Canadian Airlines

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Canadian Airlines
Logo de cette compagnie
AITA OACI Indicatif d'appel
CP CDN CANADIAN
Repères historiques
Date de création 1987
Date de disparition 2000 (acquis par Air Canada)
Généralités
Basée à Aéroport international de Calgary
Aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal
Aéroport international Pearson de Toronto
Aéroport international de Vancouver
Programme de fidélité Canadian Plus
Alliance Oneworld
Taille de la flotte 163 (2000)
Nombre de destinations 160 (2000)
Siège social Calgary, Alberta Drapeau du Canada
Société mère Canadian Airlines Corporation
Dirigeants Kevin Benson

Canadian Airlines International Ltd. (code AITA : CP ; code OACI : CDN) était, jusqu'à 2000, la deuxième plus grande compagnie aérienne du Canada derrière Air Canada, transportant plus de 11,9 millions de passagers sur plus de 160 destinations dans 17 pays sur cinq continents à son plus haut niveau d'activité en 1996[1].

Le compagnie Canadian et Canadian International fut la résultante de la fusion entre les compagnies aériennes Wardair, Nordair, Pacific Western Airlines et Canadian Pacific Airlines dans les années 1980.

Canadian Airlines International Ltd., était la filiale principale de Canadian Airlines Corporation (autrefois PWA Corporation) c'est le descendant de cinq anciennes compagnies aériennes. Canadian Airlines avait son siège à Calgary et a eu un chiffre d'affaires d'environ 3 milliards de dollars à la fin 1999. Cette compagnie a fusionné avec Air Canada en 2000[2]. American Airlines a aussi eu des parts dans cette entreprise[3].

Historique[modifier | modifier le code]

1987 – 1998[modifier | modifier le code]

Premier logo de Canadian Airlines (1987-1999)
Un DC-10 dans une livrée mixte Canadian - CP Air à Amsterdam en 1988.
Un Boeing 767-300ER à Paris-Charles de Gaulle en 1994.
Un Boeing 737-200 dans une livrée mixte Canadian - Air Canada au moment de la fusion en janvier 2001.

Canadian Airlines est formée par le fusion le de Pacific Western Airlines et Canadian Pacific Airlines (qui opérait sous le nom CP Air). En 1989, Canadian Airlines acquiert la compagnie Wardair ce qui lui permet de mettre la main sur de nouvelles routes, en particulier des routes demandées de longue date vers le Royaume-Uni et l'Europe.

Canadian Airlines est affectée par la récession du début des années 1990 et est engagée dans une lutte commerciale féroce avec sa concurrente Air Canada pour le contrôle du marché intérieur canadien. La compagnie essuie de lourdes pertes : 162 millions de dollars canadiens en 1991 puis 543 en 1992 (dont 333 millions sont dus aux charges de restructuration)[4].

Air Canada rend public début-1993 un projet de rachat des lignes internationales de Canadian Airlines pour 200 millions de dollars canadiens et la reprise de 800 millions de dollars de dettes et loyers financiers de Canadian. Le projet prévoyait aussi que Canadian reste sur le système de réservation Gemini au moins jusqu'en 1999, empêchant Canadian de passer sur le système Sabre utilisé par American Airlines (Canadian étant en pourparlers avec la compagnie américaine au sujet d'un rapprochement). Canadian Airlines qualifie cette offre de « scandaleuse » et s'y oppose frontalement en faisant échouer le projet[5].

Canadian Airlines enchaîne les exercices déficitaires tout au long des années 1990. Dans un effort de réduction des pertes, la compagnie annonce une réduction importante de son offre vers l'Europe au cours de l'année 1996. Plusieurs lignes sont supprimées (Toronto – Frankfort, Toronto – Paris à partir du ) et la compagnie ferme ses bureaux de Bruxelles, Genève et Vienne[6].

Le , Kevin Benson – president de Canadian Airlines depuis 5 mois – annonce une stratégie de restructuration pour restaurer la profitabilité de la compagnie. Le plan de restructuration opérationnelle s'étend sur 4 années et comporte quatre piliers : contrôle des coûts, croissance des revenus, la capitalisation de l'entreprise et le renouvellement de la flotte. Plusieurs actions sont engagées[1]:

  1. Réduction des charges de personnel et des des taxes sur le carburant : tous les groupes d'employés de la compagnie ont accepté des réductions de salaires pour un montant total de 32 millions de dollars par année. Les gouvernement du Canada, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique ont aussi réduit leurs taxes sur le carburant de 38 millions de dollars sur 4 ans.
  2. Réduction des frais généraux : accomplie par l'audit de toutes les branches opérationnelles de l'entreprise et la réduction des frais versés à AMR pour le partenariat avec American Airlines.
  3. Refonte du réseau : l'utilisation des moyens de planifications sophistiqués d'AMR et une refonte du réseau devait permettre des gains de revenus de l'ordre de 40 millions par année. Cette amélioration de la planification s'accompagne d'une réduction drastique de capacité sur le réseau intérieur (- 11 %) utilisée pour augmenter massivement les capacités sur les vols au départ de Vancouver vers l'Asie (+ 21 %) qui est un marché en plein développement. Poursuite et développement du programme de partenariat et de partages de codes avec American Airlines et British Airways.

