Marine Brenier

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Marine Brenier
Illustration.
Fonctions
Députée française
En fonction depuis le
(2 ans, 5 mois et 20 jours)
Élection
Réélection 18 juin 2017
Circonscription 5e des Alpes-Maritimes
Législature XIVe et XVe
Groupe politique LR (2016-2017)
LC (2017)
UAI (2017-2018)
LR (depuis 2018)
Prédécesseur Christian Estrosi
Adjointe au maire de Nice
En fonction depuis le
(10 ans, 7 mois et 29 jours)
Élection 16 mars 2008
Réélection 30 mars 2014
Maire Christian Estrosi
Philippe Pradal
Présidente des Jeunes Républicains

(1 an, 10 mois et 2 jours)
Prédécesseur Stéphane Tiki
Direction collégiale
Successeur Direction collégiale
Aurane Reihanian
Conseillère départementale des Alpes-Maritimes

(1 an, 2 mois et 21 jours)
Élection 29 mars 2015
Circonscription Canton de Nice-2
Président Éric Ciotti
Prédécesseur Jean-Auguste Icart
Successeur Valérie Sergi
Biographie
Date de naissance (32 ans)
Lieu de naissance Nice (France)
Nationalité Française
Parti politique UMP (2007-2015)
LR (depuis 2015)
Diplômée de Université Nice Sophia Antipolis
Université d'Aix-Marseille
Profession Juriste

Marine Brenier, née le à Nice, est une femme politique française.

Adjointe au maire de Nice depuis 2008, elle est présidente des Jeunes Républicains entre 2015 et 2017 et députée de la cinquième circonscription des Alpes-Maritimes depuis 2016.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses deux parents exercent la profession de dentiste[1].

Après avoir suivi des études de droit à la faculté de Nice, elle est diplômée de deux masters à l'université d'Aix (dont un en droit de la santé)[2] et exerce la profession de juriste[3] après avoir échoué à un concours de la fonction publique en 2012 (elle a préparé ce concours à l'IEP d'Aix-en-Provence)[4],[5].

En 2007, elle adhère à l'UMP à la suite de la candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle[3]. Elle devient la même année responsable des jeunes UMP des Alpes-Maritimes[5].

Élue conseillère municipale de Nice en 2008 à seulement 21 ans, elle est alors la benjamine du conseil municipal, et se voit chargée de la délégation au sport[6]. En avril 2014, elle devient adjointe de territoire de la mairie de Nice, dirigée par Christian Estrosi[7]. L'année suivante, elle est élue conseillère départementale.

En septembre 2015, Marine Brenier est élue présidente des Jeunes Républicains, dans un contexte de forte abstention (77,1 %) et avec près d'un tiers de votes blancs[8]. Elle était la seule liste candidate, ce qui a suscité des critiques sur le verrouillage du scrutin[9].

À la suite de la démission de Christian Estrosi de son poste de député de la 5e circonscription des Alpes-Maritimes, elle est investie le 5 avril 2016 pour représenter Les Républicains à cette élection[10]. Son suppléant est Christian Estrosi. Le scrutin a lieu les 22 et 29 mai[11]. Elle obtient 47 % des voix à l'issue du premier tour[12], puis 64 % au second tour, et est donc élue députée. Âgée de 29 ans, elle devient alors la vice-benjamine de l'Assemblée nationale, après Marion Maréchal-Le Pen[6].

Elle démissionne du conseil départemental des Alpes-Maritimes le 23 juin 2016.

Elle soutient Nicolas Sarkozy pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016. Dans le cadre de sa campagne, elle est nommée oratrice nationale chargée de la jeunesse. Malgré la défaite de ce dernier au profit de François Fillon, elle reste présidente des Jeunes Républicains.

Sous sa présidence a lieu en février 2017 un remaniement du bureau national des Jeunes Républicains, qui est critiqué par plusieurs militants, évoquant une « purge », un « déni de démocratie » ou encore « une chasse aux sorcières »[13],[14].

