Alexis Joseph Delzons

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Alexis Joseph Delzons
Image illustrative de l'article Alexis Joseph Delzons

Naissance
Aurillac
Décès (à 37 ans)
Bataille de Maloyaroslavets Drapeau de la Russie Russie
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 17911812
Conflits Guerres de la Révolution et de l'Empire
Distinctions Baron de l'Empire
Commandeur de la Légion d'honneur
Hommages nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 16e colonne.

Alexis Joseph Delzons, fils d'un magistrat, né à Aurillac le , mort le lors de la Bataille de Maloyaroslavets, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Vie[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

Fils d'Antoine Delzons, alors juge au tribunal d'Aurillac avec son oncle Pierre Hébrard, le jeune Alexis s'engage en 1791 au 1er bataillon de volontaires du Cantal[1], et est nommé lieutenant de grenadiers. Il fait les campagnes de 1792 et 1793 à l'armée des Pyrénées orientales, et est nommé capitaine en 1793. Blessé au combat de la Jonquière en 1794, il se signale de nouveau au siège de Roses. Le 1er bataillon du Cantal ayant été incorporé dans le 8e chasseurs à pied, dit des Vosges, Delzons suit ce régiment en Italie. Il prend d'assaut la redoute de Montenotte le 12 avril 1796, s'empare le 14, d'une batterie sur le plateau de Dégo, se fait remarquer au passage du pont de Lodi, traverse le Mincio sous le feu de l'ennemi, et lui enlève les pontons parqués sur la rive opposée.

Fait prisonnier près de Mantoue, il est échangé huit jours après. Il est blessé à l'affaire du 17 novembre près de Rivoli, et à la bataille de Rivoli il résiste avec sa compagnie, à un régiment autrichien. On le nomme chef de bataillon sur le champ de bataille. Le 2 juillet 1798, Delzons pénètre l'un des premiers dans Alexandrie en Égypte, enlève les retranchements d'Embabeh, et il est promu chef de sa demi-brigade ; il a alors 23 ans.

L’Empire[modifier | modifier le code]

Sous les ordres du maréchal Marmont[modifier | modifier le code]

Delzons se prononce contre la capitulation d'Alexandrie, et rentré en France, il est nommé par Napoléon Bonaparte général de brigade le 27 avril 1801. Il est fait commandeur de la Légion d'honneur le 14 juin 1804. Il prend en cette qualité une part active aux campagnes de 1804, 1805 et 1806. En 1809, il commande la brigade de droite du corps de Marmont qui se trouve en Dalmatie, et assez éloigné de la Grande Armée. Delzons donne dans le conseil réuni par Marmont, le conseil d'opérer sans délai, un mouvement de retraite, de marcher sur la Croatie, et de combattre les dix-neuf bataillons autrichiens qui en défendent les frontières. Le général Delzons contribue au succès de ce mouvement qui est opéré et décide la bataille de Bilay le 21 mai. Le 5 juillet suivant, il a deux chevaux tués sous lui, enlève une position le 12, et décide encore le succès de la bataille de Znaïm. Après le traité de Vienne en 1809, Delzons organise la province Illyrienne de Karlstadt, est nommé général de division le 15 février 1811, et peu après, commandant en chef par intérim de l'armée d'Illyrie.

Campagne de Russie[modifier | modifier le code]

En 1812 il fait, sous les ordres d'Eugène de Beauharnais, la campagne de Russie, et se distingue surtout aux journées d'Ostrovno et de la Moskowa. Le 24 octobre, pendant la retraite, il est chargé de s'emparer du passage de la Louja qui doit faciliter l'occupation de Maloyaroslavets ; Delzons fait rétablir les ponts détruits et parvint à y faire passer sa division. Il attaque alors les hauteurs de la ville et s'en rend maître. Cependant l'armée russe se dirige sur ce point et en chasse les régiments français. Le prince Eugène donne ordre à la division Delzons de reprendre la ville. Le général s'élance à la tête du 84e régiment. Les Russes remplissent en masse le chemin creux qui monte à la ville. Delzons s'y enfonce tête baissée ; les Russes rompus sont renversés en cédant. Delzons est sûr de la victoire, il n'a plus qu'une enceinte de bâtiments à envahir ; mais les soldats hésitent, lui s'avance, il les encourage du geste, de la voix et de son exemple, lorsqu'une balle le frappe au front et l'étend par terre. On voit alors son jeune frère Benoît Delzons (1787-1812) se jeter sur lui et le couvrir de son corps, mais une seconde balle l'atteint lui-même et tous deux expirent ensemble.

Le général Delzons est enterré le lendemain 25 octobre 1812, sur le champ de bataille. Son nom est inscrit sur le côté Est de l'arc de l'Étoile.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Source partielle[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]