Galerie Borghèse

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Galerie Borghèse
Image illustrative de l'article Galerie Borghèse
Informations géographiques
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Adresse Piazzale del Museo Borghese, 5
Rome
Coordonnées 41° 54′ 50″ N 12° 29′ 31″ E / 41.914, 12.49241° 54′ 50″ Nord 12° 29′ 31″ Est / 41.914, 12.492
Informations visiteurs
Site web www.galleriaborghese.it

Géolocalisation sur la carte : Rome

(Voir situation sur carte : Rome)
Galerie Borghèse
"La Lamentation sur le corps du Christ" (1601-1606) huile sur toile de Pierre Paul Rubens.
"Autoportrait" (vers 1623) huile sur toile de Gian Lorenzo Bernini.

La Galerie Borghèse est un musée public situé dans le parc de la Villa Borghèse à Rome.

Histoire[modifier | modifier le code]

À la fin du XVIe siècle, les Borghese, une riche famille originaire de Sienne, acquièrent des terres au nord de Rome, hors de la Porta Pinciana, pour constituer peu à peu un parc immense. Parallèlement, la famille Borghese étend son influence au sein de l'aristocratie romaine, d'autant plus lorsque Camillo Borghese fut élu pape en 1605 sous le nom de Paul V. La famille entreprend alors de grands travaux d'édification, dont la construction d'une villa dans son parc du Pincio. Le chantier, commencé dès 1607, est confié à l'architecte Flaminio Ponzio, qui avait déjà travaillé pour les Borghese dans leur palais urbain situé sur la rive gauche du Tibre. L'architecte Giovanni Vasanzio est chargé d'achever les travaux après la mort de Ponzio en 1613, tandis que l'aménagement des jardins et d'une volière réalisée par Carlo Rainaldi se poursuivent jusqu'en 1620[1]. Dès mars 1613, une partie des œuvres de l'importante collection rassemblée par le cardinal Scipione Borghese, neveu du pape Paul V, est transférée du palais Borgo, où vivaient les frères du pape, vers la villa du Pincio[1].

La villa, dont l'architecture s'inspire de la Villa Médicis et de la Villa Farnesina, avec un portique s'ouvrant sur les jardins est alors décorée dans le style caractéristique du XVIe siècle[1]. La façade est ornée de 144 bas-reliefs et de 70 bustes sur toute sa surface[2]. Le bâtiment est percé de nombreuses fenêtres, afin de donner la lumière nécessaire à une bonne vision des œuvres, et la distribution des pièces est agencée dans un but similaire. À partir de 1770, Marcantonio IV Borghese sollicite Antonio Asprucci pour rénover entièrement l'intérieur de la villa. Ce dernier fait appel à de nombreux sculpteurs, peintres et marbriers pour réaliser les décorations qui sont toujours visibles[3]. Des fresques, des stucs et des décors en marbre polychrome sont ajoutés. La plupart des peintures représentent l'histoire de la famille, depuis le mythique héros romain Marcus Furius Camillus jusqu'aux Borghèse actuels. L'état italien achète la villa et l'ensemble de ses collections en 1902 pour la transformer en musée[3]. Fermée en 1983, la galerie subit une restauration complète durant quatorze ans, puis ouvre à nouveau ses portes en juin 1997[4],[5].

Les collections[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Gian Lorenzo Bernini, Apollon et Daphné
Raphaël, La Déposition de croix

Scipione Borghese est un collectionneur passionné, ne reculant devant rien (y compris l'extorsion et le vol) pour accumuler de nouvelles œuvres. Sa collection commence par un héritage familial, quelques sculptures antiques et des tableaux de maîtres toscans. Tout au long du XVIIe siècle, il va former l'une des plus grandes collections d'art italiennes. Ses goûts se portent surtout vers les maniéristes. Sa collection est méthodique : pour chaque artiste, il tente d'acquérir plusieurs œuvres, représentatives des différentes évolutions de son style.

Sa collection s'augmente également de collections constituées par d'autres, achetées ou confisquées. Ainsi, en 1607, son oncle Paul V lui donne un ensemble d'œuvres confisquées au Cavalier d'Arpin. En 1609, il achète la collection de Tommaso della Porta, sculpteur et marchand d'antiques. À la mort de Scipione en 1633, le casino est rempli d'œuvres d'art.

Tout au long du XVIIe siècle, les Borghèse continueront à augmenter la collection de Scipione. Un ajout non négligeable est l'héritage d'Olimpia Aldobrandini, épouse de Paul Borghèse. En 1682, l'importante collection Aldobrandini est divisée entre ses fils, issus de deux lits différents :

  • Gianbattista Pamphilj (cette partie alimentera la collection des Pamphilj, à l'heure actuelle Galerie Doria-Pamphilj)
  • Gianbattista Borghese.

Au XIXe siècle commencent les temps difficiles : le prince Camille Borghèse, époux de Pauline Bonaparte, se voit contraint en 1807 par son beau-frère Napoléon Ier de vendre une partie des collections amassées par sa famille : 154 statues, 170 bas-reliefs, 160 bustes, etc. En 1815, certaines de ces pièces seront restituées aux Borghèse. C'est pour éviter de nouvelles dispersions qu'en 1833, le prince François Borghèse signe un fidéicommis rendant l'ensemble inaliénable.

Enfin, en 1902, alors que les finances Borghèse ne se portent pas très bien, les collections sont achetées par l'État italien pour la somme de 3,6 millions de lires. L'unité entre le jardin et le casino sera perdue en 1903 quand l'État vendra le jardin à la municipalité de Rome.

Contenu des collections[modifier | modifier le code]

Les collections actuellement exposées à la Galerie Borghèse sont d'une très grande richesse, il n'est pas possible de toutes les citer ici. Parmi les plus importantes figurent :

Sculptures[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Scala, p. 5.
  2. Scala, p. 7.
  3. a et b Scala, p. 11.
  4. « Galerie Borghese, si. », sur liberation.fr, Libération,‎ (consulté le 20 avril 2015).
  5. « Lettre d'informations no 13 du Ministère de la culture et de la communication » [PDF], sur culture.gouv.fr, Ministère de la Culture,‎ (consulté le 20 avril 2015).

Liens externes[modifier | modifier le code]