Adalbert Stifter

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Adalbert Stifter
Description de l'image Adalbert_Stifter.jpg.
Naissance
Oberplan, en Bohême
Décès (à 62 ans)
Linz, par suicide
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Allemand
Mouvement Biedermeier

Adalbert Stifter (né le à Oberplan, en Bohême, et mort le à Linz), est un écrivain, peintre et pédagogue autrichien.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

La maison où naquit Adalbert Stifter à Oberplan

Adalbert Stifter est né en 1805 à Oberplan (Horni Plana), en Bohême méridionale.

Kremsmünster vers 1823-25, peinture d'Adalbert Stifter quand il y était élève.

L'année suivante de la mort accidentelle de son père en 1817, il commence ses études à l'abbaye bénédictine de Kremsmünster. Il entre en 1824 à l'Université, à Vienne.

En 1827, il s'éprend de Fanny Greipl, mais les parents de la jeune fille s'opposent au mariage de leur fille avec « un étudiant sans fortune et apparemment sans avenir... »[1]. En 1832, Stifter rencontre Amalia Mohaupt, qu'il épouse en 1837.

Stifter est d'abord partagé entre la peinture et la littérature.

La publication de sa première nouvelle Der Kondor va le rendre tout de suite célèbre.

Il vit alors de sa plume et en donnant des leçons particulières.

Maison d'Adalbert Stifter à Linz

C'est en en 1841 que paraît Die Mappe meines Urgrossvaters (Les Cartons de mon arrière-grand-père).

Il est nommé Inspecteur des écoles primaires de Haute-Autriche en 1850.

Pierres multicolores (Bunte Steine) paraît en 1852. L'arrière saison (Der Nachsommer) considéré comme son chef d'œuvre paraît en 1857.

En 1865, Stifter prend sa retraite. Gravement malade, il meurt à Linz en 1868, après s'être tranché la gorge[2].

Approche d'un écrivain du Biedermeier[modifier | modifier le code]

Grand admirateur de Johann Wolfgang von Goethe, Adalbert Stifter s'imprègne de son style pour forger un néo-classicisme allemand d'une grande pureté, devenant ainsi l'une des figures de proue du Biedermeier.

Accueil ambivalent au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Nietzsche, Thomas Mann, Franz Kafka, Robert Walser mais aussi Hermann Hesse étaient tous de grands admirateurs de Stifter.

Adalbert Stifter L'arrière-saison (Der Nachsommer, 1857)

Selon Michel Foucault, c'est lui qui aurait écrit le plus beau livre de la langue allemande : L'Arrière-saison. Georges Leroux, qui rapporte ce jugement de Foucault, commente: « C'est un roman d'apprentissage dans lequel on ne trouve aucune menace, aucun risque, aucune trace du mal, uniquement l'accompagnement rempli d'amour du père pour le fils et la dévotion du fils pour le père » [3].

Thomas Bernhard détestait Stifter, il trouvait que c'était « un bavard insupportable », au « style négligé »: « La prose de Stifter, qui est réputée précise et concise, est en réalité vague, impuissante et irresponsable, et d'une sentimentalité petite-bourgeoise et d'une lourdeur petite-bourgeoise »[4].

Œuvres[modifier | modifier le code]

(fr)

  • Le sentier forestier et autres nouvelles, 2014, Éditeur : Les Belles Lettres; Collection : Bibliothèque allemande, (ISBN 2251830103) Contient de nouvelles traductions de deux nouvelles déjà traduites en français (Le sentier forestier et Le cachet), et Le sapin aux inscriptions
  • L'homme sans postérité, 2011, Éditions Phébus, Collection : Libretto, (ISBN 2752905750)
    Frontispice (de Ludwig Richter) pour le 2e volume de Bunte Steine, 1853.
  • L'Arrière-saison, 2000, Gallimard, Collection : Hors série Littérature, (ISBN 2070750825)
  • Les Grands Bois, 2013, Gallimard, Collection : L'Imaginaire, (ISBN 2070143287)
  • Le vieux garçon, 2014, Éditions Sillage, (ISBN 979-1091896214), nouvelle traduction de L'homme sans postérité
  • Le cachet, 2012, CIRCE, (ISBN 2842423224)
  • Fleurs des champs, 2008, CIRCE, (ISBN 2842422309)
  • Dans la forêt de Bavière, 2010, Premières Pierres, (ISBN 2913534090)
  • Descendances, 1996, Éditions Jacqueline Chambon, Collection : Métro, (ISBN 2877111482)
  • Les deux sœurs, 2006, Éditeur : CIRCE, Collection : poche, (ISBN 2842422147)
  • Pierres multicolores, N° 1 : Cristal de roche, Éditions Jacqueline Chambon, (ISBN 2877110060)
  • Tourmaline.Pierres multicolores, N° 2, 1988, Éditions Jacqueline Chambon, Collection : Métro, (ISBN 2877110486)
  • Les Cartons de mon arrière-grand-père, Tr. de l'allemand par Élisabeth de Franceschi, Nîmes, 1989, Éditions Jacqueline Chambon, (ISBN 2877110222)
  • Le Condor, 1998, Éditions Jacqueline Chambon, (ISBN 2877111490)
  • Le village de la lande, 1994, Éditions Jacqueline Chambon, Collection : Métro, (ISBN 2877111067)
  • Le château des fous, 1978, Aubier, collection bilingue, (ISBN 2-7007-0124-0)
  • Brigitta, 2015, Cambourakis (ISBN 978-2-36624-158-7)

