Bénigne Gagneraux

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Bénigne Gagneraux
Bénigne Gagneraux Génie de la Paix 1794.jpg

Bénigne Gagneraux, Le Génie de la Paix arrêtant les chevaux de Mars 1794 musée d'art et d'histoire de Genève.

Naissance
Décès
Activité
Distinction

Bénigne Gagneraux (né à Dijon en 1756, et mort à Florence le 18 août 1795) est un peintre et dessinateur néo-classique français. Élève de François Devosge à l'école de dessin de Dijon, il est lauréat du premier prix de Rome de peinture institué par les états de Bourgogne en 1776 avec Marcus Curtus refusant les présents des Samnites[1]. Lors de son séjour à Rome il fait plusieurs copies pour les décors du palais des États de Bourgogne. En 1784 il est remarqué par le roi de Suède Gustave III qui lui achète plusieurs tableaux[1]. Pendant la Révolution française, Gagneraux est toujours à Rome, lorsque se déclenchent les émeutes antifrançaises de 1793. Il est blessé et doit se réfugier à Florence, là-même où il se met au service du grand Duc de Toscane Ferdinand III[2]. En 1794 il est nommé peintre d'Histoire de la Cour de Suède. Il meurt prématurément à Florence l'année suivante, défenestré de son domicile, accidentellement ou plus probablement par suicide[2].

Redécouvert dans les années 1970, l'œuvre de Bénigne Gagneraux a été réévalué à partir des travaux de Robert Rosenblum et de l'exposition de David à Delacroix, qui aboutissent à une exposition rétrospective en 1983 à Dijon et Rome. Son Recueil de planches gravées exécutées à Rome d'après l'Antique de 1792, précède les gravures au trait de John Flaxman, et a une influence sur Jean-Auguste Dominique Ingres[3], et sur la secte des Barbus le mouvement radical néo-classique[4].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Dijon, musée des beaux-arts de Dijon :
    • Vénus priant Neptune d'être favorable à Énée, 1779, huile sur toile, 71 x 93 cm ;
    • L'École d'Athènes (copie d'après Raphaël), 1780, huile sur toile, 202 x 295 cm ;
    • Œdipe aveugle recommandant sa famille aux dieux, v. 1783, dessin peint à l'huile sur papier anciennement marouflée sur toile, 73 x 94.5 cm ;
    • Jeune homme lisant Homère, 1786, huile sur toile, 46 x 38 cm ;
    • La Bataille de Sénef, 1788, huile sur toile, 296 x 357 cm ;
    • Le Génie des arts, 1789, huile sur toile, 109.5 x 83.5 cm ;
    • L'Amour domptant la Force, 1793, huile sur toile, 38.7 x 50 cm ;
    • Soranus et Servilie, 1793, huile sur toile, 84 x 116 cm ;
    • Les Vestales recevant le Palladium des mains de Metellus, 1794, huile sur toile, 88.5 x 119.5 cm ;
    • Chasse au lion, v. 1795, huile sur toile, 89.6 x 112 cm ;
  • Mâcon, musée des Ursulines :
    • Phaéton effrayé par le signe du lion, 1795, huile sur bois, 40 x 57.5 cm ;
  • Paris, musée du Louvre :
    • Le Baptême de Clorinde par Tancrède, 1789, huile sur toile, 78 x 98 cm ;

Exposition[modifier | modifier le code]

  • Bénigne Gagneraux (1756-1795), un pittore francese nella Roma di Pio VI: Rome Galerie Borghèse 1983

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b De David à Delacroix 1974, p. 419
  2. a et b De David à Delacroix 1974, p. 420
  3. Robert Rosenblum, Transformations in Late Eighteenth Century Art p. 179
  4. Sylvain Laveissière, Bénigne Gagneraux (1756-1795), un pittore francese nella Roma di Pio VI p. 53

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sylvain Laveissière, Bénigne Gagneraux (1756-1795): un peintre bourguignon dans la Rome néo-classique catalogue exposition, Musée des beaux-arts de Dijon, juin-septembre 1983 édition De Luca, 1983

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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