1999 – 2001[modifier | modifier le code]

Le , Air Canada fait à Canadian Airlines une offre de rachat de ses routes internationales et créneaux horaires pour un montant non dévoilé. Cette opération qui ferait de Canadian une compagnie exclusivement régionale qui alimenterait le réseau long-courrier d'Air Canada est rejetée. Canadian estimait que ses liaisons internationales constituaient la partie la plus rentable de ses opérations. 4 jours plus tard un fonds d'investissement canadien, Onex Corporation annonce une double offre publique d'achat sur les deux compagnies (Air Canada et Canadian) en vue de les fusionner. Cette offre s'élève à 5,7 milliards de dollars canadien et est appuyée par AMR Corporation (la maison mère d'American Airlines) qui détient 34 % du capital (25 % des droits de votes) de Canadian Airlines. Le projet créerait une compagnie unique, sous le nom d'Air Canada dont le siège serait à Montréal et qui coopérerait étroitement avec American Airlines et rejoindrait l'alliance oneworld. Ainsi, Air Canada aurait à quitter l'alliance Star Alliance qu'elle avait rejoint deux ans plus tôt. Ce projet est fraîchement accueilli à Air Canada qui serait placée sous la coupe d'American Airlines en cas de réussite de l'opération[7].

Air Canada contre-attaque l'offre d'Onex le . La compagnie, avec l'aide de ses alliées United Airlines et Lufthansa, propose un plan de rachat de ses propres actions ainsi que des titres de Canadian Airlines qui deviendrait de facto sa filiale et romprait tout lien avec American Airlines. La compagnie propose ainsi un plan d'ensemble pour la restructuration de l'industrie aérienne canadienne, souhaitée pour le gouvernement. D'abord Air Canada propose 930 millions de dollars canadiens pour racheter 35 % de ses propres actions (avec le concours de ses partenaires United et Lufthansa et la banque canadienne CIBC) et propose 92 millions de dollars pour reprendre Canadian. Air Canada s'engage alors à préserver l'identité de Canadian ainsi que son siège social de Calgary et à limiter à 2500 les suppressions d'emplois[8].

Après plusieurs mois de bataille boursière, Canadian Airlines accepte l'offre de rachat d'Air Canada. Le , Canadian Airlines conseille officiellement à ses actionnaires d'accepter l'offre publique d'achat d'Air Canada qui devrait prendre le contrôle de son concurrent pour 2 dollars canadiens par action (soit une transaction totale de 62 millions d'euros). Le plan de rachat prévoit une période de cohabitation entre les deux marques (Canadian et Air Canada) – comme à l'époque de la fusion entre Air France et Air Inter – mais seule la marque Air Canada est conservée sur le long-terme. Cela a de nombreuses implications : des réductions d'effectifs pour supprimer les doublons et une rationalisation nécessaire de la flotte[9].

Flotte[modifier | modifier le code]

Flotte de Canadian Airlines (en , au moment de l'acquisition par Air Canada)
Avion En service Commandes Notes
Airbus A320-200 13 9 appareils ont été repris par Air Canada.
Boeing 737-200 Adv. 43
Boeing 747-400 4
Boeing 767-300ER 23 Certains appareils ont été repris par Air Canada ou Air Canada Rouge.
McDonnell Douglas DC-10-30 14 Ces appareils n'ont pas été transférés à Air Canada, ils ont été vendus ou retirés au cours de la fusion.
Total 97

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « The Airline from Past to Present », sur webarchive, (consulté le 13 juin 2017)
  2. Transports Canada
  3. « Le transport aérien au canada », sur dsp-psd.pwgsc.gc.ca (consulté le 11 novembre 2015)
  4. « Deuxieme compagnie du pays - Canadian Airlines s'enfonce dans le rouge », Les Échos,‎
  5. « Canadian rejette une offre d'Air Canada », Les Échos,‎
  6. Les Échos, « Canadian Airlines va abandonner sa ligne Paris-Toronto », (consulté le 12 juin 2017)
  7. Les Échos, « Vers une fusion entre Air Canada et Canadian Airlines sous la houlette d'American », (consulté le 12 juin 2017)
  8. Les Échos, « Air Canada lance sa contre-offre au plan de rachat hostile d'Onex », (consulté le 12 juin 2017)
  9. Les Échos, « Air Canada sort victorieux de sa bataille avec Canadian », (consulté le 12 juin 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]