Elle soutient le candidat LR François Fillon, qui échoue à l'élection présidentielle[15]. Elle signe ensuite une tribune de soutien à Emmanuel Macron pour le second tour du scrutin, qui oppose le candidat En marche ! à Marine Le Pen[16]. La République en marche ! ne lui oppose pas de candidat lors des élections législatives[17]. Elle l'emporte au second tour face à la candidate du Front national avec 61,21 % des voix[18], soit le meilleur score obtenu par un candidat LR dans les Alpes-Maritimes[réf. nécessaire]. À l'Assemblée, elle rejoint le groupe Les Constructifs : républicains, UDI, indépendants.

Le 11 juillet 2017, elle est suspendue de ses fonctions de présidente des Jeunes Républicains, notamment en raison de son rapprochement avec Emmanuel Macron et du fait que, statutairement, elle est trop âgée pour être encore membre du mouvement de jeunesse LR[19].

En janvier 2018, elle quitte le groupe Les Constructifs pour revenir à celui de LR[20].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Laurent David Samama, « Qui est Marine Brenier, la protégée d’Estrosi devenue présidente des Jeunes Républicains ? » sur Les Inrocks, 2 avril 2016
  2. Antoine Giannini, « Marine Brenier (UMP) et Mélanie Russo (PS) : Des jeunes femmes prêtes pour la relève politique » sur Nice-Matin, 7 juin 2013
  3. a et b Julien Vacheron, « Marine Brenier, l’atout jeune d’Estrosi » sur Nice-Matin, 17 juillet 2011
  4. Tristan Quinault Maupoil, « La présidente des Jeunes Républicains bien partie pour faire son entrée à l'Assemblée » sur lefigaro.fr, 5 avril 2016
  5. a et b Portrait de Marine Brenier, nouvelle présidente des Jeunes Républicains sur leparisien.fr, 11 septembre 2015.
  6. a et b Qui est Marine Brenier, qui succède à Christian Estrosi dans les Alpes-Maritimes, article sur metronews.fr, 30 mai 2016
  7. Les adjoints et leurs délégations au nouveau conseil municipal de Nice sur Nice-Matin, 4 avril 2014
  8. Tristan Quinault Maupoil, « Marine Brenier, élue présidente des Jeunes Républicains dans la douleur » sur lefigaro.fr, 10 septembre 2015.
  9. Étienne Baldit, « Président des Jeunes Républicains : vers une élection à une seule liste » sur lelab.europe1.fr, 28 juillet 2015.
  10. T.P., « Législative partielle: Marine Brenier sera la candidate des Républicains », sur Nice-Matin,
  11. Amandine Réaux, « Après avoir démissionné de son mandat de député, Christian Estrosi est suppléant à la législative partielle » sur Le Lab, 30 avril 2016
  12. Kevin Boderau, « Marine Brenier en tête au premier tour des législatives partielles » sur France Bleu, 23 mai 2016.
  13. Étienne Baldit, « Des Jeunes Républicains crient au scandale démocratique après une réorganisation décidée par le parti », lelab.europe1.fr, 16 février 2017.
  14. Guillaume Petit, « Jeunes Républicains : un remaniement au profit des fillonistes passe mal », lci.fr, 16 février 2017.
  15. Tiphaine Paucot-Landelle, « Christian Estrosi sifflé à plusieurs reprises lors du meeting de François Fillon à Nice », lci.fr, 18 avril 2017.
  16. « "Nous, Jeunes Républicains, voterons pour Emmanuel Macron" », lopinion.fr, 26 avril 2017.
  17. Laurent de Boissieu, « Analyse des circonscriptions sans candidat macroniste », sur ipolitique.fr, (consulté le 16 mai 2017).
  18. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  19. « Macron-compatible, la députée Marine Brenier démise de ses fonctions de présidente des Jeunes populaires », nicematin.com, 11 juillet 2017.
  20. « Les Républicains : Marine Brenier quitte Les Constructifs », valeursactuelles, 23 janvier 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]