Château de Roquefort (Lot-et-Garonne)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Château de Roquefort
Image illustrative de l’article Château de Roquefort (Lot-et-Garonne)
Tour-salle carrée
Type Château fort
Destination initiale Ouvrage défensif
Propriétaire actuel Propriété privée
Protection Logo monument historique Inscrit MH (2001)
Coordonnées 44° 10′ 12″ nord, 0° 33′ 23″ est[1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Agenois
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Commune Roquefort
Géolocalisation sur la carte : Lot-et-Garonne
(Voir situation sur carte : Lot-et-Garonne)
Château de Roquefort
Géolocalisation sur la carte : Aquitaine
(Voir situation sur carte : Aquitaine)
Château de Roquefort
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château de Roquefort

Le château de Roquefort est situé sur le territoire de la commune de Roquefort, dans le département de Lot-et-Garonne et la région Nouvelle-Aquitaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château de Roquefort a probablement été édifié au XIIIe siècle bien qu'il ne soit pas cité dans les actes d'hommage de 1256 et 1281, ni dans le saisimentum de 1271, ou au début du XIVe. Ce château n'a pas d'histoire.

Il a une triple enceinte qui englobe pour l'extrémité d'un coteau. La tour carrée semble avoir été réduite de la moitié de sa hauteur.

On voit dans les courtines une large brèche, bouchée grossièrement avec des briques. Il est possible que Roquefort ait été pris et été démantelé peu après sa construction.

Le , Jeanne d'Albret, reine de Navarre, et vicomtesse de Bruilhois, vend à pacte de rachat perpétuel à Jean II de Secondat (1515-1599), seigneur de Roques, les seigneuries de Roquefort, Sérignac, Montesquieu, Ségougnac, Plaichac, Goulard et Cuq sous la réservation de foi et hommage[2]. Ces sept terres avaient été précédemment confisquées à Pierre de Secondat, père dudit Jean. Le château est alors en ruines[3].

Henri de Bourbon, roi de Navarre, constate dans un acte du la cession du . Par le même acte, il vend, cède, et transporte à perpétuité audit Jean de Secondat la faculté de rachat pour la somme de 14 000 livres.

Gaston de Secondat (-1693), petit-fils de Jean II de Secondat, seigneur de Roques et La Fleyte, baron de Roquefort, est tenu sur les fonts baptismaux par Gaston d'Orléans, frère du roi Louis XIII, et Sérène de Durfort, marièée à Charles Ier de Montpezat[4].

La fille de Montesquieu, Denise de Secondat (1727-1800), a été marié par son père à un cousin, Geoffroy de Secondat de Roquefort de Roques (1702-1774), petit-fils de Gaston de Secondat. Le mariage a eu lieu à Clairac le . Le marié avait 42 ans, la mariée, 24 ans de moins. Denise, veuve en 1774, a habité à Agen, dans l'hôtel des Secondat de Roques[5], rue Saint-Antoine, à l'angle de la rue Londrade[6],[7].

La famille de Secondat a conservé le château jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.

Le château de Roquefort, comprenant la tour-salle, le logis, les communs et l'enceinte, a été inscrit au titre des monuments historiques le [8].

Description[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées vérifiées sur Géoportail
  2. Jules de Bourrousse de Laffore, Notes historiques sur des monuments féodaux ou religieux du département de Lot-et-Garonne, p. 235-236, Revue de l'Agenais, 1880, tome 7 (lire en ligne)
  3. École de Montesquieu : De Secondat à Montesquieu
  4. Jules de Bourousse de Laffore, Notes historiques sur des monuments féodaux ou religieux du département de Lot-et-Garonne, p. 211, Revue de l'Agenais, 1881, tome 8 (lire en ligne)
  5. Note : Cet hôtel avait été donné à Jean de Secondat de Roques par la reine Marguerite de Valois.
  6. R. Bonnat, Denise de Montesquieu, où comment on se mariait au XVIIIe siècle, p. 210-212, Revue de l'Agenais, 1936, tome 63 (lire en ligne)
  7. Mairie d'Agen : Montesquieu
  8. « Château de Roquefort », notice no PA47000052, base Mérimée, ministère français de la Culture

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Tholin, Notes sur la Féodalité en Agenais au milieu du XIIIe siècle, p. 175, Revue de l'Agenais, 1898, tome 25 (lire en ligne)
  • Gabriel O'Gilvy, Nobiliaire de Guienne : revue des familles d'ancienne chevalerie ou anoblies de ces provinces, antérieures à 1789, avec leurs généalogies et leurs armes, tome 2, p. 249-268, Dumoulin libraire-éditeur, Paris, 1858 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]