Antoine Schnapper
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Université Paris-Sorbonne (à partir de ) Université Bourgogne Europe (- |
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Antoine Schnapper, né le et mort le , est un historien de l'art et un universitaire français. Spécialiste de la peinture française du XVIIe au XIXe siècle, il est professeur à l'université de Dijon (1973-1978) puis à l'université Paris-IV à partir de 1978.
Biographie
[modifier | modifier le code]Jeunesse et études
[modifier | modifier le code]Antoine Schnapper est élève de l'École du Louvre[1]. Il suit ensuite des études d'histoire et devient agrégé d'histoire en 1960[2].
Parcours professionnel
[modifier | modifier le code]Il débuta sa carrière d'enseignant comme professeur au lycée de Caen avant de passer deux ans (de 1961 à 1963) à Bologne comme lecteur de français. En obtenant la Bourse Focillon il part à l'Université de Yale. De 1963 à 1968, il est l’assistant d’André Chastel à la Sorbonne, il soutient alors une thèse de troisième cycle, publiée en 1967 sous le titre de Tableaux pour le Trianon de marbre 1688-1714. Il est par la suite chercheur au CNRS entre 1968 et 1973, avant de soutenir en cette même année 1973 sa thèse d'État consacré au peintre Jean Jouvenet[3]. Il est professeur à l'université de Dijon (1973-1978)[2]. Il succède à Jacques Thuillier à la chaire d’histoire de l’art moderne de l'université Paris-IV en 1978[2]. Il a enseigné à l'École du Louvre et a compté parmi les fondateurs des revues Histoire de l'art et La Revue de l'Art. Il a été le codirecteur de 1998 à 2001 de l'Institut national d'histoire de l'art, dont il fut par le passé le président d'une mission de préfiguration entre 1986 et 1989[3].
Il laisse de nombreux travaux sur l'art des XVIIe et XVIIIe siècles. Aux côtés d'autres figures comme Pierre Rosenberg ou Jacques Thuillier, il a participé à la réhabilitation de plusieurs peintres, notamment par le biais d'une méthode de recherche qui combina, entre autres, l'étude de la production de l'artiste et l'inventaire des débats critiques avec l'historiographie. Également, il fut l'un des premiers chercheurs en France à se pencher sur l'histoire sociale de l'art en publiant plusieurs études sur l'histoire des collections et le marché de l'art, notamment dans son ouvrage Curieux du Grand siècle. Collections et collectionneurs dans la France du XVIIe siècle. Comme commissaire d'exposition, il a organisé des rétrospectives de peintres du XVIIIe siècle, notamment celle consacrée à Jacques-Louis David, tenue au musée du Louvre en 1989 à l'occasion du bicentenaire de la Révolution[2].
Il est l'époux de la sociologue Dominique Schnapper[4]. Il meurt en 2004.
Œuvres
[modifier | modifier le code]- Jean Jouvenet, 1644-1717, Rouen. Musée des Beaux-Arts, 1966. (OCLC 2906632)
- Tableaux pour le Trianon de marbre 1688-1714, Paris, La Haye, Mouton, 1967. (OCLC 2323606)
- Jean Restout (1692-1768), Musée des Beaux-Arts de Rouen, juin-, avec Pierre Rosenberg, Rouen, 1970.
- David témoin de son temps, Fribourg, Office du Livre, 1980, (ISBN 2-85047-000-7) référence
- Le Géant, la licorne et la tulipe. Les cabinets de curiosité en France au XVIIe siècle, Paris, Flammarion, 1988 (OCLC 19331396)
- Curieux du Grand siècle. Collections et collectionneurs dans la France du XVIIe siècle, Paris, Flammarion, 1994 (ISBN 9782080801548)
- Le Métier de peintre au Grand Siècle, Paris, Gallimard, 2004 (OCLC 56821323)
- Jean Jouvenet (1644-1717) et la peinture d'histoire à Paris, nouvelle édition complétée par Christine Gouzi, Arthena, 2010 (ISBN 978-2-903239-42-8).
- Tableaux pour le Trianon de marbre, Paris, RMN, 2010 (ISBN 9782711855377)
- David, la politique et la Révolution, Paris, Gallimard, 2013. (ISBN 9782070142699)
Documentation
[modifier | modifier le code]Ses archives sont conservées à l'Institut national d'histoire de l'art[5].
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Antoine Schnapper 1933-2004 », Commentaire, vol. Numéro108, no 4, , p. 1061 (ISSN 0180-8214 et 2272-8988, DOI 10.3917/comm.108.1061, lire en ligne, consulté le )
- Olivier Bonfait, « Antoine Schnapper (1933-2004) », Les Nouvelles de l’INHA, no 19, , p. 23, [lire en ligne] [PDF]
- Patrick Michels, « Hommage à Antoine Schnapper (1933-2004) », Histoire de l'art, vol. 57, no 1, , p. 163–164 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Antoine Schnapper 1933-2004 », Commentaire, no 108, , p. 1061-1066 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Calames », sur www.calames.abes.fr (consulté le )
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Pierre Rosenberg, « Nécrologies - Antoine Schnapper (1933-2004) », Revue de l'art, no 146, (2004), p. 101 (OCLC 97854301).
- [hommages] « Antoine Schnapper 1933-2004 », Commentaire, no 108, , p. 1061-1066 (lire en ligne, consulté le ).
- Christine Gouzi, « L'histoire de l'art selon Antoine Schnapper », Commentaire, 2010 (no 129), p. 151-158 (lire en ligne).
- Henri Mercillon, « Un pionnier dans l’histoire de l’art. Conversation avec Antoine Schnapper », Commentaire, no 99, , p. 653-661 (lire en ligne, consulté le ).
- Patrick Michel, « Hommage à Antoine Schnapper (1933-2004) », Histoire de l'art, n° 57, 2005, p. 163-164 (lire en ligne)
- Véronique Gerard Powell (dir.), Artistes musées et collections. Un hommage à Antoine Schnapper, Paris, Sorbonne Université Presses, 2016.
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressources relatives à la recherche :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :