Cannelle (ourse)

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Cannelle était la dernière représentante d'une population d'ours des Pyrénées. Elle a été abattue le par un chasseur, René Marquèze. Son ourson Cannellito âgé de huit mois au moment de la mort de sa mère a survécu ; il est le dernier représentant de la lignée pyrénéenne des Ursus arctos[1].

Mensurations[modifier | modifier le code]

2,28 m × 0,72 m pour un poids de 80 kg.

Procès pour destruction d'espèce protégée[modifier | modifier le code]

Mis en examen pour destruction d’espèce protégée, René Marquèze, 64 ans, a d’abord bénéficié d’un non-lieu le 19 janvier 2007, ayant plaidé l'état de nécessité. L’État et dix-neuf associations écologistes, qui s’étaient portés partie civile contre lui, font alors appel du jugement et, le 6 avril 2007, la cour d'appel de Pau annule le non-lieu et ordonne le renvoi de l’affaire en correctionnelle.

René Marquèze a bénéficié d’une relaxe par le tribunal correctionnel de Pau en date du 21 avril 2008[2].

Il a été condamné en appel le 11 septembre 2009 à payer un total de 11 000 euros à sept des huit parties civiles[3]. En mai 2013, c'est au tour de l'association de chasse dont il était membre d'être condamnée à verser 53 000 euros au WWF au titre du préjudice moral subi par cette association de protection de la nature[4].

Naturalisation et conservation[modifier | modifier le code]

Naturalisation de l'ourse Cannelle par Brian Aïello

Le cadavre de Cannelle a d'abord été conservé dans un congélateur de l’École nationale vétérinaire de Toulouse puis, en août 2013, l'ourse a été naturalisée par Brian Aïello et Jean-Pierre Barthès, les taxidermistes du muséum d'histoire naturelle de Toulouse (MHNT) et a intégré ses collections. Elle fut présentée au cours de l'exposition temporaire Ours, mythes et réalités du 11 octobre 2013 au 3 août 2014[5]. La naturalisation du plantigrade a été réalisée avec un nouveau procédé[6] mis au point par le laboratoire de taxidermie du muséum d'histoire naturelle de Toulouse. Cette naturalisation a nécessité trois mois de travail. L'ensemble des étapes a fait l'objet d'un documentaire de Jacques Mitsch intitulé On l'appelait Cannelle et d'un suivi photographique par Christian Nitard.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Cannellito ? Bouh ! », sur La Buvette des alpages.
  2. « Justice - Relaxe pour le tueur de Cannelle », sur enviro2b.
  3. AFP, « 11.000 € d'amende pour avoir tué un ours », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  4. « Mort de l'ourse Cannelle : l'association de chasse condamnée au civil », sur france3.fr.
  5. « L'ourse Cannelle, star de la future expo du Muséum de Toulouse, est en cours de naturalisation », sur france3.fr.
  6. Brian Aïello, « L’utilisation des polyéthylènes en taxidermie », La Lettre de l’OCIM. Musées, Patrimoine et Culture scientifiques et techniques, no 163,‎ , p. 15–21 (ISSN 0994-1908, DOI 10.4000/ocim.1619, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Association FERUS, association nationale de protection des grands carnivores ayant pour but de favoriser le maintien et le renforcement des populations d’ours dans les Pyrénées.
  • La Buvette des alpages présente toutes les actualités sur les ours dans les Pyrénées et l’actualité pastoralisme prédateurs.