Breakout (jeu vidéo)

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Breakout
Éditeur Atari Inc.
Développeur Atari Inc.
Concepteur Nolan Bushnell

Date de sortie 1976
Genre Casse-briques
Mode de jeu 1 à 2 joueurs (en alternance)
Plate-forme Arcade, Atari 2600
Contrôle Rotary, 1 bouton

Breakout est un jeu d'arcade dérivé de Pong, commercialisé par Atari Inc. en 1976. Il s'agit du tout premier jeu de casse-briques. Il fut adapté sur la console Atari 2600 en 1978.

Principes de jeu[modifier | modifier le code]

Dans Breakout, plusieurs lignes de « briques » sont alignées dans le haut de l'écran de jeu. Une balle traverse l’écran, rebondissant sur les côtés et le haut. Lorsque la balle touche une brique, elle rebondit et la brique disparaît. Le joueur possède une raquette qu'il peut déplacer latéralement afin de faire rebondir la balle vers le haut. Il perd une vie quand la balle touche le bas de l’écran.

Breakout signifie évasion en anglais, le mur de brique symbolisant celui d'une prison.

Historique[modifier | modifier le code]

En plein dans la course des années 1970 de l'arcade, Nolan Bushnell pense au concept de Breakout comme une variante de Pong en jeu solo. Bushnell donne le projet à Steve Jobs, recrue d'Atari depuis deux ans et tout juste revenu de son pèlerinage en Inde. Les avis au sujet du concept divergent par ailleurs, puisque Steve Jobs prétendra par la suite avoir eu l'idée de Breakout, ce à quoi répond Bushnell « Perhaps he did. »[1].

La borne d'arcade dessinée par Nolan Bushnell est conçue à la base par Steve Jobs et Steve Wozniak, les fondateurs ultérieurs d'Apple. Celle-ci possède un écran monochrome sur lequel sont collées des bandes de plastique transparent colorées à l'emplacement des briques afin de les faire apparaître en couleur. Jobs charge son ami Wozniak de réaliser le circuit électronique, tandis qu'il s'occupe de la partie logicielle. Dans un souci d'économie, Bushnell a posé un challenge à Jobs : il estime à l'époque que chaque composant supplémentaire dans le circuit d'un jeu coûte 100 000 $ en frais de production, réparation et maintenance. Bushnell promet alors un bonus pour chaque composant retiré[notes 1]. Ce travail d'optimisation est réalisé en grande partie par Wozniak, qui arrive à descendre jusqu'à une vingtaine de composants. Cependant le résultat est bien trop complexe pour que quiconque puisse reprendre ses travaux. Le résultat final sera composé d'une centaine de composants[2].

Le travail accompli, Jobs empoche selon Bushnell 5 000 $ et en reverse 375 $ à Wozniak[notes 2]. Wozniak n'apprendra que plus tard l'arnaque de Jobs, se disant déçu de ce geste, malgré le fait que l'argent ait au final servi à financer les débuts d'Apple[3].

Accueil[modifier | modifier le code]

Le jeu est un succès, publié comme borne d'arcade en avril 1976. En 1978, la version arcade originale de Breakout a été officiellement portée sur plusieurs systèmes, telles la Video Pinball, l'Atari 5200 et l'Atari 2600. Le jeu a connu depuis un nombre élevé de clones, le plus connu étant probablement Arkanoid de Taito.

La série[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les chiffres par composant diffère selon les sources, les bonus globaux touchés sont toutefois cités dans la suite du paragraphe.
  2. Jobs aurait empoché 30 000 $ selon Allan Alcorn, directeur du pôle ingénieur d'Atari à l'époque.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Kent 2001, p. 70-71.
  2. Kent 2001, p. 72.
  3. Kent 2001, p. 73.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Steven Kent, The Ultimate History of Video Games: From Pong to Pokemon : The Story Behind the Craze That Touched Our Lives and Changed the World, Three Rivers Press, , 1e éd., 624 p. (ISBN 9780761536437), p. 377-381. 

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]