Bérénice (Poe)

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Bérénice
Image illustrative de l'article Bérénice (Poe)
Bérénice lors de sa parution dans le journal en 1835.
Publication
Auteur Edgar Allan Poe
Titre d'origine Berenice
Langue Anglais américain
Parution 1835,
Southern Literary Messenger
Traduction française
Traduction Charles Baudelaire
Intrigue
Genre horreur

Bérénice est une nouvelle d'horreur d'Edgar Allan Poe, publiée en 1835 dans le journal Southern Literary Messenger.

Jouant avec le roman gothique, Poe exploite un vieux filon littéraire, celui des histoires de revenantes, dans l'esprit de La Vie très horrifique du grand Gargantua, père de Pantagruel et fils de Grangousier, et parodie les histoires à sensation popularisées par Ann Radcliffe et Matthew Gregory Lewis[1].

Les lecteurs de l'époque furent horrifiés par la violence de l'histoire et s'en plaignirent à l'éditeur du journal.

Certains critiques pensent que Poe avait prévu de l'inclure dans les Contes du club de l'In-Folio (Tales of the Folio Club)[2].

Cette nouvelle figure parmi les textes des Nouvelles histoires extraordinaires. Elle a été traduite en français, comme la plupart de ses contes, par Charles Baudelaire.

Résumé[modifier | modifier le code]

Un homme, nommé Egaeus, se prépare à se marier à Bérénice, sa cousine. Egaeus avait une maladie nommé monomania, la personne malade peut avoir en quelques sortes une obession pour une pensée quelconque. Consommateur régulier d'opium, il a tendance à sombrer dans des intenses fixations du vide et dans de profondes réflexions qui le séparent du monde extérieur. La santé de Bérénice se met à se dégrader à cause d'une maladie dont on ne sait rien et la seule partie saine en elle sont ses dents, qui commencent à obséder Egaeus. Bérénice meurt et Egaeus continue de contempler ses dents. Alors qu'il était plongé dans ses pensées, un serviteur lui dit qu'il y a de l'agitation dans la tombe de Bérénice, qui a été retrouvée encore vivante au milieu de sa sépulture profanée. Egaeus reprend ses esprits couvert de sang, à ses côtés se trouvent des outils de dentistes ainsi qu'une boite contenant 32 dents.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jeanne-Marie Santraud (dir.), Edgar Allan Poe, Robert Lowell, Sam Shepard, Presses de l'université Paris-Sorbonne,‎ , 114 p. (lire en ligne), « La beauté du diable dans la trilogie féminine d'Edgar Poe : Bérénice, Morella, Ligeia », p. 33.
  2. Claude Richard, Edgar Allan Poe : journaliste et critique, C. Klincksieck,‎ , 962 p., p. 268.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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