Boniface de Castellane (1758-1837)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Boniface de Castellane et Castellane (homonymie).
Boniface de Castellane
Marquis de Castellane
Naissance
Paris
Décès (à 78 ans)
Paris
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de l'Empire français Empire français
Grade Général de division
Distinctions Baron de l'Empire
chevalier de Saint-Louis
Commandant de la Légion d'honneur
Grand-croix de l'Ordre du mérite civil de la Couronne de Bavière
Autres fonctions Pair de France
Préfet des Basses-Pyrénées
Conseiller d'État
Famille Maison de Castellane, Boniface de Castellane (fils)

Boniface de Castellane-Nojean, né Boniface Louis André, marquis de Castellane, né le à Paris et mort le à Paris, est un général et homme politique français de la Révolution et de l’Empire. Il est député de la noblesse du bailliage de Châteauneuf-en-Thymerais aux états généraux de 1789.

Pendant la Révolution[modifier | modifier le code]

En 1789, il est élu député aux États généraux par la noblesse du bailliage de Châteauneuf-en-Thymerais, dans le Perche. Il est un des premiers de son ordre à se joindre au Tiers état et se montre un libéral très mesuré au début de la session, mais il n'approuve pas les mesures strictes votées contre les émigrés ainsi que celles qui frappent les ecclésiastiques.

Il participe au débat sur la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen et formule en grande partie l’article X de la Déclaration concernant la liberté des opinions religieuses. Une âpre discussion lui fait retirer la liberté des cultes de sa motion qui ne contenait plus que l'article suivant : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions religieuses ». Après d'autres amendements et sous-amendements, la version définitive de l’article X est adoptée le 23 août 1789 en ces termes : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi. » Il demande également l’abolition des lettres de cachet et refuse au roi le droit de veto.

En 1791, il est promu maréchal de camp mais donne sa démission après la journée du 10 août 1792. Il est emprisonné sous la Terreur et libéré après la chute de Robespierre le 9 Thermidor an II (27 juillet 1794).

Sous le Consulat et le Premier Empire[modifier | modifier le code]

Retiré à la campagne, il établit alors, dit-on[1], une maison de commerce à Paris.

Son ami le prince de Talleyrand-Périgord, lui fait obtenir en 1802 la préfecture des Basses-Pyrénées, qu'il conserve jusqu'en 1810. Les électeurs de ce département l'élisent candidat au Sénat conservateur, sans qu'il y soit admis.

En novembre 1802, il ordonne l'arrestation des « Bohémiens », hommes, femmes et enfants, du Pays basque.

Il est nommé maître des requêtes, officier de la Légion d'honneur et grand-croix de l'Ordre du mérite civil de la Couronne de Bavière. Cependant, il perd sa préfecture et vient à Paris siéger au Conseil d'État.

Il donne son adhésion à la déchéance de Napoléon Ier en 1814 et devient alors chevalier de Saint-Louis et commandant de la Légion d'honneur. Il signe son opposition à l'acte additionnel pendant les Cent-Jours.

Il vote la mort du maréchal Ney.

Sous la Restauration[modifier | modifier le code]

Pair de France le 17 août 1815.

En 1817, Louis XVIII de France le promeut lieutenant-général.

Famille[modifier | modifier le code]

Il épouse en 1778 Adélaïde Louise Guyonne de Rohan-Chabot, puis, en 1810, Alexandrine Charlotte de Rohan-Chabot. Du premier mariage est issu le maréchal de France Boniface de Castellane.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Castelanne.svg

De gueules, à la tour donjonnée de 3 pièces d'or, maçonnée de sable, celle du milieu plus élevée.[2]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Étienne Léon Lamothe-Langon, Biographie des préfets : depuis l'organisation des préfectures (3 mars 1800) jusqu'à ce jour, Les Marchands de Nouveautés, (ISBN 9780543921741, lire en ligne)
  2. Revue historique de la noblesse, vol. 4, (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]