Denis Gheerbrant

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Denis Gheerbrant
Description de l'image P1020934 - copie copie2.jpg.
Naissance (71 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France française
Profession cinéaste
documentariste
directeur de la photographie
Films notables Et la vie
La vie est immense et pleine de dangers
Après (un voyage dans le Rwanda)
La République Marseille
On a grèvé

Denis Gheerbrant, né le 24 février 1948 à Paris, est un cinéaste français, auteur d'une dizaine de films documentaires qui s’inscrivent dans la continuité du cinéma direct.

Et la vie (1991), La vie est immense et pleine de dangers (1994)[1], La République Marseille (2009)[2] ont été particulièrement remarqués. Ils initient une démarche et une esthétique qui ont influencé le cinéma documentaire (cf. Bibliographie).

Biographie[modifier | modifier le code]

Denis Gheerbrant est le fils de Bernard Gheerbrant, éditeur et libraire, fondateur de la librairie La Hune dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés à Paris.

Après des études littéraires à l'université de Nanterre, il intègre l’IDHEC en 1969, au sein du département réalisation et prise de vues. Entre 1972 et 1977, il se partage entre l’enseignement (Paris I et Paris VIII), le métier d’assistant opérateur, de chef opérateur de courts-métrages et un travail personnel de photographie. Il est exposé au Palais de Tokyo dans le cadre du festival d'automne à Paris, pour son travail sur le 15e arrondissement de Paris[3].

En 1978, il tourne son premier film, Printemps de square, avec des jeunes dans un quartier du 15e.

Jusqu'en 1990, il continuera à osciller entre son travail de directeur de la photographie, en fiction comme en documentaire, et ses propres réalisations de films documentaires.

Co-fondateur, en 1992, de l'association des cinéastes documentaristes, ADDOC, il enseigne épisodiquement, notamment à la Fémis.

À travers des projets très différents, dans des lieux circonscrits (La vie est immense et pleine de dangers, grands comme le monde[4]) ou dans des explorations larges (Et la vie[5], Le Voyage à la mer[6], Après), il filme seul dans des relations suivies ou des rencontres fortuites. Sur chaque film, son questionnement travaille à faire émerger une parole propre à chacun de ses interlocuteurs.

Ses films sont produits par Les Films d'ici.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

  • 1980 : Printemps de square, 80 min
  • 1984 : Amour rue de Lappe[7], 60 min (Festival du film de Belfort)
  • 1986 : Question d'identité[8], 55 min (Prix du filmaker - Bilan du film ethnographique 1985)
  • 1986 : La parole d'abord, 20 min
  • 1991 : Et la vie[9], 90 min (Prix de la compétition internationale et de la SCAM - Vues sur les docs - Marseille 1991. Sortie en salles en 2002)
  • 1992 : Une fête foraine, 52 min
  • 1994 : La vie est immense et pleine de dangers[10], 80 min (Vues sur les Docs. États Généraux du Film Documentaire[11] - Lussas. Sortie en salles en 1995).
  • 1995 : Un printemps de cinéma, 23 min
  • 1998 : Grands comme le monde[12], 90 min (Vues sur les docs. Sortie en salles en 1999)
  • 2001 : Lettre à Johan van der Keuken, 30 min
  • 2002 : Le Voyage à la mer[13], 87 min (Prix Planète - Vues sur les docs 2001. Sortie en salles en 2002).
  • 2004 : Après, un voyage dans le Rwanda, 100 min (États Généraux du Film Documentaire. Sortie en salles en 2005).
  • 2009 : La République Marseille[14], une suite de 7 films d'une durée de 6 heures (Festival Cinéma du réel 2009 - Hommages et ateliers. États Généraux du Film Documentaire. Sortie en salles en 2010).
  • 2014 : On a grèvé[15], 70 min (Sélection française - Cinéma du réel 2014. Sortie en Salle en septembre 2014).
  • 2017 : Mallé en son exil, 104 min

Chef opérateur[modifier | modifier le code]

Citation[modifier | modifier le code]

« [...] Quand je filme seul, ce qui m’intéresse, c’est de casser le flux du vécu : on est dans une relation, on interrompt la relation, et on entre dans un film. Mon regard ne soutient plus la relation. C’est le fait de filmer qui est la relation. C’est violent, c’est beau et c’est fort, et là on fait un film pour les autres qui n’est jamais l’enregistrement d’une relation [...][16]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catherine Bizern, sous la direction de, Cinéma documentaire : manières de faire, formes de pensée, 1992-1996, Yellow now Côté Cinéma, Éditions Addoc, Paris, 2002, 219 p. (Interventions de : Dominique Cabrera, Patrice Chagnard, Jean-Louis Comolli, Raymond Depardon, Denis Gheerbrant, Nicolas Philibert, Claire Simon, Frederick Wiseman...)
  • Cité in Jean Breschand, Le documentaire : l’autre face du cinéma, collection Les petits cahiers, Cahiers du cinéma / Scéren-CNDP, 2002.
  • Jean-Sébastien Chauvin, « Vacances », Cahiers du cinéma, no 573, novembre 2002, p. 82.
  • Jean-Michel Frodon, « Après, un voyage dans le Rwanda », Cahiers du cinéma, no 598, février 2005, p. 32
  • Cité in Guy Gauthier, Le documentaire un autre cinéma, Armand Colin, 4e édition, 2011.
  • Denis Gheerbrant, « La Cité du mâle et la dérive du documentaire », IMAGES documentaires, no 69/70, janvier 2011, p. 11-12.
  • Erwan Higuinen, « Parole donnée (Grands comme le monde) », Cahiers du cinéma, no 533, mars 1999, p. 67-68
  • Thierry Jousse, « La vie est immense… », Cahiers du cinéma, no 483, septembre 1994, p. 15.
  • Yann Lardeau, « Et la vie continue… », Cahiers du cinéma, no 489, mars 1995, p. 75-76.
  • François Niney, « Et la vie, doc ? », Cahiers du cinéma, no 447, septembre 1991, p. 76-77.
  • Cité in François Niney, L’Épreuve du réel à l’écran. Essai sur le principe de réalité documentaire, 2e édition, 3e tirage, Bruxelles, De Boeck, 2006.
  • René Prédal, sous la direction de, « Cinéma "direct." Années 1990 : où en est-il ? », CinémAction no 76, Condé-sur-Noireau, Éditions Corlet, 1995.
  • Laurent Roth, « Mère, je brule ! (L’éthique du documentaire) », Cahiers du cinéma, no 489, mars 1995, p. 79-81.
  • Vincent Vatrican, « Denis Gheerbrant, le porteur de paroles », Cahiers du cinéma, no 489, mars 1995, p. 77-78.

Liens externes[modifier | modifier le code]