Alain Le Yaouanc

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Alain Le Yaouanc
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Alain Le Yaouanc et Gérard Huber, vernissage de l'exposition La Pierre d'Angle, lithographies, le 27 février 1975. Photo Claude Gaspari

Naissance
Nom de naissance
Alain Le Yaouanc
Nationalité
Activité
Mouvement

Alain Le Yaouanc, né le à Alençon, est un artiste-peintre, dessinateur, sculpteur, poète, écrivain, collagiste, illustrateur, peintre de décors de théâtre. Lié au surréalisme par ses collages, ses poèmes-objets et ses écrits et par l'application de celui-ci à l'architecture.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le Yaouanc séjourne pour la première fois aux États-Unis en 1956, à l'école Harmon Hall à York Harbour, dans le Maine : c'est à cette époque qu'il exécute ses premiers dessins et peintures. En 1957, premières expositions : à New Britain (Side Walk Art Show), au Mattatuck Museum à Waterbury, Connecticut, et à la Galerie Prigent à Rouen, en novembre de la même année. En 1958, il suit des cours à l'Art Students League of New York (il y obtient le deuxième prix avec d'autres étudiants pour la représentation du Déjeuner des Canotiers, d'Édouard Manet, en tableau vivant) et installe son premier atelier au n°8 avenue d'Amsterdam.

Il s'installe à Paris en 1965, réalise ses premiers collages. Rencontre André Breton et Alejandro Jodorowsky. Participation au Festival de la Libre Expression au Centre culturel américain (happening Le Yaouanc et Jodorowski le 24 mai 1965). Fait la connaissance de Patrick Waldberg en 1967 qui le présente à Aimé Maeght et participe l'année suivante à L'Art Vivant 1965-1968 à la Fondation Maeght, Saint-Paul-de-Vence, ainsi qu'à l'exposition Les Trésors du Surréalisme à Knokke-le-Zoute en Belgique.

Il participe dès lors à de nombreuses expositions collectives dont : 1971 : exposition Agora 1 organisée par la Galerie Maeght à Strasbourg ; exposition de lithographies et de gravures Grandes Éditions Originales Illustrées, Galerie Maeght, Paris ; 1972[1], L'Estampe et le Surréalisme au XXe siècle organisée par Vision Nouvelle ; Art sans Frontières, Isy Brachot, Bruxelles ; 5e Biennale de l'Art, Ibiza ; 1973 : exposition itinérante Surréalisme encore et toujours organisée par Patrick Waldberg en Italie ; 1974 : exposition organisée par la Galerie Maeght au Centre international des expositions, Téhéran ; Vème Foire Internationale de l'Affiche, Varsovie ; 1975 : présenté par Jean Selz, participe à l'exposition itinérante de peintures contemporaines en Extrême-Orient, organisée par l'Association Française d'Action Artistique ; 1978 : Maîtres du XXe siècle, Galerie Odermatt, Paris ; exposition collective au Château de Vascœuil avec les artistes Michèle Van Hout le Beau et Michèle Forgeois ; 1980 : European Trends in Modern Art. One Hundred Paintings, Pierre Cardin, New York.

Il commence ses travaux architecturaux monumentaux en 1981 et expose, dans le cadre du Festival français à Abou Dhabi, une grande marqueterie de marbre ; 1982 : Cabinet Idéal d'un Amateur, 93e Salon des indépendants, Grand Palais, organisé par Pierre Cardin ; Aragon et son siècle de peintre, La Courneuve ; 1984 : réalise de nombreuses expositions destinées aux mosaïques de marbre et expose deux marqueteries monumentales à Art Expo, Dallas, et à la Texas Society of Architects en 1985, présenté par la Revue du XXe siècle ; nombreuses autres expositions de groupe en France et à l'étranger.

