Allemands du Kazakhstan

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Les Allemands du Kazakhstan sont une minorité du Kazakhstan. De nos jours, ils vivent principalement dans le nord-est du pays entre les villes d'Astana et d'Oskemen. Ils étaient presque un million à la chute de l'URSS et la plupart d'entre eux a émigré vers l'Allemagne ou la Russie[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La plupart d'entre eux sont des descendants des Allemands de la Volga ou d'Allemands de la mer Noire, qui furent déportés en octobre 1941 dans la République socialiste soviétique kazakhe (actuel Kazakhstan) pendant la Seconde Guerre mondiale et dans les années suivantes, mais il existait déjà une première colonie allemande dans la région autour d'Astana et des groupes de paysans allemands déjà déportés dans les années 1930 à cause de la dékoulakisation.

Le transfert des Allemands au Kazakhstan se fit à partir le  : sur leur lieu d'assignation il leur fut interdit de faire des études, de parler allemand en public et d'exercer des professions liées à l'enseignement, les communications ou les transmission[2]. Jusqu'au milieu des années 1950 ils devaient obligatoirement être déclarés aux autorités militaires. Entre 1941 et 1959 un grand nombre d'entre eux passa, sans jugement, dans des camps de travail où ils furent soumis à des travaux forcés[2].

En 1979, l'idée de constituer une région autonome des Allemands du Kazakhstan dans la région de Tselinograd (aujourd'hui Astana) dut être abandonnée en raison de la résistance massive (et violente) des populations locales russes et kazakhes ; à partir de la fin des années 1980, la plupart des Allemands du Kazakhstan émigrèrent pour rejoindre la patrie de leurs ancêtres en profitant du droit allemand au retour (loi qui permet aux descendants d'Allemands ethniques de s'installer en Allemagne) et du fait que la situation économique en Allemagne est bien meilleure qu'au Kazakhstan. Seuls quelques-uns ont cherché à prendre un nouveau départ dans les raïons nationaux allemands de Halbstadt (région de l'Altaï) et d'Azovo (près d'Omsk) dans la Fédération de Russie ou dans l'ancienne Prusse-Orientale.

Une grande partie d'entre eux vit aujourd'hui en zone urbaine. Ils représentent par exemple 6 % de la population d'Astana, la capitale

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le recensement de 2009, 178 000 Allemands vivaient au Kazakhstan soit environ 1,1 % de la population du pays. Ce chiffre a augmenté légèrement pour atteindre 181 000 en 2014[3].

Le taux de natalité des Allemands du Kazakhstan est relativement élevé (24 ‰ en 2011) et comparable à la moyenne nationale (23 ‰). Toutefois, le solde migratoire est toujours négatif.

Ils habitent principalement dans le nord du pays et aussi dans la région d'Almaty. La plupart sont russifiés et utilisent désormais la langue russe. Ils sont pour beaucoup protestants, mais il existe des communautés catholiques à l'origine de la fondation aujourd'hui de nouvelles paroisses[4].

Les endroits où l'on retrouve le plus d’Allemands du Kazakhstan sont Ouspen (11,19 %), Taran (10,14 %), et Borodwlïxа (11,40 %)[5]. Beaucoup ont été à l'origine de bourgs dans le Kazakhstan-Septentrional comme Kellerovka, dépendant du raïon de Taïyncha.

Personnalités allemandes du Kazakhstan[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Markus Wolf, « Kasachstandeutsche ohne Zukunft? » in Gerhard Wettig (éd.) : Aussenpolitik, Zeitschrift für internationale Fragen, Bonn, 44/2, 153-62; édition en anglais: « No Future for the Ethnic Germans in Kazakhstan? » in: Gerhard Wettig (éd.): Aussenpolitik, German Foreign Affairs, Bonn, 44/2, 153-62.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Évaluation du nombre d'Allemands au Kazakhstan, Le projet MAR
  2. a et b Christian Eyselein, Russlanddeutsche Aussiedler verstehen, Praktisch-theologische Zugänge, 2006, ISBN 3-374-02379-7.
  3. (kk)[1]
  4. Comme l'église Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus de Pavlodar
  5. Recensement National de 2009, Kazakhstan

Voir aussi[modifier | modifier le code]