Anthony Lecren

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Anthony Lecren
Illustration.
Anthony Lecren aux Samoa le (Source : Department of Foreign Affairs and Trade of Australia)
Fonctions
Membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie
chargé de la Aménagement foncier, de l'Écologie et du Développement durable

(6 ans, 8 mois et 20 jours)
Élection
Réélection



Président Harold Martin
Cynthia Ligeard
Philippe Germain
Gouvernement Martin III
Martin IV
Martin V
Martin VI
Ligeard
Germain I
Prédécesseur Jean-Louis d'Anglebermes
Successeur Didier Poidyaliwane
Membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie
chargé de la Gestion et conservation des Ressources naturelles, biologiques et non biologiques de la ZEE
En fonction depuis le

(4 ans, 7 mois et 15 jours)
Élection
Réélection
Président Harold Martin
Cynthia Ligeard
Philippe Germain
Gouvernement Martin VI
Ligeard I
Germain
Prédécesseur Hélène Iekawé
Successeur Didier Poidyaliwane
Membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie
chargé des Affaires coutumières, du Suivi des ZODEP, des Relations avec le Sénat coutumier et les Conseils coutumiers
En fonction depuis le
Élection
Réélection
Président Cynthia Ligeard
Philippe Germain
Gouvernement Ligeard
Germain I
Prédécesseur Georges Mandaoué
Successeur Didier Poidyaliwane
Membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie
chargé de l'Économie, du Commerce extérieur, des Questions liées au Logement et des Relations avec le CES

(3 ans, 2 mois et 25 jours)
Élection
Réélection

Président Harold Martin
Gouvernement Martin III
Martin IV
Martin V
Martin VI
Prédécesseur Philippe Germain (Économie, Commerce extérieur, CES)
Philippe Dunoyer (Logement)
Successeur Philippe Germain (Économie, Commerce extérieur, CESE)
Thierry Cornaille (Logement)
Biographie
Nom de naissance Anthony Lecren
Date de naissance (48 ans)
Lieu de naissance Nouméa (Nouvelle-Calédonie)
Nationalité Française
Parti politique FLNKS
Union calédonienne
Diplômé de Institut technique de banque
Profession Chargé d'affaires

Anthony Lecren est un homme politique indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, né à Nouméa le . Militant du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) et trésorier de l'Union calédonienne (UC), il est, du au , membre des 9e, 10e, 11e, 12e, 13e et 14e gouvernements locaux issus de l'accord de Nouméa.

Origines[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Famille Pidjot.

Anthony Lecren fait partie d'une véritable dynastie politique indépendantiste. Il est par sa mère le neveu de Raphaël Pidjot (P-DG de la Société minière du Sud Pacifique, dite SMSP, de 1990 à son décès accidentel en 2000) et de Charles Pidjot (président de l'UC de 2007 à son décès en 2012), le petit-neveu de Rock Pidjot (chef coutumier de La Conception, premier président de l'UC de 1956 à 1985 et député de 1964 à 1986) et le cousin de Rock Wamytan (grand-chef de Saint-Louis, président du FLNKS de 1995 à 2001, de l'UC de 1999 à 2001 et du Congrès de 2011 à 2012 et de 2013 à 2014) et d'Octave Togna (fondateur de la station indépendantiste Radio Djiido, directeur général de l'Agence de développement de la culture kanak et donc du Centre culturel Tjibaou jusqu'en 2006, sénateur coutumier de 2010 à 2015 et conseiller économique, social et environnemental depuis 2015). Il est né d'une famille nombreuse de cinq frères et trois sœurs : Yves Lecren, Hervé Lecren (coordinateur de l'antenne de Koné du Conservatoire de musique et de danse de la Nouvelle-Calédonie), Graziella épouse Legrand, Manuella Lecren, Nathalie Lecren (ex-épouse Vir, secrétaire de débats au Congrès), Gaël Lecren (sculpteur), Stéphane Lecren (décédé en 1990), et William Lecren.

