Alexandre Axenfeld

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Alexandre Axenfeld
Axenfeld.jpg
Biographie
Naissance
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Fratrie
Henry Axenfeld (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour

Alexandre Axenfeld (, Odessa - , Paris ), parfois prénommé Auguste[1], est un médecin d'origine ukrainienne, naturalisé français, et professeur de la faculté de médecine de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils d'Isidor Axenfeld et de Rosalie Horwitz. Après des études secondaires à Odessa, il vient à Paris pour faire ses études de médecine.

En 1848, il est interne des hôpitaux, élève de Jean-Baptiste Bouillaud, puis de Stanislas Laugier (1851) et enfin de Gabriel Andral (1853). Il est reçu docteur en médecine à la Sorbonne en 1853. Sa thèse avait pour sujet Des principaux accidents que l'on observe après la trachéotomie chez les enfants atteints du croup.

Durant les épidémies de choléra de 1849 et 1854 à Paris, son dévouement fut récompensé par deux médailles. En 1856, il est naturalisé français, et professeur agrégé de médecine.

De 1859 à 1861, il remplace Léon Rostan dans son service à l'Hotel-Dieu. En 1862, il est médecin des hôpitaux, à Saint-Antoine en 1863. Il devient médecin-chef de l'hôpital Beaujon à partir de 1869.

Durant sa carrière universitaire, il a, dit-on, toute la sympathie des étudiants républicains anticléricaux[2].

Après sa mort en 1876, survenue dans le 6e arrondissement de Paris, Henri Chapu sculpta son effigie en un médaillon daté de 1878, sur son tombeau, Cimetière du Montparnasse. Son frère Henri Axenfeld (de), artiste-peintre demeurant à Paris, fit son portrait, exposé à l'école de médecine.

Travaux[modifier | modifier le code]

Il est connu pour son Traité des névroses (1863), et ses conférences historiques à la faculté de médecine, dont Jean Wier et la sorcellerie (1866).

Il définit ainsi les névroses : « La classe toute entière des névroses a été fondée sur une conception négative : elle est née le jour où l'anatomie pathologique, chargée d'expliquer les maladies par des altérations des organes, s'est trouvée en face d'un certain nombre d'états dont la raison d'être lui échappait... »[3].

Il fut aussi, durant un temps, bibliothécaire de la faculté de médecine et de l'Académie de médecine. Il est membre de la Société anatomique, puis de sa direction à partir de 1853[2].

Il soigna Adèle Hugo en février 1872. Gustave Flaubert le connaissait et le cite dans une lettre à Philippe Leparfait : « Sais-tu qu'un enfant de d'Osmoy est très malade ? Il m'a écrit ça hier à Croisset, en ajoutant qu'il faisait venir Axenfeld à Évreux ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Des principaux accidents qui s'observent à la suite de la trachéotomie, chez les enfants atteints de croup, Thèse de Doctorat, Paris, 1853.
  • Des influences nosocomiales, Thèse d'agrégation, Paris. 1857.
  • Traité des névroses. Éléments de pathologie médicale, t.4, Paris, 1863 ; deuxième édition augmentée, 1883.
  • Jean Wier et la sorcellerie, Paris, Baillière, 1866.
  • Rapport sur les progrès de la médecine en France, Paris, 1867.
  • articles dans le Dictionnaire encyclopédique de médecine et de chirurgie.
  • articles dans les Annales de la maladie de la peau et de la syphilis ; l'Union médicale ; la Gazette des hôpitaux ; le Bulletin de la Société anatomique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les publications d'Axenfeld n'indiquent qu'un seul prénom Alexandre. La forme Auguste Axenfeld apparait dans Biographisches Lexikon. Wien 1901 de J. Pagel.
  2. a et b F. Huguet, les professeurs de la faculté de médecine de Paris, Dictionnaire biographique 1794-1939, INRP-CNRS, (ISBN 2-222-04527-4), p. 15-16
  3. Traité des Névroses, 1883, cité par M. Dugas, « Du lexique à la sémantique en neuro-psychiatrie - 1 », Le Concours Médical, vol. 117, no 3,‎ , p. 175-179.

Liens externes[modifier | modifier le code]