Benjamin Lancar

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Benjamin Lancar
Benjamin Lancar, le 15 mai 2009.
Benjamin Lancar, le 15 mai 2009.
Fonctions
Président des Jeunes Populaires

(4 ans 4 mois et 7 jours)
Prédécesseur Fabien de Sans Nicolas
Successeur Direction collégiale
Conseiller régional d'Île-de-France

(2 ans 9 mois et 9 jours)
Successeur Franck Cecconi
Biographie
Date de naissance (30 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité Française
Parti politique UMP
Diplômé de HEC Paris
IEP de Paris
ENA

Benjamin Lancar, né le à Paris[1], est un homme politique français. Il est président des Jeunes Populaires, l'organisation de jeunesse de l'UMP, entre [2] et et conseiller régional d'Île-de-France entre et .

Famille et vie privée[modifier | modifier le code]

Benjamin Lancar est le troisième enfant d'une famille tunisienne juive qui a émigré en France en 1956[3]. Son père a été successivement plombier, vendeur de chaussettes et romancier[3], alors que sa mère a été opératrice sur ordinateur puis professeur d'histoire[4]. Son grand-père, tanneur de cuir à Tunis, immigre à la même époque en France et devient balayeur dans le métro parisien[4].

Formation[modifier | modifier le code]

Benjamin Lancar est élève au collège puis au lycée Condorcet. Il entre en classe préparatoire au lycée Carnot en 2003 avant d’intégrer HEC en 2005.

Il obtient en 2005 également une licence d’histoire.

En 2008, il entre à l'IEP de Paris[5]. En 2012, il est admis à l'ENA, dont il sort auditeur à la Cour des comptes en 2014[6].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Président des Jeunes populaires[modifier | modifier le code]

Benjamin Lancar a réellement commencé à être au-devant de la scène militante à l'occasion de la création en 2006 et du développement de l'UMP Grandes-Écoles.

Il est élu président des Jeunes Populaires par son Conseil national. Il succède ainsi à Fabien de Sans-Nicolas, au terme d'une élection qui a donné lieu à de vives tensions et à des accusations de pressions internes[7],[8].

Il lance ainsi plusieurs opérations de communication retentissantes et parfois contestées : les « révolutionnaires »[9], les Pépites de la Nation, le Lip-dub des Jeunes Populaires, etc. Sa méthode de communication, basée sur le principe du « buzz » et de la provocation, lui vaut les critiques de ses opposants et, parfois, de son propre camp[10],[11].

Lors des élections européennes de juin 2009, Benjamin Lancar est en onzième position sur la liste UMP dans la circonscription d'Île-de-France[12]. Les cinq premiers ont été élus.

Conseiller régional[modifier | modifier le code]

Lors des élections régionales de 2010, il est élu conseiller régional d'Île-de-France à Paris sur la liste de Valérie Pécresse[13].

À l'été 2010, il est candidat à sa réélection à la présidence des Jeunes Populaires malgré un bilan critiqué par ses détracteurs qui l'accusent de verrouiller sa réélection[14]. Des fraudes en sa faveur ont également été dénoncées, et deux actions en annulation ont été déposées. L'élection d'un conseiller national a été annulée par la justice[15]. Il est réélu le avec 78,20 % des voix[16] face à Aurore Bergé (180 voix, 11,82 %), Laurent Dubois (53 voix, 3,48 %), Louis Morin (45 voix, 2,95 %), Mike Borowski (29 voix, 1,90 %) et Niels Verdonk (25 voix, 1,64 %).

Le , il est nommé secrétaire national de l'UMP à la Nouvelle économie[17].

Il est le candidat de l'UMP aux élections législatives de 2012 dans la cinquième circonscription de Paris. Il obtient 29,90 % et est battu par Seybah Dagoma au second tour[18].

À l'occasion de l'élection pour la présidence de l'UMP de 2012, Benjamin Lancar soutient François Fillon[19] , [20] .

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Le , après son admission à l’ENA, Benjamin Lancar démissionne de son poste de président de l'organisation des jeunes adhérents de l'UMP[21].

Fin 2014, Benjamin Lancar sort au 13e rang de la promotion « Jean de la Fontaine» de l'ENA, et devient auditeur à la Cour des comptes. Il donne à partir de janvier 2015 des cours à Sciences Po Paris, sur la politique économique et de méthodologie pour la préparation du concours de l'ENA[22].

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Présentation de Benjamin Lancar, autobiographie sur son blog.
  2. Jean-Baptiste Garat, « Benjamin Lancar nouveau patron des jeunes UMP », dans Le Figaro, 25 août 2008 [lire en ligne].
  3. a et b http://www.liberation.fr/politiques/0101654959-en-droite-ligne
  4. a et b http://campagne-jeunes-populaires.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/08/30/benjamin-lancar-populaire-a-tout-prix.html
  5. Benjamin Lancar : Populaire à tout prix (?), Qui est Benjamin Lancar ?
  6. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030063635&fastPos=1&fastReqId=108432843&categorieLien=id&oldAction=rechTexte
  7. « Benjamin Lancar élu président », dans Le Nouvel Observateur, 25 août 2008 [lire en ligne].
  8. « Benjamin Lancar, nouveau président des jeunes UMP », dans L'Express, 24 août 2008 [lire en ligne].
  9. Sylvain Lapoix, « Hold up : les jeunes UMP s'emparent du mot «révolution» », dans Marianne 2, 23 octobre 2008 [lire en ligne].
  10. Laure Equy, « Jeunes UMP : chaude ambiance de campagne pour l'élection du président », sur liberation.fr,‎ (consulté le 27 octobre 2010).
  11. Matthieu Deprieck, « En citant Laval, Lancar fait de la com', pas de l'histoire », sur lexpress.fr,‎ (consulté le 27 octobre 2010).
  12. liste Majorité sur le site des élections du ministère de l'intérieur
  13. « Les 209 conseillers régionaux élus le 21 mars », sur iledefrance.fr (consulté le 25 mars 2010).
  14. « Les manœuvres du président des Jeunes UMP pour être réélu », Mediapart,‎ (consulté en 21 juillet 2010. accès payant)
  15. UMP : soupçons de fraudes massives chez les Jeunes pop'.
  16. Jeunes UMP : Lancar largement réélu
  17. Publicsenat.fr
  18. Slate.fr, résultats des élections législatives
  19. Interview de Benjamin Lancar au quotidien 20 Minutes.
  20. Sur News.msn
  21. Anne-Laëtitia Béraud, « L'élection des Jeunes populaires UMP reportée sine die », sur 20minutes,‎ (consulté le 5 février 2013)
  22. Julien Chabrout, « Benjamin Lancar, des Jeunes populaires aux cours à Sciences Po », Le Figaro, 9 avril 2015.