Ses deux premières expositions à la Galerie Maeght en 1969 et 1970 le font rencontrer Alain Bosquet et Louis Aragon[2] qui publie son premier texte sur Le Yaouanc dans Les Lettres françaises en 1971. Parmi les nombreuses expositions personnelles : Palais des Arts et de la Culture de Brest, exposition d'huiles sur toile, du 2 février au 19 mars 1973 ; 1976 : Centre International de Réflexions sur le Futur, fondation Claude Nicolas Ledoux, Arc-et-Senans ; Galerie Carmen Martinez, Paris ; 1979 : FIAC (Foire Internationale d'Art Contemporain), présenté par la Galerie Carmen Martinez ; Centre International de Rencontres Sophia-Antipolis, Valbonne ; 1981 : invité d'honneur au Salon de Rouen, au Musée des beaux-arts ; 1984 : Maison de la Culture, Metz, peintures collages, lithographies, exposition organisée par Monsieur Léon Banas, directeur, et présentée par Lionel Ray ; 1992 : Galerie Pastor Gismondi à Monaco ; 1994 : exposition pour l'inauguration de la Fondation Elsa Triolet-Louis Aragon[3], Saint-Arnoult-en-Yvelines ; 1996 : Université de Poitiers ; rétrospective, Château de Saint-Ouen[4].

Il réalise en 1973 les décors du ballet de Roland Petit, La Rose malade, inspiré par William Blake, livret de Jean Ristat. Il publie plusieurs albums de lithographies, dont : Magnificat (1977) avec des poèmes de Guillevic, Le Chemin de ronde (1977) avec une préface de Louis Aragon et un de ses textes, Stone Upon Stone (1977) sur un texte de Louis Aragon[5]. À la demande de l'UNESCO, il réalise en 1985 une affiche pour l'exposition Mémoires des Rues, mémoire du monde[6] au profit du Patrimoine mondial. En 1988, il travaille sur plusieurs projets de timbres-poste. Il réalise une affiche pour l'IRCAM en 1991.

En 1998, Le Yaouanc expose de façon permanente une œuvre architecturale monumentale en marbre (4,50 m × 7 m) au Futuroscope de Poitiers, acquisition du conseil général de la Vienne pour l'université de Poitiers. En 1999, participation à l'exposition Petites Baies et Grandes Fenêtres à la Galerie d'Art du conseil général des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence. Présent en 2000 à la Fundacion BBK FUNDAZIAO à Bilbao, Leihoa Arteam - La ventana en el Arte.

Le Yaouanc a séjourné à de nombreuses reprises au Liban. Présent au salon Simaa 2000, One man show Alain Le Yaouanc, il expose également ses œuvres récentes (collages, dessins, gouaches, huiles) au Musée Sursock de Beyrouth. Son travail architectural sur le marbre y est apprécié et une œuvre monumentale en marbre intitulée "L'Unité" (4,20 m × 4,20 m) est inaugurée au palais de Baabda le 20 novembre 2000 par le président Émile Lahoud. Alain Le Yaouanc est décoré à cette occasion du Mérite national Libanais.

2001, exposition Acte sud à Aix-en-Provence, Galerie d'Art du conseil général des Bouches-du-Rhône, sur le thème du bouquet. En décembre 2001, exposition à Paris à l'occasion du Carré Rive Droite, Galerie Jean Louis Danant, Œuvres récentes, 1996 - 2001. Exposition à Beyrouth, Galerie Claude Andraos, sous le Haut Patronage de son Excellence M. Ghassan Salamé, ministre de la Culture[7]. Participation au Sommet de la Francophonie, à Beyrouth. À cette occasion, publication du texte inédit de Louis Aragon, « La Petite Phrase » Alain Le Yaouanc - Louis Aragon, préface de Jacques Leenhardt[8], par la Banque de la Méditerranée. Le texte est présenté dans la foulée au Salon du livre de Beyrouth.

D'avril à septembre 2010, Alain Le Yaouanc participe à une exposition de groupe intitulée « Aragon et l'art moderne » qui se tient au musée de la Poste à Paris. Trois de ses œuvres sont présentées (deux collages et une lithographie). Cette exposition regroupait un panel des peintres les plus importants du XXe siècle, tels que Max Ernst, Picabia, Matisse, Picasso, Marcel Duchamp, Arp, Braque ou Man Ray[9].

En février 2016, lors de la biennale de Marrakech (Maroc), il réalise une exposition de certaines œuvres de jeunesse[10].