(de)

  • Julius (1827-29, publié en 1950)
  • Der Kondor (Le condor, 1840)
  • Das Haidedorf (Le village de la lande, 1840)
  • Feldblumen (Fleurs des champs, 1840)
  • Die Mappe meines Urgrossvaters (Les cartons de mon arrière-grand-père, 1841, première version)
  • Der Hochwald (Les grands bois, 1841)
  • Die Narrenburg (Le château des fous, 1842)
  • Abdias (1843)
  • Wirkungen eines weissen Mantels (Conséquences d'un manteau blanc, 1843, repris dans "Bunte Steine" sous le titre Bergmilch)
  • Brigitta (1843)
  • Das alte Siegel (Le vieux cachet, 1844)
  • Studien I (1844) comportant :
    • la Préface
    • Der Kondor
    • Feldblumen
    • Das Haidedorf
  • Studien II (1844) comportant :
    • Der Hochwald
    • Die Narrenburg
  • Der Hagestolz (L'Homme sans postérité ou Le vieux garçon, 1844)
  • Der Waldsteig (Le sentier forestier, 1845)
  • Der Heilige Abend (La veillée sainte, 1845, repris dans "Bunte Steine" sous le titre Bergkristall)
  • Die Schwestern (Les deux sœurs, 1845)
  • Der beschriebene Tännling (Le sapin aux inscriptions, 1845)
  • Der Waldgänger (Le promeneur de la forêt, 1846)
  • Studien III (1847) comportant :
    • Die Mappe meines Urgrossvaters (deuxième version)
  • Studien IV (1844) comportant :
    • Abdias
    • Das alte Siegel
    • Brigitta
  • Prokopus (1843)
  • Der arme Wohltäter (Le pauvre bienfaiteur, 1847, repris dans "Bunte Steine" sous le titre Kalkstein)
  • Die Pechbrenner (Le brûleur de poix, 1848, repris dans "Bunte Steine" sous le titre Granit)
  • Studien V (1850) comportant :
    • Der Hagestolz
    • Der Waldsteig
  • Studien VI (1850) comportant :
    • Zwei Schwestern
    • Der beschriebene Tännling
  • Der Pförtner im Herrenhause (Le portier de la maison de maître, 1851, repris dans "Bunte Steine" sous le titre Turmalin)
Feuille manuscrite de Kalkstein (Calcaire).
  • Bunte Steine (2 vols., Roches multicolores, 1853)
    • Préface
    • Granit (Granite)
    • Kalkstein (Calcaire)
    • Turmalin (Tourmaline)
    • Berkristall (Cristal de roche)
    • Katzensilber (Mica blanc)
    • Bergmilch (Lait de roche)
  • Der Nachsommer (L'Été de la Saint-Martin ou L'Arrière-saison, 1857)
  • Die Nachkommenschaften (La descendance, 1863)
  • Witiko (1865-1867)
  • Der Waldbrunnen (La fontaine de la forêt, 1866)
  • Der Kuss von Sentze (Le baiser de Sentze, 1866)
  • Die Mappe meines Urgrossvaters (Les Cartons de mon arrière-grand-père, 1867, dernière version, inachevée, publiée en 1947)
  • Aus dem bairischen Walde (Dans la forêt de Bavière, 1868)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Claudio Magris, dans Danube, cité sur le site francophone d'Adalbert Stifter, visité le 6 octobre 2017: [1].
  2. Source des éléments biographiques indiqués: Claudio Magris dans Danube, sur le site francophone d'Adalbert Stifter, visité le 6 octobre 2017: [2].
  3. Georges Leroux rapporte ce jugement de Michel Foucault dans Entretiens, propos rapportés par Christian Nadeau, in Georges Leroux, Entretiens, Boréal, Montréal, 2017, p. 349.
  4. Thomas Bernhard, Maîtres anciens, éd. "Folio", 1985, p. 62

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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