d'André Taxil[5], ont par ailleurs recélé des vestiges et des habitats témoins des diverses occupations humaines[6] qui ajoutent une valeur historique, documentaire et archéologique à la qualité exceptionnelle de l'ensemble architectural paysager et artistique.

Le dégagement du site archéologique de Calamantran a mis en évidence les occupations humaines successives de ce lieu. Arquinaut est matérialisé par l’oppidum de Calamantran, l’habitat médiéval ayant succédé à celui de l’âge du Fer.

Selon le service régional de l'inventaire, la première abbaye cistercienne aurait peut-être été fondée sur le territoire d'Arquinaut. Au XIXe siècle, la chapelle Notre-Dame-de-Florièye était parfois appelée "Notre Dame d'Arquinaut" , peut-être en référence au site situé sur la colline de Calamantran au sein du Domaine des Treilles[7],[8],[9] .

La fondation des Treilles[modifier | modifier le code]

La Fondation des Treilles abrite la collection d’art du XXe siècle formée par Anne Gruner Schlumberger, mécène passionnée par l’œuvre de Victor Brauner, Max Ernst et Takis[10].

Article détaillé : Fondation des Treilles.

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anne Gruner Schlumberger, Les treilles, Histoire naturelle et humaine d’un dessein, Fribourg (Suisse), Fondation éducation et recherches pour les Treilles à Tourtour (Var), et réalisé par les Services de l’Office du livre à Fribourg, , 263 p.
    La création du sigle des treilles est de Chouchanik Seferian ; La maquette est de Hanspeter Schmidt et l’impression de Jean Genoud imprimeur à Lausanne
  • Étude géologique et hydrogéologique du Domaine des Treilles, BRGM, février 1974

Sources[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Constructions du domaine
  2. TAKIS, Vassilakis
  3. Galerie Lelong : biographie Vassilakis Takis
  4. Notice no PA83000021, base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. Préhistorien au Centre de documentation archéologique du Var
  6. Anne Gruner Schlumberger, Les treilles, Histoire naturelle et humaine d’un dessein, Fribourg (Suisse), Fondation éducation et recherches pour les Treilles à Tourtour (Var), et réalisé par les Services de l’Office du livre à Fribourg, , 263 p.
    Pages 22-23 : Temps géologique, L’évolution morphologique quaternaire et actuelle, par Jean Nicod ; Pages 26 à 33 :Temps de l’homme par Raymond Boyer
  7. Notice no IA83001293, base Mérimée, ministère français de la Culture Bourg castral d'Arquinaut Lieu-dit Calamantran. Dans les cadastres de 1816 et de 1791, l'ancien castrum fait partie du domaine de Florièyes
  8. Raymond Boyer, Guy Desirat, Un habitat médiéval inédit : Arquinaut (commune de Tourtour, Var). Travaux d’approche, Fédération historique de Provence,
  9. Calamantran ; Arquinault ; Les Treilles, Vue aérienne du site
  10. La Grande Maison d’Anne Gruner Schlumberger