Hôtel de Coislin

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Hôtel de Coislin
P1020402 Paris VIII Place de la Concorde Rue Royale rwk.JPG

L'hôtel Coislin, à gauche de la rue Royale

Présentation
Type
Architecte
Construction
1770
Statut patrimonial
Logo monument historique Classé MH (1923, 1962, salon, élévation, décor intérieur)
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
4 place de la Concorde
et 1 rue Royale
Coordonnées
Localisation sur la carte de Paris
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L'hôtel de Coislin est un hôtel particulier du XVIIIe siècle, situé dans le 8e arrondissement de Paris à l'angle de la rue Royale et de la place de la Concorde.

Histoire[modifier | modifier le code]

Hôtel de Coislin

L'hôtel est construit en 1770 par l'architecte Ange-Jacques Gabriel[1] sur une commande de Marie-Anne de Mailly-Rubemprémarquise de Coislin, puis duchesse de Mailly maîtresse royale, née le 17 septembre 1732 et morte le 13 février 1817 à Paris. Fille du général Louis de Mailly (1696-1767)chevalier des ordres du roi, et d'Anne Françoise Elisabeth Arbaleste de Melun, petit-fille de Louis, comte de Mailly et sœur de la princesse de Montbarrey, elle épouse en premières noces, le 8 octobre 1750, le marquis Charles Georges René du Cambout de Coislin.

Le 6 février 1778, cet hôtel particulier fut le lieu de signature des premiers traités d'amitié, de commerce et d'alliance entre la France, représentée par Conrad Alexandre Gérard, et les États-Unis, représentés par Benjamin Franklin, Silas Deane et Arthur Lee. De par ces traités, la France reconnaît l'indépendance des États-Unis et conclut un soutien militaire et une paix éternelle entre les deux États[2].

En hommage à Benjamin Franklin pour ce travail diplomatique, une plaque est visible sur le bâtiment à l'angle de la place de la Concorde et de la rue Royale et indique :

« En cet hôtel, le 6 février 1778, Conrad A. Gérard, au nom de Louis XVI, Roi de France, Benjamin Franklin, Silas Deane, Arthur Lee au nom des États-Unis, ont signé les Traités de paix, de Commerce et d'Alliance par lesquels la France avant toute autre nation reconnaissait l'indépendance des États-Unis. »

Chateaubriand y vécut en tant que locataire de 1805 à 1807[3],[4].

"Le Cercle de la rue Royale" par James Tissot, 1868.

Le Cercle de la rue Royale, cercle masculin réservé à la haute bourgeoisie parisienne, s'installe en 1866 dans les murs de l’hôtel de Coislin. En 1868, 12 de ses membres posent sur le balcon de l’hôtel[5] pour l'artiste James Tissot. "Le cercle de la rue Royale", portrait de groupe classé aux monuments historiques[6], est acquis par le Musée d'Orsay en 2011[7].

L'hôtel de Coislin est transformé en 1920 en bureaux par la Société maritime des pétroles et reste dédié à ce type d'activité en raison de son classement. Il deviendra ensuite les bureaux de la Morgan Guaranty Trusts, se succéderont ensuite divers sièges sociaux de sociétés.

Le 31 mai 1923, les façades sont classées au titre des monuments historiques, tandis que le grand salon n'est classé que le 29 janvier 1962[8].

En 2002, il est acquis par le fonds Qatar Investment Authority, puis par la fondation hollandaise Mayapan durant trois ans. L'hôtel subit de grands travaux de restructuration, fin 2003, dirigés par l'architecte Jean-Michel Wilmotte.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Une réplique, construite par Horace Trumbauer, des deux corps de bâtiment de la place de la Concorde est située à Philadelphie, l'un des bâtiments est la Free Library of Philadelphia.

Free Library of Philadelphia Front 3008px.jpg

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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