Davina Delor

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Davina Delor
Description de cette image, également commentée ci-après
Davina Delor.
École/tradition gelugpa, bouddhisme tibétain

Davina Delor commença sa vie publique en tant qu’artiste chorégraphique dont la carrière de danse classique prit un tournant radical en passant des scènes d’opéras aux plateaux de télévision avec l'émission Gym Tonic. Après sa rencontre avec le Dalaï Lama en 2002, elle est devenue nonne bouddhiste dans la tradition gelugpa du bouddhisme tibétain, sous le nom de Gelek Drölkar en 2004[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Davina Delor et Véronique de Villèle.

Conceptrice et coanimatrice (avec Véronique de Villèle) de l’émission Gym Tonic de 1980 à 1987 qui libéra de son carcan la pratique de la gymnastique, elle connut un succès médiatique sans précédent pour un programme de remise en forme. Traduite en plusieurs langues, l’émission largement diffusée en France et à l’étranger favorisa l’extension de l’entraînement physique et la création de nombreuses salles. Diplômée d'État du ministère Jeunesse et Sports, Davina enseigna la danse, le yoga, le qi gong et la gym créative. Conjointement à sa carrière, elle entreprit des études de médecine traditionnelle chinoise auprès de grands maîtres tels le Professeur Leung Kok Yuen et le Docteur Trinh Quan Ngoc dont elle devint l’assistante après avoir soutenu une thèse en médecine chinoise et reçu son diplôme d’acupuncteur. Elle poursuit ses recherches dans la voie des psychopathologies sous la conduite du Professeur Cyrus Irampour à l’Université santé médecine et biologie humaine de Paris XIII dont elle ressort deux ans après, titulaire d’un diplôme d’alcoologie et des toxicomanies[3].

Mais l’origine de son parcours de vie remonte à son enfance où elle reçut une éducation religieuse catholique parallèlement à une culture hindouiste et bouddhiste. Profondément croyante, sa mère fut son premier maître spirituel. Les grands chocs de sa vie, le suicide de son père alors qu’elle n’avait que 17 ans[4] et la perte de son fils décédé à la suite d’une rupture d’anévrisme à l’âge de 23 ans[5], l’ont décidée à s’engager dans une analyse qu’elle poursuivit en devenant à son tour psychanalyste. Sa rencontre avec les personnes en souffrances existentielles et dépressives s’exerça à Paris et à La Roche-Posay. À cinquante ans, Davina s'engage dans le bouddhisme. Sa rencontre avec le Dalaï Lama en 1998 confirme ses aspirations[6] et elle prend ses premiers vœux monastiques de Rabjun, dans l’ordre des Gelugpa auprès de Geshé Jamphel. Elle partira deux ans après au Tibet pour recevoir l’ordination de Getsulma, conférée par Kyabjé Gosok Rinpoché, au monastère de Golok dans le Kham, province du Tibet oriental. Elle porte désormais le nom de Gelek Drölkar. Et c’est le 29 mars 2012, qu’elle prononce ses vœux de pleine ordination supérieure Gelongma, qui fait d’elle une Bhikkhuni. En juin 2010, Davina avait mis un terme à ses activités professionnelles parisiennes pour se consacrer au monastère qu’elle a fondé dans la région de Poitiers avec ses compagnons spirituels, le Geshé Thupten Khédroup et Gelek Chödzom. Le centre monastique Chökhor Ling ouvre ses portes (dans son ancienne propriété du Poitou[6]) pour des journées d’enseignements bouddhistes et de pratique de la méditation et des week-ends de retraites spirituelles. Des cours de yoga, de Qi Gong et des séminaires sont dispensés toute l’année dans la Maison de Tara Yoga, construite à cet effet dans le parc du monastère.

Davina Delor à Chökhor Ling.
Davina Delor et des moines au Tibet

L’association Chökhor Ling fut créée dans le but de venir en aide aux enfants du Tibet et particulièrement à ceux du village de Detsa dans le Kham[7]. Les bénéfices de l’association contribuent à leur fournir nourriture et logement corrects et à soutenir les moines qui les ont pris en charge pour leur éducation[8]. Elle a été créée dans le but de recevoir les dons destinés aux œuvres caritatives et humanitaires perçues lors des différentes manifestations. Cette association offre une grande clarté de vision en simplifiant les échanges. En 2015, l'association Chökhor Ling s'engage auprès du village de Tenzingang dans l'Arunachal Pradesh, état isolé du Nord-Est de l'Inde où se sont réfugiées quelques familles tibétaines. Le but de l'association est de contribuer au maintien de la scolarité des enfants et d'aider ces familles très pauvres. La vocation de l'association Chökhor Ling est de concourir de différentes manières au bien de tous les êtres dans l'ouverture du cœur et le respect de l'énergie de la vie. Les fonds collectés sont destinés à soutenir l’entretien quotidien et la santé des enfants tibétains défavorisés.

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Irène Frain, « Davina: après la télé, le Tibet : L’animatrice sexy de « Gym tonic » est devenue la Vénérable Gelek Drolkar, nonne bouddhiste dans le Poitou », Paris Match,‎ (lire en ligne)
  2. « Bio express », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  3. Élodie Soulié, « Davina, de « GymTonic » à Bouddha », sur leparisien.fr,
  4. « Davina Delor, de "Gym Tonic" au monastère bouddhiste », Le Nouvel Observateur,‎ (lire en ligne)
  5. Irène Frain, « Davina: après la télé, le Tibet », Paris Match,‎ (lire en ligne)
  6. a et b Davina, interviewée par Isabelle Léouffre, « Le jour où je suis devenue moniale bouddhiste », Paris Match, semaine du 7 au 13 décembre 2017, page 182.
  7. « Corinne Touzet et Véronique Jannot… très investies pour le Tibet ! » www.purepeople.com
  8. Nathalie Chuc, « Davina: «Je suis devenue nonne bouddhiste» », Le Figaro,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]