Plusieurs articles de presse ont été consacrés à une saisie contestée de l'atelier d'Alain Le Yaouanc en 1999 (vente à Drouot les 20 et 22 juillet 1999) au titre desquels Le Figaro, L'Humanité et Marianne.

Indépendamment de la peinture à l'huile, du dessin et des différents modes d'expressions classiques, Alain Le Yaouanc affectionne tout particulièrement l'assemblage et la technique du collage qui évoque celle pratiquée par Max Ernst dans les années trente. Depuis 25 ans, Le Yaouanc travaille sur l'Encyclopédie métaphysique, une suite de collages réunissant aujourd'hui de nombreuses œuvres et un important texte de sa main. Il s'agit, selon le précepte recueilli de Lautréamont par les surréalistes, de faire se rencontrer ce qui ne l'aurai jamais pu. Ses assemblages insolites, à base de découpages dans des gravures du XVIIIe siècle ou des planches d'architecture, se singularisent par l'introduction d'éléments géométriques, carré, cercle..., qu'il organise avec rigueur. Parfois, des objets récupérés au gré du hasard sont détournés de leur destin et viennent s'insérer dans ces compositions éclatées dont Louis Aragon a écrit : « Il a poussé le collage, c'est-à-dire l'emploi d'une figure (comme on dit en grammaire), jusqu'aux confins de la sculpture. »[11]


Autres références biographiques[modifier | modifier le code]

  • Bénézit : notice biographique Alain Le Yaouanc, éd. Gründ, 1999 (2006 pour l'édition anglophone)

Galerie[modifier | modifier le code]

