Albert Wolff (musicien)

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Albert Wolff
Albert Wolff 01.jpg
Albert Wolff
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 86 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Albert Louis WolffVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Albert Louis WolffVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Conflit
Mouvement
Maîtres
Genre artistique

Albert Louis Wolff est un chef d'orchestre et compositeur français, né le à Paris[1] où il est mort le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Né de parents néerlandais, il est l'élève de Xavier Leroux, André Gedalge et Paul Vidal au Conservatoire de Paris. Il débute comme pianiste dans des cabarets parisiens. Entre 1906 et 1910, il est organiste à Saint-Thomas d'Aquin. En 1908, il entre à l'Opéra-Comique comme chef de chœur avant de diriger la création de La Jota de Raoul Laparra le 26 avril 1911.

Durant la Première Guerre mondiale, il est d'abord affecté au groupe des brancardiers de campagne n° 6, où il est témoin de la boucherie de la bataille des Éparges au printemps 1915. Il compose alors en hommage aux disparus un morceau musical In Paradisium. La partition, confiée à son supérieur hiérarchique, tombe dans l'oubli alors que son compositeur est muté dans l'aviation. Redécouverte fortuitement en 2018, elle devrait être jouée pour la première fois le lundi de Pâques 2019, à la cérémonie d'anniversaire de cette terrible bataille[2].

Albert Wolff porte encore l'uniforme lorsqu'il achève son opéra L'Oiseau bleu, sur un livret de Maurice Maeterlinck, qu'il crée le 27 décembre 1919 au Metropolitan Opera de New York. De 1919 à 1921, il y dirige le répertoire français avant de rentrer à Paris en 1921 pour prendre la succession d'André Messager comme directeur musical de l'Opéra-Comique jusqu'en 1924.

En 1925, il est nommé second chef des concerts Pasdeloup. Il est à la tête des concerts Lamoureux entre 1928 et 1934 puis devient président et chef d'orchestre principal des concerts Pasdeloup en 1934, poste qu'il conservera jusqu'à sa mort. Il se produit en Amérique du Sud entre 1940 et 1945 et dirige brièvement l'Opéra-Comique (dans le cadre de la RTLN) en 1945-1946 et en 1949 il débute à l'Opéra de Paris. Serviteur fidèle de la musique française de son temps, Albert Wolff a assumé la création de vingt-deux ouvrages aux États-Unis.

Carrière[modifier | modifier le code]

Créations[modifier | modifier le code]

Lyrique
Ballet
Musique symphonique

Répertoire[modifier | modifier le code]

à l'Opéra-Comique

Compositions[modifier | modifier le code]

Opéra
  • Sœur Béatrice (composé en 1911 ; créé à Nice en 1948)
  • Le Marchand de masques (créé à Nice en 1914)
  • L'Oiseau bleu (créé à New York le 27 décembre 1919)
Ballet
  • Le Clochard, d'après un scénario de son fils Pierre Wolff, créé le 10 janvier 1959
Musique symphonique
  • La Randonnée de l'âme défunte, poème symphonique d'après Anatole Le Braz (composé en 1926 ; créé à Paris le 14 mars 1936)
  • Concerto pour flûte (composé en 1943)
  • Symphonie en la, créée aux concerts Pasdeloup en même temps que son Concerto pour flûte le 19 janvier 1947
Divers
  • Requiem pour solistes, chœur et orchestre (composé en 1939 ; créé aux concerts Pasdeloup le 25 mars 1939)
  • Musique de chambre ; œuvres vocales ; musique de film

Discographie[modifier | modifier le code]

Messidor, avec Jane Rolland, Charles Cambon, Louis Rialland, Yvonne Corcke, Lucien Lovano. Orchestre anonyme dirigé par Albert Wolff. Paris, 1948. 2 CD Malibran (www.malibran.com) MR 639.

Madame Butterfly, avec Martha Angelici, Jeannine Collard, Albert Lance, Julien Giovanetti, Jacques Hivert. Orchestre du Théâtre de l'Opéra-Comique dirigé par Albert Wolff, 1958. Disque Pathe Marconi DTXPM 30167.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stéphane Wolff, Un demi-siècle d'Opéra-Comique (1900-1950), éd. André Bonne, Paris, 1953.
  • Stéphane Wolff, « Albert Wolff, doyen de l'Opéra-Comique » in Guilde de Concert et du Disque (3 octobre 1958)
  • Jean-Philippe Mousnier, Albert Wolff - Eugène Bigot, L'Harmattan (2001)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 7/1884/95, date et lieu du décès mentionnés en marge de l’acte (consulté le 6 janvier 2013)
  2. François Zimmer, La partition oubliée revit aux Eparges, Vosges Matin, 9 novembre 2018

Liens externes[modifier | modifier le code]