Denise Bonal

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Denise Bonal
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Denise BouilletteVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Denise Bonal, née le à Oued Alleug (Algérie française) et morte le à Paris 4e, est une comédienne et dramaturge française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Denise Bonal est née le 19 février 1921 à Oued Alleug, près de Blida. Elle y passe toute son enfance : « Il n'y avait que trois maisons. Ma mère fut mon unique institutrice » raconte-t-elle[1]. Elle arrive à l'âge de 12 ans à Paris et entre au lycée Fénelon. Durant son année d'hypokhâgne en 1939-1940, elle réalise sa première mise en scène : celle de Aucassin et Nicolette (pièce en vieux français dont elle se sert pour dénoncer l'occupation allemande)[2].

Elle décide alors d'abandonner ses études et de suivre le cours du théâtre de Charles Dullin, formant des acteurs. C'est l'époque d'une politique de la décentralisation du théâtre en France, impulsée notamment par Jeanne Laurent, véritable ministre de la culture même si elle n'en a pas le titre. Des centres dramatiques se créent en province, avec une forte ambition culturelle. Denise Bonal est engagée en 1951 à la comédie de l'Ouest au Centre Dramatique de Rennes (un centre créé en 1949). Elle y reste 15 ans. Durant cette période elle écrit, à raison de 1 par semaine, des contes et des nouvelles radiophoniques tout en continuant à jouer sur scène par exemple dans des pièces de Jean Giraudoux ou Diego Fabbri[2].

En 1971, elle rejoint Hubert Gignoux au Théâtre National de Strasbourg et devient professeur au Conservatoire à rayonnement départemental de Roubaix. Parallèlement,elle se consacre à l'écriture de pièces et devient dramaturge. En 1974, sa pièce Légère en août, où elle imagine une clinique qui procure des nouveau-nés à des couples ne pouvant avoir d'enfants, est un succès, qui lance sa carrière d'auteure. Les thèmes de ses pièces montrent son sens de l'observation et son intérêt pour la réalité quotidienne et les histoires de familles (Une femme sans conséquence, Les Pas perdus, Féroce comme le coeur, etc.)[2],[3].

Puis elle devient professeur en 1983 au Conservatoire national supérieur de Paris[2],[3] et au Cours Florent.

En 2004, elle se voit décerner le Molière du meilleur auteur francophone pour sa pièce Portrait de famille[2], et en 2006 le deuxième Grand prix de littérature dramatique[4].

Son dernier rôle au cinéma lui est offert en 2006 par Pierre-François Martin-Laval dans Essaye-moi. Elle meurt le [5] dans le 4e arrondissement de Paris, quelques jours avant la première de sa pièce Les Tortues viennent toutes seules[2],[3],[6]

Principaux rôles de comédienne au théâtre[modifier | modifier le code]

Principaux rôles au cinéma[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1974 : Légère en août, Les Moutons de la nuit
  • 1976-1977 : Honorée par un petit monument
  • 1980 : J'ai joué à la marelle, figure-toi
  • 1980-1982 : Portrait de famille
  • 1984 : Lit vers Léthé
  • 1986 : Passion et prairie
  • 1989 : Une Femme sans conséquence
  • 1992 : Le trop plein du cœur, Féroce comme le cœur
  • 1993 : Turbulences et Petits détails
  • 1997-1998 : Les Pas perdus
  • 2005 : De dimanche en dimanche
  • 2006 : Les Tortues viennent toutes seules

Récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Denise Bonal », sur La Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon / Centre national des écritures du spectacle. Le répertoire des auteurs de théâtre
  2. a b c d e et f « Denise Bonal », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. a b et c B. Villien, « Bonal, Denise [Algérie 1921 - 2011] », dans Béatrice Didier, Antoinette Fouque et Mireille Calle-Gruber (dir.), Dictionnaire universel des créatrices, Éditions Des femmes, , p. 582-583
  4. « Prix », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. Insee, « Extrait de l'acte de décès de Denise Bouillette », sur MatchID
  6. « Décès de Denise Bonal », Artistikrezo,‎ (lire en ligne).
  7. « Palmarès détaillé du Grand prix de littérature dramatique », sur artcena.fr

Liens externes[modifier | modifier le code]