Laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement

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Laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement
Siège Saint-Martin-d'Hères
Pays France
Coordonnées 45° 11′ 36″ nord, 5° 45′ 28″ est
Rattachement CNRS - UGA
Directeur Jean-Luc Jaffrezo
Site web lgge.osug.fr

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Laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement

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Laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement

Le Laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement (LGGE) est un laboratoire de recherche situé sur le domaine universitaire de Grenoble à Saint-Martin-d'Hères. Ses recherches sont particulièrement utiles pour la communauté scientifique internationale dans le cadre de la compréhension du réchauffement climatique, ainsi que du changement climatique.

Début 2017, le laboratoire fusionne avec le Laboratoire d’étude des transferts en hydrologie et environnement pour former l’Institut des géosciences de l’environnement[1].


Historique du laboratoire[modifier | modifier le code]

Le LGGE a été créé en 1958 sous l'impulsion du glaciologue Louis Lliboutry. Initialement Laboratoire de l'Aiguille du Midi, puis Laboratoire de glaciologie alpine, il est installé en 1961 dans les locaux de l'ancien évêché à Grenoble et prend en 1978 la dénomination de Laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement (LGGE) puis s'installera en 1982 dans ses locaux du campus de Saint-Martin-d'Hères[2]. Le glaciologue Claude Lorius en devient directeur de 1983 à 1988. Initialement unité propre de recherche du CNRS (UPR5151), le laboratoire est, depuis 2002, une unité mixte de recherche (UMR5183) sous la tutelle du CNRS et de l'université Grenoble-Alpes. C'est un laboratoire membre de l’Observatoire des sciences de l'Univers de Grenoble (OSUG) dont l'activité scientifique se structure autour des trois priorités suivantes :

  • évolution passée et présente de la composition de l’atmosphère et l’étude des rétroactions chimie/climat ;
  • les zones polaires et leur impact passé, présent et futur sur la régulation du système climatique ;
  • vulnérabilité des glaciers et du couvert nival dans les zones de montagne face au changement climatique et leurs impacts sur les ressources en eau.

Les chercheurs du LGGE sont organisés en cinq équipes[3] :

  • équipe carottes, chimie, climat (ICE3) ;
  • équipe chimie atmosphérique, neige, transferts et impacts (CHIANTI) ;
  • équipe glace (GLACE) ;
  • équipe cryosphère et hydrologie de montagne (CYME) ;
  • équipe modélisation des écoulements océaniques multi-échelle (MEOM).

Le LGGE accueille environ 40 chercheurs et enseignants-chercheurs permanents, 20 ingénieurs et administratifs, et 40 personnes sous contrats temporaires (ingénieurs, doctorants, post-doctorants, stagiaires). En janvier 2013, le laboratoire accueille l'équipe d'océanographes du MEOM, modélisation des écoulements océaniques multi-échelles, composée de 25 personnes, élargissant ainsi son champ d'action. En 2017, il est prévu un regroupement avec le laboratoire d’étude des transferts en hydrologie et environnement également situé sur le campus de Saint-Martin-d'Hères[2] pour former l'Institut des géosciences de l'environnement (IGE).

Faits scientifiques importants[modifier | modifier le code]

La réputation scientifique du LGGE[4] s'est faite avec la reconstitution de l'évolution des climats depuis 800 000 ans, grâce à l'analyse en 1978, par Claude Lorius et son équipe, des gaz traces issus de l'atmosphère terrestre piégée dans les glaces de l'Antarctique près de la base antarctique Concordia. Ils sont également leaders dans la chimie de l'atmosphère et la surveillance des glaciers des Alpes françaises (service d'observation GLACIOCLIM[5], « les GLACIiers un Observatoire du CLIMat »).

Développée depuis 2011, les chercheurs du laboratoire ont utilisé en 2015 une nouvelle technologie laser permettant de forer la glace jusqu'à la profondeur de trois kilomètres, leur permettant ainsi des enregistrements climatiques très anciens, largement au-delà d'un million d'années[6].

En août 2016, avec l'aide de la fondation de l'université Grenoble-Alpes, une équipe du laboratoire prélèvent dans le massif du Mont Blanc des carottes de glace sur une hauteur d'environ 140 mètres dans le cadre de la constitution d'une banque mondiale d'échantillons de glace. L'une de ces carottes restant dans la région grenobloise[7], les deux autres doivent être transférées à l'horizon 2020 sur la base antarctique Concordia dans une cave spécialement creusée afin de pouvoir servir aux scientifiques des générations futures[8].

En novembre 2016, une équipe du laboratoire se rend à la base antarctique Concordia, seule base européenne dans l'Antarctique, afin de tester un nouveau matériel capable d'analyser la glace à une profondeur comprise entre 3 000 et 4 000 mètres. À ce niveau, la glace analysée est vieille d'environ 800 000 ans, époque du paléolithique inférieur où la Terre a connu un bouleversement climatique encore mal expliqué de nos jours[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Nouvelles de Grenoble n°70 de mars 2003, mensuel d'informations de la Ville de Grenoble, dir. publ. Pierre Albert

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]