Agnès de Montbéliard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Agnès de Chalon.
Agnès de Montbéliard
Biographie
Décès
Vers Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Fratrie
Othenin de Montbéliard
Jeanne de Bourgogne (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfants
Étienne de Montfaucon
Louis de Montfaucon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Agnès de Montbéliard était la fille aînée de Renaud de Bourgogne, comte de Montbéliard, et de Guillemette de Neufchâtel, décédée vers 1377. Héritière du comté de Montbéliard, elle épousa Henri de Montfaucon, qui devint de ce fait comte de Montbéliard, le 24 avril 1320. Le couple eut trois fils.

Henri de Montfaucon succéda au comté de Montbéliard du chef de sa femme, Agnès de Montbéliard, par un traité de partage de la succession d'Othenin de Montbéliard en 1332.

Biographie[modifier | modifier le code]

Principale héritière du comté de Montbéliard, Agnès fut invitée par le roi Jean II de France, dit Jean le Bon, en 1350 et 1352, à venir avec les autres barons du duché de Bourgogne servir contre les Anglais lors de la guerre de Cent Ans. Les hommes d'armes présents au combat possédant les plus grands fiefs, et ceux que dirigeait le comte de Montbéliard furent les plus nombreux, sous la bannière de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne et quatrième fils de Jean le Bon[1]. Henri comte de Montbéliard reçut des appointements, comme les autres vassaux de la Franche-Comté, pour avoir servi vaillamment dans les armées de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne[2].

Le comté de Montbéliard fut très éprouvé par une succession de malheurs. Une première fois, il fut ravagé en 1349 par la peste noire, puis engagé par la guerre de Cent Ans et par une guerre qui dura plus de trente ans : le conflit entre deux baronnies, les barons comtois, partisans d'Agnès de Montbéliard d'un côté, et de Louis de Neufchâtel de l'autre, se disputant la suzeraineté du val de Morteau depuis le partage de l'immense succession des Montfaucon.

La devise du comté de Montbéliard était : « Dieu seul est mon appui ».

La rivalité entre Louis de Neufchâtel et Henri de Montfaucon[modifier | modifier le code]

Les domaines de Jeanne de Montfaucon avaient apporté en dot, au comte Louis de Neufchâtel, les terres du prieuré de Morteau, le val de Vennes, le Chatelneuf de Vuillafans, les seigneuries de Veral et de Bouclans, le château d'Aigremont et la moitié indivisible de la terre de Réaumont avec cinquante gentilshommes dans la haute Bourgogne.

Les terres seigneuriales de la Marche, de Braicho et de Longchamps, situées de l'autre côté de la Saône dans le bailliage d'Auxonne, étaient entremêlées avec celles de Girard de Montfaucon et Henri de Montbéliard (oncles paternels de Jeanne).

Louis Ier de Neuchâtel, comte après le décès de son père Rodolphe V en mars 1343, devint le vassal du sire de Montfaucon. Henri de Montfaucon fit saisir une partie de ses biens hérités, pour défaut d'hommage, et ordonna la construction du château de Réaumont sur la seigneurie de Valengin et Marteau, ce qui était un affront pour le comte Louis de Neuchâtel. Le conflit entre les deux familles venait de commencer...

Descendants[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Annuaire historique - Société de l'histoire de France 1855.
  2. Archives de la chambre des comptes à Dijon - 1360

Annexe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1839 : Mémoires et documents inédits pour servir à l'histoire de la Franche-Comté de l’académie de Besançon
  • 1857 : Recherches historiques sur les acquisitions des sires de Montfaucon - De Frédéric de Gingins-La-Sarra
  • Daniel Seigneur, Le Roman d'une principauté, éd. Cêtre, Besançon