Aller au contenu

Château de Carheil

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Château de Carheil
Présentation
Type
Style
Architecte
Construction
Propriétaire
Propriété privée
Patrimonialité
Site web
Localisation
Département
Commune
Coordonnées
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Localisation sur la carte de la Loire-Atlantique
voir sur la carte de la Loire-Atlantique

Le château de Carheil, détruit par un incendie en 1945, était situé dans la commune française de Plessé (département de Loire-Atlantique)[1].

Localisation

[modifier | modifier le code]

Le château était situé dans un domaine forestier devenu de nos jours une résidence privée, le Domaine de Carheil.

Il se trouvait à environ 3 km au sud-ouest du bourg de Plessé, situé à 45 km au nord-ouest de Nantes.

Description

[modifier | modifier le code]

Le dernier château, construit au XIXe siècle par le prince de Joinville (fils du roi Louis-Philippe), est aujourd'hui disparu.

Seule la chapelle est intacte. Elle peut se visiter lors des Journées du patrimoine.

Blason de la famille de Carheil.

Les premiers seigneurs de Carheil

[modifier | modifier le code]

La première mention de Carheil remonte au début du XVe siècle : Jeanne de Carheil, fille du seigneur du lieu, épouse en 1407 le chevalier Guillaume Giffart.

En 1511, Guillaume de Carheil épouse Jeanne Spadine. Leur fils François se marie avec Aline le Bourg, dame de Villeneuve, en 1555, dont naissent : Michel, Julien, Olivier (marié à Marie Bidé de Launay qui continue la descendance), Guillaume (marié en 1607 à Jeanne du Cambout).

La famille de Cambout de Coislin (1619-1842)

[modifier | modifier le code]

La fille de Michel de Carheil et de son épouse Jacquette de Kerveno épouse le Jérôme du Cambout de Coislin, chevalier de l'ordre du roi, gouverneur des châteaux de Rhuys et de Suscinio, fils de Louis, chevalier des ordres du roi, gouverneur des îles d’Oléron, et de Gilette du Puy du Fou. Il appartient à une branche cadette de la maison du Cambout, titre marquis et duc de Coislin.

Leur fils René épouse à Vigneux, le , Jeanne, fille de Jacques Raoul de La Guibourgère, maire de Nantes, qui, devenu évêque de La Rochelle après la mort de son épouse, Jeanne Charette de Montbert, célèbre lui-même le mariage.

Par lettres en date du , enregistrées au Parlement de Bretagne, le roi de France érige la terre de Carheil en vicomté.

René du Cambout fait remplacer le vieux château fort existant par un château de style Louis XIII, composé d’un grand corps de logis et flanqué de deux pavillons doubles. Les travaux, réalisés par l'entrepreneur Pierre Poirier, sur les plans de l'architecte Gilles Corbineau, durent de 1659 à 1668

Anne-François-Guillaume du Cambout de Beçay, né à Carheil, deviendra évêque de Tarbes.

Pierre Louis du Cambout de Coislin possède une meute réputée en Bretagne[réf. nécessaire], avec son beau-frère le comte Hyacinthe du Botderu.

Le château de Carheil a appartenu à six générations de la famille du Cambout de Coislin, entre 1619 et 1842.

Achat par le prince de Joinville (1842)

[modifier | modifier le code]

La famille de Cambout se trouvant ruinée à la suite des événements de 1832, le château de Carheil est vendu en 1842 au prince de Joinville, François d'Orléans, fils de Louis-Philippe.

La marquise de Coislin se retire alors dans le manoir voisin de Buhel et le comte de Coislin dans son hôtel parisien, situé place de la Concorde.

Le prince de Joinville fait remanier le château. Il fait enduire d'un crépissage imitant des rangées de briques, fait construire la terrasse enduisant[pas clair] le cours de l'Isac et la chapelle actuelle, dont les vitraux sont réalisés par la manufacture de Sèvres d'après des dessins d'Ingres.

Propriétaires ultérieurs (depuis 1853)

[modifier | modifier le code]

À la suite de la révolution de février 1848, qui chasse Louis-Philippe et sa famille de France, l'ensemble du domaine est vendu le à Mme Pauline de Guaita, épouse de Jean Baptiste Robert de Mesny, petite-fille de Franz Maria Schweitzer et d'Antoine-Marie Guaita[2].

Il échoit ensuite à sa fille Adèle de Mesny, épouse du baron Charles-Maurice Gourlez de La Motte, fils du général Auguste Gourlez de La Motte et oncle du Dr Alexis Carrel.

Le château de Bogdelin à Guenrouët est bâti par la famille Gourlez de la Motte et devient un partage de Carheil[pas clair].

En 1923, Anne de la Motte (née Anne de Montaigu), vend la terre de Carheil au comte Jacques Armand et à son épouse, née Levesque du Rostu, dont les parents, les Arnous-Rivière, Levesque du Rostu et La Rochefoucauld, étaient respectivement fixés au château de Fresnay, au château de l'Épinay et au château de Pont-Forêt, à Plessé.

En 1943, la propriété est revendue à M. Lefièvre-Binet[réf. nécessaire], les occupants gardant la jouissance du château jusqu'à la fin des hostilités.

Au début de , le château est détruit par un incendie.

Situation actuelle du domaine

[modifier | modifier le code]

Le monument[Lequel ?] est inscrit au titre des monuments historiques en 1980[1].

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. a et b « Château de Carheil (ancien) », notice no PA00108768, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Revue de l'art, Flammarion, (lire en ligne)