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Musées et collections publiques[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paris Normandie n°4075 du vendredi 15 novembre 1957, Le Yaouanc et Jean Rouquier à la Galerie Prigent, par Bernard Nebout, Rouen
  • L'Arte Moderna n°56, vol. 7, La Diffusione della Metafisica e la sua influenza sul Surrealismo, par Patrick Waldberg, page 80, Frateli Fabri Editeur, Milan 1966
  • Preuves n°202, décembre 1967, Giorgio de Chirico : les jouets du Prince, par Patrick Waldberg, chapitre le Surréalisme, page 33
  • Schatten van het Surrealisme - Trésors du Surréalisme, par Patrick Waldberg, Knokke-le-Zoutte, Albert Plage, Casino Communal, XXIe Festival Belge, de juin à septembre 1968, au catalogue Le Pays d'Ailleurs n°76, André de Rache éditeur, Bruxelles
  • Les Lettres françaises n°1250 du 25 septembre au 1er octobre 1968, Jeune peinture millésime 1969, par Catherine Millet, exposition Le Yaouanc à la Galerie Maeght, Paris
  • Derrière le Miroir, n°176, février 1969, première exposition Le Yaouanc à la Galerie Maeght, présentation par Patrick Waldberg (premier texte important sur Alain Le Yaouanc), Maeght Editeur, Paris
  • Combat, 7 février 1969, Découvrons Alain Le Yaouanc, par Alain Bosquet, sur l'exposition à la Galerie Maeght, Paris
  • Derrière le Miroir n°189, décembre 1970, exposition Le Yaouanc à la Galerie Maeght, texte Le Chemin de Ronde par Alain Le Yaouanc, Maeght Editeur, Paris
  • Revue du XXe siècle n°36, juin 1971, Panorama 71, les grandes expositions en France et à l'étranger, L'engagement corporel de Le Yaouanc par Patrick Waldberg, pages 92, 93, 95, 96, 97 et 98 (même texte que la présentation du Derrière Le Miroir n°176 Maeght Éditeur). Cahiers d'Art publiés sous la direction de G. di San Lazzaro, Paris
  • La Gazette Littéraire, 24-25 juin 1972, Douze ans de technique, où l'art est-il affaire de progrès, par Alain Bosquet
  • Revue 2000, Revue de l'Aménagement du Territoire, n°23, 3e trimestre 1972, couverture sur les Grands aménagements mondiaux, et page 36
  • Catalogue Ballets de Marseille, Le Yaouanc réalise les maquettes des décors pour la Rose Malade, 1973
  • Le Yaouanc, lithographies, La Pierre d'Angle, 1975, préface de Gérard Huber, texte Pierre sur Pierre, Louis Aragon, également traduit en langue anglaise par Simon Watson Taylor
  • Catalogue de l'exposition à la Fondation Claude-Nicolas Ledoux à Arc-et-Senans, texte de Iannis Xenakis, Arc-et-Senans 1976
  • Les Demeures d'Hypnos, "Alain Le Yaouanc, portrait d'un jeune homme en artiste", par Patrick Waldberg, pages 478 à 487, Éditions de la Différence, Paris 1976 (même texte que la présentation du Derrière Le Miroir n°176 Maeght Éditeur)
  • Stone Upon Stone, texte de Louis Aragon intitulé Pierre sur Pierre, écrit en 1975, illustré de 10 lithographies originales, tiré à 114 exemplaires sur grand Vélin d'Arches, typographie Fecquet-Baudier, Cavaliero Fine Art Editeur, New York 1977
  • Carmen Martinez, Magnificat, Eugène Guillevic, Alain Le Yaouanc, Paris 1977
  • Métal hurlant n°32, août 1978, À tout berzingue page 54, exposition au Château de Vascœuil
  • Carmen Martinez, Le Yaouanc Aragon, Coédition Carmen Martinez et La Pierre d'Angle, Paris 1979
  • European Trends in Modern Art, One hundred Paintings, catalogue de l'exposition organisée par André Parinaud et Hugues-Alexandre Tartaut à New York sous le haut patronage de Pierre Cardin, New York 1980
  • Association culturelle de la Faculté des lettres et des langues de l’Université de Poitiers, Le dessin est une mémoire : autour de l’œuvre graphique de Le Yaouanc par Lionel Ray, Éditions de la Licorne, Poitiers 1996
  • Cahier d'Art Italia, "Alain Le Yaouanc, Leggeri come oggetti", pages 42 à 59, Rome, juin 1996
  • L'Humanité du samedi 7 décembre 1996, Le Yaouanc ou « le pas d’après » par Lionel Ray, rétrospective d'Alain Le Yaouanc au Château de Saint-Ouen, Paris
  • Angelo Capasso, Alain Le Yaouanc, L'ascesa dei Giganti, Rome mai 1998
  • La Licorne, revue de langue et littérature françaises de l’université de Poitiers, couverture du n°57 de juin 2001, collage "NY finira dans l'eau" (1999)[12]. Article de Dominique Mocond'Huy Alain Le Yaouanc et ses « Collages prémonitoires »
  • Banque de la Méditerranée, La Petite Phrase, Alain Le Yaouanc - Louis Aragon, Dergham éditeur, Beyrouth 2001
  • Le Monde des Livres édition Proche-Orient du vendredi 2 novembre 2001, Spécial Salon du livre, du disque et du multimedia de Beyrouth, annonce de La Petite Phrase page 28
  • L'Hebdo Magazine du vendredi 2 novembre 2001, Alain Le Yaouanc, Architecte du futur, article consacré à l'exposition Le Yaouanc à la galerie Compagnie des Arts, à Beyrouth, en novembre 2001
  • Club Cigare n°16, Les vistas d'Alain Le Yaouanc, par Yves Belaubre, pages 72–75, hiver 2001
  • Prestige n°104, People, Alain Le Yaouanc : l'œuvre prémonitoire d'un visionnaire chanté par Aragon, entretien par Nathalie Chamoun, pages 142-145, janvier 2002
  • Cigare et Sensation n°4, Art : Alain Le Yaouanc rêve ses boîtes à cigares, par André Brunel, photos Vincent Mallet, pages 62–63, septembre 2006
  • 5 rue Charlemagne... Ariettes Soties et Billevesées à l'usage des sourds et des malentendants illustrées par Alain Le Yaouanc, par Philippe Deblaise, Philippica Editions, Paris, octobre 2008
  • Le Magazine Littéraire n°496, pages 9 et 10, article de Laura El Makki Aragon et «le monde des reflets», avril 2010
  • Le Magazine des Arts n°3, pages 82–89, article de Mathieu François du Bertrand, Alain Le Yaouanc, le ténébreux, juillet 2012

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]