Cécile Alduy

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Cécile Alduy
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Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
École normale supérieure (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Mère
Dominique Alduy (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Observatoire des radicalités politiques (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

Cécile Alduy est une sémiologue et sémioticienne française, née à Perpignan en 1973[réf. souhaitée].

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Cécile Alduy est la fille de Jean-Paul Alduy, conseiller général, sénateur des Pyrénées-Orientales et maire de Perpignan, et de Dominique Alduy, qui a été notamment directrice générale de FR3, du journal Le Monde, du Centre Pompidou et du Théâtre de la Ville.

Elle est ancienne élève de l'École normale supérieure (L1994)[1] et docteur ès lettres (2003)[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Elle est professeur de littérature française à l'université Stanford et chercheuse associée au Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof). Spécialiste des auteurs de la Renaissance, en particulier de Maurice Scève, elle travaille également sur la sémiotique contemporaine, notamment en analysant le discours des personnalités politiques.

Elle est membre de l'Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès[3].

Elle devient en 2017 chevalière de l'ordre des arts et des lettres[4].

Travaux[modifier | modifier le code]

Dans Marine Le Pen prise aux mots : Décryptage du nouveau discours frontiste, coécrit avec Stéphane Wahnich (éditions du Seuil, 2015), elle étudie le champ lexical du Front national, centré sur une normalisation linguistique[5].

Avec Ce qu’ils disent vraiment : Décoder le discours des présidentiables (Seuil, 2017), Cécile Alduy poursuit son travail de décryptage, cette fois en examinant la rhétorique des candidats à l'élection présidentielle française de 2017. Elle relève entre autres que le mot « peuple » est absent des discours de Benoît Hamon et de Manuel Valls, ce qui les différencie de Jean-Luc Mélenchon[6]. Le score élevé de ce dernier au premier tour de l'élection présidentielle de 2017 lui semble dû à son positionnement « antisystème » mais aussi et surtout aux effets du « vote utile »[7].

Les commentaires de François Fillon à l'occasion de l'affaire Fillon l'amènent à prononcer les mots d'« exagération », de « surdramatisation » et de « victimisation »[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Recherche sur archicubes.ens.fr.
  2. Notice de sa thèse sur sudoc.fr.
  3. « Observatoire des radicalités politiques », sur jean-jaures.org.
  4. Cynthia Haven, « A chevalier moderne: Cécile Alduy raised to glory! », sur The Book Haven, (consulté le 5 novembre 2018).
  5. « Marine Le Pen normalise le discours du parti pour le rendre présentable », entretien avec Cécile Alduy sur 20minutes.fr, 19 février 2015.
  6. « Le mot "peuple" n’entre pas du tout dans le cadre de pensée des candidats », entretien avec Cécile Alduy sur 20minutes.fr, 25 janvier 2017.
  7. « Jean-Luc Mélenchon a clairement bénéficié du vote utile » sur 20minutes.fr, 24 avril 2017.
  8. « Fillon est dans une rhétorique de l’exagération, de la surdramatisation et de la victimisation », entretien avec Cécile Alduy sur 20minutes.fr, 2 mars 2017.

Liens externes[modifier | modifier le code]