Belle Poule (1834)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la frégate de 1834. Pour les frégates de 1765 et 1802 et la goélette de 1932, voir Belle Poule.
Belle-Poule
Image illustrative de l'article Belle Poule (1834)
Maquette du Musée de la Marine, Toulon

Histoire
A servi dans Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Quille posée 1828
Lancement 1834
Armé 1839
Caractéristiques techniques
Type frégate de 60, 1er rang
Longueur 54 mètres
Maître-bau 15 mètres
Tirant d'eau 3,80 mètres
Tonnage 1 500 tonnes
Propulsion voile
Caractéristiques militaires
Armement 26 caronades de 30, 4 obusiers de 30, 28 canons de 30, 2 obusiers de 80
Autres caractéristiques
Équipage 450 hommes, 12 officiers
Chantier naval Arsenal de Cherbourg

La Belle-Poule est un navire de guerre français en service de 1839 à 1861. C'est une frégate de premier rang, de soixante canons. Elle est la troisième à avoir porté le nom de Belle Poule[1].

Construction[modifier | modifier le code]

La frégate la Belle-Poule est construite entre le 1er avril 1828 et le 26 mars 1834 à Cherbourg, d'après les plans de l'ingénieur général M.F. Boucher. La coque est longue de 54 mètres, déplaçant 1 500 tonneaux. Elle est de forme très sobre avec peu de tonture[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Campagne en Méditerranée[modifier | modifier le code]

Sous le commandement du prince de Joinville, fils de Louis-Philippe Ier, la Belle-Poule rejoint en 1839 à Smyrne l’escadre de l’amiral Lalande qui se tient prête à intervenir dans les affaires du Levant.

Le retour des cendres de Napoléon[modifier | modifier le code]

Retour des cendres sur la Belle-Poule, par Eugène Isabey.
Article détaillé : Retour des cendres.

En 1840, le prince de Joinville est chargé par le gouvernement de rapatrier en France le corps de l’empereur Napoléon Ier qui repose à Sainte-Hélène depuis 1821. La Belle-Poule est repeinte en noir et reçoit une chapelle ardente.

Médaille gravée en 1840 par Caqué pour le retour des cendres de l'Empereur, bronze 52mm
Revers de la médaille où est citée la Belle Poule.

Après un voyage de quatre-vingt-treize jours, la frégate mouille devant Sainte-Hélène. Le cercueil de Napoléon est exhumé le 15 octobre. Transféré sur la Belle-Poule, il arrive à Cherbourg le 30 novembre, d’où des vapeurs le conduisent par la Seine à Paris pour être inhumé aux Invalides[3].

Voyages de la Belle-Poule[modifier | modifier le code]

De 1841 à 1843, la Belle-Poule est utilisée pour les voyages diplomatiques du prince de Joinville. Elle se déplace ainsi à Amsterdam, Cap-Rouge, Halifax, New York, Philadelphie, Washington et Lisbonne.

En 1843, la frégate se rend à Rio de Janeiro pour permettre au prince de Joinville d’épouser la fille de l’empereur du Brésil.

Expédition du Maroc[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Expédition du Maroc.

En 1844, la Belle-Poule rejoint une escadre commandée par le prince de Joinville pour s’opposer au soutien accordé par les Marocains à Abd el-Kader. Cette action est combinée avec l’intervention à terre du maréchal Bugeaud, gouverneur de l'Algérie. L’opération est marquée par le bombardement de Tanger et l’occupation de Mogador (aujourd'hui Essaouira).

Service durant le Second Empire[modifier | modifier le code]

La Belle Poule, par Léon Jean Baptiste Sabatier.

La Belle-Poule effectue de nombreuses croisières dans l’océan Indien. Elle devient un transport de munition en 1854 durant la guerre de Crimée.

En 1859, la frégate sert de magasin de poudre à Gênes. Elle termine sa carrière en 1861 avant d’être démolie en 1888[4].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://jln.tourbier.pagesperso-orange.fr/histoire/histoire_31.htm
  2. Les Grands Voiliers, Bathe - Rubin de Cervin – Taillemite, Edita Lausanne, 1967
  3. « Histoire de la Marine », L’Illustration, 1939
  4. http://www.arsenaux.fr/page.php?id=35

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Trésors du Musée National de la Marine, Réunion des Musées Nationaux, Paris 2006
  • Les Grands Voiliers, Bathe - Rubin de Cervin – Taillemite, Edita Lausanne, 1967
  • « Histoire de la Marine », L’Illustration, 1939

Liens externes[modifier | modifier le code]