Formation et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Anthony Lecren est formé à l'Institut technique de banque (ITB) et fait sa carrière en tant que chargé d'affaires d'entreprises au sein de la Banque calédonienne d'investissement (BCI). Il fait son entrée en politique en 2006.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Homme de cabinet[modifier | modifier le code]

Anthony Lecren devient collaborateur du groupe Union calédonienne au Congrès de la Nouvelle-Calédonie de 2006 à 2007, avant de devenir chargé de mission auprès de Pierre Ngaiohni, membre du gouvernement néo-calédonien chargé de la Formation professionnelle et du Transport aérien domestique, de 2007 à 2009. De 2009 à 2011, il reste attaché au cabinet de Pierre Ngaiohni, désormais vice-président du gouvernement, et est coordinateur des trois membres UC de l'exécutif local (Pierre Ngaiohni, Jean-Louis d'Anglebermes et Yann Devillers).

Valeur montante de l'UC, il devient trésorier du parti. Il fait partie de la délégation FLNKS, tendance Union calédonienne, emmenée par Charles Pidjot et Rock Wamytan au VIIIe Comité des signataires à Paris le .

Membre du gouvernement[modifier | modifier le code]

Après le renversement du gouvernement Gomès par la démission collective de ses membres FLNKS-UC le , Anthony Lecren est présenté en deuxième position sur la liste « Entente » (alliance entre le groupe FLNKS et le Parti travailliste) pour l'élection du nouvel exécutif du . Il est élu, et reconduit dans les gouvernements successivement désignés les 17 mars, 1er avril et 10 juin de la même année. À partir du , il est chargé d'animer et de contrôler les secteurs de l'Économie, du Commerce extérieur et du Développement durable, et du suivi des questions liées au Logement, à l'Aménagement foncier, au Transfert de l'Agence de développement rural et d'aménagement foncier (ADRAF) et des Relations avec le Conseil économique et social (CES). Il est également associé à Sonia Backes (anti-indépendantiste du Rassemblement-UMP) sur le dossier de la Recherche et devient son suppléant au porte-parolat à compter du , et partage le suivi des affaires de la Francophonie avec Jean-Claude Briault (lui aussi du Rassemblement-UMP) à partir du 6 avril suivant.

Il est tout particulièrement chargé de préparer, avec notamment Sonia Backes (responsable de la Fiscalité) et le président du gouvernement Harold Martin (titulaire des secteurs des Douanes et de l'Agriculture), les mesures de lutte contre la vie chère, revenue sur le devant de la scène politique locale à la suite de plusieurs manifestations sur ce thème. Le gouvernement, chargé jusqu'au d'expédier uniquement les affaires courantes, obtient le 12 mai des organisations patronales et de la grande distribution quelque 80 propositions dans une quinzaine de secteurs de l’économie, dont l’abandon de marges sur 25 produits de toute première nécessité (huile, margarine, lait, eau, biscuits, pâtes, riz, cassoulet, thon, lessive, conserves de viande etc.), et promet d'avancer un premier plan de mesures d'urgences pour la mi-juin[1].

Cela prend la forme, le , de l'adoption par le gouvernement de trois projets de délibérations. Le premier, porté par Sonia Backes, prévoit une réforme globale de la fiscalité (avec surtout la mise en place d'une TVA en remplacement des taxes existantes). Les deux autres textes entrent dans le champ de compétences d'Anthony Lecren : un relatif au blocage des loyers des locaux à usage d'habitation (pour une période d'un an à compter du , suivi ensuite d'une limitation à 2 % de la majoration des loyers) et un autre portant création d'un fonds de garantie pour le développement des terres coutumières (financé par une contribution de l'État et administré par un comité de gestion, il doit intervenir sous forme de garanties d’emprunts susceptibles d’être accordées à toute personne physique ou morale porteuse d’un projet de développement économique, social, culturel ou environnemental sur terres coutumières). Dans le même temps, il prévoit de conforter par une loi du pays le monopole de l'OCEF sur les importations de viande et d'abats (remis en question par le tribunal administratif de Nouméa, saisi par un importateur concurrent, en [2])[3], tandis que des quotas à l'importation sur certains produits sont levés (notamment pour le Nutella)[4].

Pour ce qui est du développement durable, il fait la promotion du programme « Un arbre, un jour, une vie » visant à reconstituer les zones dégradées de forêt sèche par les mines ou le feu tout en développant la filière sylvicole et les énergies renouvelables, l'écotourisme et les savoirs traditionnels liées à la nature[5], dans le but d'en faire la proposition des pays insulaires d'Océanie pour la Conférence des Nations unies sur le développement durable (« Rio+20 »).


Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]