Château de Clermont-Dessous

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Château de Clermont-Dessous
Image illustrative de l’article Château de Clermont-Dessous
Donjon du château
Type Château fort
Début construction XIIIe siècle
Fin construction XVe siècle
Destination initiale Ouvrage défensif
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1950)
Coordonnées 44° 14′ 48″ nord, 0° 25′ 17″ est
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Agenois
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Commune Clermont-Dessous
Géolocalisation sur la carte : Lot-et-Garonne
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Château de Clermont-Dessous
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Château de Clermont-Dessous
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Château de Clermont-Dessous

Le château de Clermont-Dessous se situe à Clermont-Dessous, dans le département de Lot-et-Garonne et la région Nouvelle-Aquitaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

La colline sur laquelle est construit Clermont-Dessous domine la Garonne et commande la rive droite à proximité de Port-Sainte-Marie. La butte a dû être fortifiée dès le XIe siècle. Le château protège la partie la plus faible de la butte, près des coteaux voisins; il est coupé du village par un fossé.

L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste était aussi la chapelle castrale et participait à la défense du château.

En 1221 le château est assiégé sans succès par Amaury de Montfort. Le castrum est mentionné pour la première fois dans le Saisimentum de 1271[1]. Il dépend de la "baylie" de Port-Sainte-Marie; le château a joué un rôle important pendant la guerre de Cent Ans; son donjon doit dater du XIIIe siècle ou du début du XIVe siècle.

En 1437 les "routiers" s'étant emparés du château, il fallut lever une contribution pour le racheter.

Le château et la seigneurie ont appartenu successivement aux familles de la Mothe de Pardaillan de Gondrin - vieille famille noble gasconne qui donna au XVIe siècle un gouverneur de l'Agenais et du Condomois, puis au siècle suivant le premier duc d'Antin, fils légitimé de Louis XIV et Mme de Montespan - au XIIe siècle, les Lamothe, seigneurs de Bruch, au XIVe siècle, Ferrand, Malvezin de Lassale en 1425, les Benquet, Péticlo, Monorgon, Rémefa, Yzalguier en 1451 (ou 1490 ?), de Narbonne-Lara à partir de 1579, Chapt de Rastignac en 1705.

Pierre II de Secondat (1490-1560) est seigneur de Clermont-Dessous et de Roques, puis à partir de 1564 son fils, Jean II de Secondat (1515-1599), seigneur de Montesquieu.

Le co-seigneur Jacques Yzalguier (ou d'Isalguier), seigneur, baron de Clermont et de Clermont-le-Fort, a marié le une de ses filles, Antoinette, à Blaise de Monluc à l'église de Clermont[2],[3].

Le logis a été remanié au XVe siècle par un co-seigneur, peut-être Lérôme-Patrice de Monorgon, co-seigneur mort en 1506, ou Jacques Yzalguier.

Un second corps de logis a été construit au Nord, à la fin du XVe siècle ou au début du XVIe siècle; les façades d'anciennes maisons, notamment au village de Saint-Médard et au hameau de Bessou, ont conservé des fenêtres à meneaux pouvant dater de cette époque.

Maximilien de Narbonne, seigneur de Talairan, de Combebonnet et de Montlau, s'est marié en 1579 à Isabeau de Cours, fille de Jean de Cours, dame de Clermont près de Port-Sainte-Marie; leur fils fut Jean de Narbonne, seigneur de Clermont, de Combebonnet et de Montlau, lui-même marié à Anne Bouchard d'Aubeterre, d'où Louis de Narbonne-Lara (1635-1705), dit "le comte de Clermont", seigneur de Montfort et Combebonnet qui eut de son mariage avec Madeleine de Souillac d'Azerac, Marie-Anne de Narbonne-Lara, dame de Clermont et de Combebonnet, mariée en 1701 avec Jacques-Gabriel Chapt, comte de Rastignac, baron de Luzech, reçu "page du Roi en sa grande écurie" en 1693, frère de Louis-Jacques Chapt de Rastignac, archevêque de Tours.

En 1705 la seigneurie entre dans la famille Chapt de Rastignac; Jacques-Gabriel Chapt de Rastignac est mort sans postérité en 1755, son épouse était morte en 1703[4],[5].

Par testament de 1732, Chapt de Rastignac avait donné l'usufruit de tous ses biens à sa sœur Jeanne, marquise de Gaubert, et institué Pierre Louis Chapt de Rastignac, comte de Puyguilhem, son héritier universel [6]. Zénaïde-Sabine de Chapt de Rastignac, marquise de Rastignac, arrière-petite-fille de Pierre Louis Chapt, et fille unique de Pierre Jean Julie Chapt, marquis de Rastignac, et de Françoise Charlotte Ernestine de La Rochefoucaul-Doudeauville, mariée en 1817 avec François XIIV Marie Auguste Émilien de La Rochefoucauld, prince de Marcillac puis duc de Liancourt[7]. Son portrait est conservé au château de La Rochefoucauld (16).

En 1818 le seigneur est le marquis Pierre Jean Chapt de Rastignac, député du Lot et pair de France, qui fera édifier le château de Rastignac (24), demeure de style néo-palladien qui aurait servi de modèle au palais présidentiel américain.

Le château, tombé en ruine au XIXe siècle, puis partiellement restauré, est inscrit au titre des monuments historiques le [8],[9].

Description[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Georges Tholin, Notes sur la féodalité en Agenais au milieu du XIIIe siècle, p. 50-51, Revue de l'Agenais, 1897, tome 24 (lire en ligne)
  2. Blaise de Lasseran-Massencome Montluc, Mémoires, commençant en 1521, et finissant en 1574, Volume 1, p. 370, Paris, 1786 (lire en ligne)
  3. Nicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, tome 7, p. 197, librairie Bachelin-Deflorenne, Paris, 1874 (lire en ligne)
  4. Anselme de Sainte-Marie,Ange de Sainte-Rosalie, Histoire de la Maison Royale de France, et des grands officiers de la Couronne, tome 8, p. 772, Compagnie des libraires associés, Paris, 1733 ( lire en ligne)
  5. François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire et la chronologie des maisons nobles de France, tome 5, p. 175-176, Chez Schlesinger frères, Paris, 1864 ( lire en ligne )
  6. Zénaïde-Sabine de Chapt de Rastignac, marquise de Rastignac et duchesse de La Rochefoucauld, Notice historique et généalogique sur la maison Chapt de Rastignac, p. 93, imprimerie de A. Wittersheim, Paris, 1858 (lire en ligne)
  7. Zénaïde-Sabine de Chapt de Rastignac, p. 130-132
  8. « Ruines du château », notice no PA00084094, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Inventaire général : château de Clermont-Dessous », notice no IA47000946, base Mérimée, ministère français de la Culture

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Buras, Le guide des châteaux de France : Lot-et-Garonne, p. 34-35, Hermé, Paris, 1985 (ISBN 978-2-866650094);
  • J. Chapeyrou, Défense et illustration de nos monuments en péril : le château de Clermont-Dessous, {{p.[265-269}}, Revue de l'Agenais, 1969;
  • Jacques Gardelles, Les châteaux du Moyen Âge dans la France du Sud-Ouest, la Gascogne anglaise 1216-1327, p. 125-126, Arts et Métiers Graphique (bibliothèque de la Société française d'archéologie no 3), Paris, 1972 ;
  • 022 - Clermont-Dessous, château, p. 46-47, revue Le Festin, Hors série Le Lot-et-Garonne en 101 sites et monuments, année 2014 (ISBN 978-2-36062-103-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]